Tranche de vie

Fierté parentale

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Nos enfants, on les aime.

Nous assumons d’ailleurs à peu près très bien les petites et grandes hontes qu’ils nous infligent parfois involontairement en public.
Comme la fois ou Petit Quark s’est retourné dans la file d’attente du supermarché et a demandé très sérieusement (et très fort!) au monsieur derrière nous s’il avait un zizi…
Ou lors d’un trajet mémorable en bus où sa couche a débordé (et ce n’était pas que du pipi) et où il a régurgité simultanément l’intégralité de son goûter dans le porte-bébé. Il faisait 40 degrés, il a hurlé non-stop durant les 25 minutes du trajet, et moi je suis sortie sous le regard meurtrier apitoyé des passagers en faisant « floc floc pliiitch »… le contenu du porte-bébé ayant lentement imprégné mon tee-shirt, puis mon jean, puis mes chaussures… Je vous fais grâce des odeurs.
Et je ne parle même pas de la dernière fois où, arrivés à l’église (forcément en retard), il s’est mis à hurler « NAAAN! Pas la messe, pas la messe!! » à peine la porte franchie… et que, bien sûr, c’était PILE au moment où l’assemblée était silencieuse et recueillie…

Nous savons prendre l’air détaché quand nous nous faisons surprendre à faire un truc vaguement dégueu, ou légèrement limite en tant que parent. Pour tout vous dire, pas plus tard qu’hier, mes voisins sont arrivés alors que j’étais en train de poser Bébé Gluon sur le sol du hall de l’immeuble, afin d’avoir mes deux mains libres pour replier la poussette…. Il y a eu un gros blanc… En même temps je comprends, trouver un bébé de six mois allongé sous les boites aux lettres ça peut interloquer.

Bref, même si cela est inhérent à la vie de parents, nous avons tous nos lots de petits moments de gène à assumer!

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Perles de RH·Working Mum

Vis ma vie de RH #1

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J’inaugure ici une rubrique quelque peu différente de mes bavardages habituels sur ma vie de maman.

Comme vous le savez -ou non- je suis une maman qui travaille.
Sans rentrer dans les détails, disons que je suis dans le secteur des Ressources-Humaines, depuis maintenant presque 7 ans. (ne grincez pas des dents… j’ai l’habitude qu’on ne nous aime guère, mais promis, je ne licencie mords pas souvent…) J’ai été stagiaire, apprentie, et après avoir un peu papillonné dans différentes entreprises, je suis maintenant responsable d’une équipe depuis 4 ans. Beaucoup d’administratif, un peu de langue de bois diplomatie, une bonne partie consacrée au recrutement, un zeste de relation avec les organisations syndicales… je m’ennuie rarement!

Ainsi, si cela vous intéresse, je compte partager de temps à autre avec vous quelques moments particulièrement rigolo de ma vie de RH… 😊
Je précise quand même, que, confidentialité oblige, j’ai pris soin de modifier tout élément qui permettrait d’identifier les personnes ou candidats concernés.

On commence tout doux avec ce petit échange que j’ai eu avec une candidate que je recevais l’autre jour dans le cadre d’une mobilité interne:

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Tranche de vie

Six mois

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23h57: tu as six mois.

Six mois déjà,  six mois seulement.

Six mois déjà même si pour le moment, tu as passé plus de temps dans mon ventre que dans le monde.

Six mois seulement et déjà deux petites dents sur tes gencives.

Six mois tout ronds et l’émerveillement de te découvrir tellement différente de ton frère,  tellement unique, tellement… toi.

Bien sûr que j’ai des souhaits, des espoirs pour toi… quel parent n’en a pas?
Que tu sois heureuse, que tu sois toujours en sécurité, aimée, entourée.
Que tu deviennes une adulte libre, qui saura poser de vrais choix et les faire respecter.
Des espoirs aussi.
Que tu deviennes quelqu’un de bien, que tu saches être forte et douce.
Que tu accepte de t’appuyer sur tes erreurs pour viser toujours plus haut, duc in altum, mais les deux pieds sur terre.

Quelle que soit la voie que tu choisiras ma chérie, je t’aimerai.  Il n’y a pas de « si » à cet amour. Pas de clause d’annulation, ni de condition suspensive.
Tu peux compter sur moi, pour les petits bobos d’aujourd’hui (satanées dents!), pour les défis de demain, pour la vie d’après demain.

Si ton frère est celui qui m’a fait devenir maman, tu es celle qui m’a fait comprendre que l’amour ne se fractionne mais se multiplie avec les enfants à aimer. Venant d’une famille nombreuse je le savais déjà bien assez, mais tu me le fait vivre. Tous les jours.

Le monde va déjà mieux depuis que tu es là.

Je ne suis pas une mauvaise mère mais...·Tranche de vie

Ces trucs vaguement dégoutants que font tous les parents

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Nous avons tous nos standards personnels en matière d’hygiène, notre propre seuil de tolérance à la saleté. Et pourvu que cela se situe à un degré acceptable entre la maniaquerie obsessionnelle et le laisser aller le plus total, ma foi… chacun fait bien comme il l’entend dans sa vie.

Pour ma part, au quotidien, je ne suis pas une maniaque de la propreté : je supporte aisément quelques moutons de poussière, la corbeille de linge qui déborde ne m’émeut pas plus que cela (elle en a vu d’autres, la pauvre!), et mes enfants prennent le bain un jour sur deux. Un jour sur trois même, les fois où j’ai la flemme le planning familial est trop serré. A côté de ça, ils ont normalement toujours quelque chose de repassé propre et sec à enfiler, je me lave systématiquement les mains en sortant des toilettes, et je prends une douche par jour. Bref, question propreté, je me considère comme étant à peu près dans la moyenne.

Et pourtant, lorsque je fais certaines choses avec mes enfants, je sais que je vais immanquablement récolter quelques regards dégoûtés de la part de mon entourage…

Voici donc une petite liste, non exhaustive, de ces trucs vaguement dégoûtants que tous les parents font. Enfin je crois…. Enfin rassurez-moi : vous aussi vous faites certains des six trucs suivants ?

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Working Mum

« Juste » un rhume…

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Cette semaine j’avais besoin de voir une collègue pour lui poser des questions sur un dossier. Ne la trouvant pas dans son bureau, j’ai demandé à la secrétaire de son service où elle se trouvait.

  • Chez elle, sa fille est malade
  • Oh flûte, rien de grave j’espère ?
  •  Non, non… c’est « juste » un rhume

Ton condescendant et levage de yeux au ciel de circonstance pour montrer que, clairement, elle abuse cette minette. Non mais c’est vrai quoi, c’est « juste » un rhume… prendre un jour enfant malade pour soigner sa fille de quelques mois pour ça, c’est clairement  too much.
Ok… toi, Secrétaire Blasée, tu n’as pas d’enfants.
Inutile de te poser la question, je le sais. Tu n’en as d’ailleurs même pas dans ton entourage proche, sinon tu n’aurais jamais osé dire que c’est « juste » un rhume, en agitant tes petits doigts manucurés pour matérialiser les guillemets…

Comme cette petite remarque m’a turlupiné toute une journée, et que aujourd’hui moi aussi j’étais coincée à la maison avec un bébé « juste » enrhumé, j’ai décidé d’essayer de répondre à la question suivante : Pourquoi le rhume est une véritable petite apocalypse domestique, et pourquoi on ne peut pas « juste » dire que c’est « juste » un rhume en sous entendant que c’est trois fois rien… Ou alors, si, on peut, mais faudra pas s’étonner des réactions épidermiques que cela peut susciter chez les parents aux alentours…

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