Allaitement et grossesse

Survivre enceinte dans les transports en commun

Maman BCBG blog - survivre enceinte transports communJe vais vous avouer quelque chose : en tant que maman et blogueuse, je n’ai pas vraiment de domaine d’expertise qui me soit propre. Ni de thème où ma parole vaut argument d’autorité et où mes conseils sont uniques et extraordinaires (et croyez bien que je le regrette) (sinon je maîtrise à fond les techniques de recrutement et les tableaux de suivi sur excel, mais c’est quand même vachement moins rigolo à raconter sur un blog)

Soyons honnêtes, je suis un peu la maman next-door, la multipare lambda, la blogueuse du dimanche…  je pourrais être votre voisine, votre cousine, votre collègue ou même votre maman la maman de la crèche que vous croisez en train de raser les murs parce que sa fille a encore castagné et mordu toute sa section cette semaine…
Un peu féministe, un peu classique, un peu bienveillante, un peu sévère, un peu parentalité approximative, un peu à la va-comme je te pousse, un peu comme je peux, un peu mon neveu… mais jamais à 100% ! (c’est fatiguant)
Cependant, s’il y a bien un sujet que je maîtrise depuis presque quinze ans, où je suis totalement confiante en mes capacités et où je gère un maximum… ce sont les méthodes que j’ai développées pour survivre dans les transports en communs !
Et je dirais même plus, les méthodes pour survivre enceinte dans ces transports.

Pensez donc…
Deux grossesses avec un boulot à plein temps.
Cela représente un total de plus de 14 mois à prendre les transports avec des nausées, un ventre de baleine et/ou des bouffées de chaleur. À raison de deux heures par jour (minimum), cinq jours par semaine cela représente environ 680 heures passées à tenter de ne pas tourner de l’œil au beau milieu d’une rame de RER bondée. Inutile de vous dire que si j’avais passé ces heures-là à apprendre à piloter un avion, ou le japonais, je serai déjà pilote de ligne ! (et bilingue) (enfin peut-être)

C’est pourquoi aujourd’hui, je partage avec vous mes trucs et astuces pour cet exercice digne des survival horror les plus hardcore : prendre les transports en commun enceinte (et survivre) (à peu près)

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la préparation psychique :

Tous les grands athlètes vous le diront : le mental, le mental, le mental ! (que ceux qui pensent à un fromage quittent immédiatement ce blog) (sauf si vous avez ri, alors restez je vous aime !)
Etre enceinte, prendre les transports et travailler sont des situations qui, prises individuellement sont fatigantes. Alors, les trois cumulées, inutile de vous dire que ça peut-être bien rockn’roll !

Réussir à réaliser, matin et soir, cet enchaînement pousse très vite à comprendre que c’est une course de fond. Il va falloir dès le début de la matinée se mettre en mode économie d’énergie. Le but étant d’arriver à finir sa journée pas complètement sur les rotules (et de finir sa grossesse pas complètement épuisée)

Donc tout d’abord : on se débarrasse de la fausse culpabilité.
Vous êtes enceinte, pas malade c’est vrai. Mais vous ne serez pas au top de votre forme, il ne faut pas s’illusionner. Et cet état est une parenthèse qui va vous demander des efforts et qui va en demander à la société qui vous entoure, ou vous emploie.
Vous avez le droit d’être fatiguée.
Vous avez le droit de demander des aménagements d’horaires si votre convention collective ou votre statut vous le permet. Parfois, il vaut mieux profiter de son « heure de grossesse » quotidiennement et ne pas être arrêté toutes les deux semaines car vous n’en pouvez plus.
Personnellement, d’un point de vue RH (et donc cynique), je préfère une collaboratrice qui sera peut-être présente moins longtemps sur une journée, mais qui ne sera pas arrêté pour épuisement, ou parce qu’il y a un risque d’accouchement prématuré plusieurs semaines avant la date de début de son congé maternité. Oh et d’un point de vue humain, je préfère aussi tiens ! 😉
Vous êtes légitime lorsque vous demandez à étudier les possibilités concernant une ou deux journées de télétravail par semaine. Tous les postes et les entreprises ne le permettent pas, mais osez au moins poser la question… avoir conscience de ses limites physiques, anticiper sa charge de fatigue, c’est faire preuve de maturité professionnelle, ce n’est pas un caprice, ni une faiblesse. Travaillez, dans la mesure du possible, à des solutions avec votre hiérarchie pour que tout se passe au mieux, et pour vous, et pour eux 🙂 (même si je sais que malheureusement, c’est bien plus facile à dire qu’à faire dans certains boulots)
Enfin, on ne joue pas les héroïnes… La tête qui tourne, des contractions ? Allez voir votre médecin. Une grève ? Rebroussez chemin, posez une journée de congé.  Je me suis déja retrouvée enceinte de six mois, écrasée contre un strapontin pendant 45 minutes durant une journée de grève et j’ai bien cru que mon bébé allait naître dans le RER et en deux dimensions…. je déconseille fortement ce genre d’expérience !

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Réussir à s’asseoir :

Afin d’économiser au mieux ses ressources énergétiques, il existe une méthode incontournable et  obligatoire sur le long terme : faire ses trajets assise. Cela implique donc naturellement de :

Demander une place assise

Oui, demander.
Pas attendre que quelqu’un remarque votre joli bidon et vous propose spontanément son siège.
Déjà parce que votre ventre ne se voit pas forcément beaucoup (et pour peu que l’on soit en hiver, cela ne se voit peut-être même pas du tout sous votre manteau). Ou alors, les gens ne sont pas bien sûrs que vous soyez enceinte et la peur de proposer par erreur une place à une femme qui aurait juste une petite crise d’aérophagie en paralysera plus d’un.
Ensuite, parce que tout le monde aujourd’hui a son nez plongé dans son bouquin ou son téléphone.
Je serai la première à proposer ma place assise à quelqu’un qui en aurait besoin (mon côté boy scout) mais franchement, je loupe déjà parfois mon arrêt, absorbée que je suis par mon smartphone. Alors vérifier à chaque station si une femme enceinte vient de monter dans ma rame, je ne le fais pas.
Et 98% des gens non plus.
Vous pouvez trouver ça dommage, mais c’est une réalité.
Les gens ne sont pas forcement méchants ou égoïstes (même s’il y en a) mais tout simplement peu attentifs, distraits ou pas bien surs de pouvoir vous ranger dans la catégorie femme enceinte.
Donc n’attendez pas que l’on vous propose spontanément une place, vous seriez déçues, et je pense, vite frustrées et désespérées du genre humain !

Quand êtes-vous légitime pour demander une place ?

Dès le premier jour où vous savez que vous êtes enceinte.
Oui oui, même si vous venez de recevoir les résultats du labo il y a cinq minutes sur votre portable.
Pourquoi ?
On pense à tort que le seul le poids du bébé fatigue la future maman. Alors oui, avoir un ventre de la circonférence de Jupiter et qui pèse presque autant, c’est très fatigant. Mais la fatigue l’épuisement des premiers mois est trop souvent sous-estimé. C’est vrai que c’est assez paradoxal : votre enfant est gros comme une graine de sésame, mais (déjà) toute votre énergie est littéralement aspirée par ce petit bout d’être humain.
Personnellement, enceinte de ma fille de quelques semaines à peine, je m’écroulais endormie sur le tapis de jeu de mon fils tous les soirs… j’étais même plus fatiguée en début de grossesse qu’à la fin…
Alors, pas de culpabilisation ! Vous êtes enceinte, même de quelques heures : vous êtes légitime pour demander une place, si vous en ressentez le besoin bien sûr 🙂
Et dès le début de votre trajet ! Rien ne sert d’attendre de ne plus en pouvoir ou d’être au bord de l’évanouissement pour implorer un siège : qui veut aller loin ménage sa monture (et là c’est vous la monture)
De toute manière soyez pragmatique : absolument toutes les personnes de votre rame de RER ou de votre métro préféreront vous laisser leur place plutôt que de se taper un « malaise voyageur » qui les bloqueraient en gare de longues minutes 😉

Comment demander une place ?

Bon, je vais être très honnête avec vous : demander une place n’est pas agréable.
On a l’impression de quémander, d’être faible, d’embêter le monde… et… d’aller un peu à l’encontre d’une bonne partie de notre éducation (ne pas déranger, prendre sur soi, ne pas réclamer…) Mais gardez à l’esprit que vous demandez ça, parce que votre enfant a besoin d’une maman le plus en forme possible et parce que c’est le propre des sociétés humaines de prendre soin de ses membres, de faire des efforts envers ceux qui en ont besoin. Et aujourd’hui c’est vous qui en avez besoin.
Et puis flûte, hein, vous rendez déjà un fier service à la société en choisissant d’élever un futur petit contribuable, non ? 😉

Le plus simple est de ne pas tourner autour du pot et pour les plus timides d’entre nous, d’apprendre une petite phrase par cœur… cela évite d’avoir un blanc et de bredouiller lamentablement au milieu de sa tirade.
Pour ma part, je disais toujours la même formule : « Bonjour. Je suis enceinte, est-ce-que quelqu’un aurait la gentillesse de me céder sa place ? » cela me rassurait de savoir quoi dire et cela m’aidait à oser demander.
Trouvez une formule courte et polie, à accompagner idéalement d’un sourire. Car être légitime à demander quelque chose ne veux pas dire exiger 😉

Ne pas oublier aussi de « cibler » les personnes à qui on s’adresse.
Inutile de parler à la cantonade, personne ne se sentira concerné. Approchez vous des places assises et adressez-vous directement aux personnes. Parlez le plus clairement et fort possible, histoire de ne pas avoir à répéter trois fois.
Une fois que quelqu’un se sera gentiment levé, le remercier. Chaleureusement. Même si cette personne soupire et fais la tronche.
Bah oui, elle a le droit de ne pas trouver cela agréable de devoir passer de longues minutes debout, alors que pour UNE fois elle avait réussi à avoir une place assise. C’est un vrai effort auquel elle consent, pour vous…
Alors on sourit, on remercie « pour de vrai » (comprendre, on ne marmonne pas un « merci » à la parisienne, qui veut plus souvent dire « connard ! » que « merci monsieur, c’est vraiment très gentil »), et … si on est croyante, une petite prière, une dizaine de chapelet pour cette personne dans son fort intérieur? Pourquoi pas ?  😉

Que faire si quelqu’un refuse de céder sa place ?

C’est, je crois, la peur qui me paralysait le plus lorsque je demandais à m’asseoir : que quelqu’un refuse. (Ce qui en soit est assez bizarre comme crainte… mais je suis sûre que je ne suis pas la seule à me faire une montagne de cela, non ?)
Cependant pour vous rassurer et à l’aune de mon expérience : cela n’arrive quasiment jamais (les gens sont gentils en fait !) Sur les centaines de fois où j’ai demandé une place assise, je n’ai souvenir que de trois refus (dont un qui émanait d’une femme enceinte à qui j’avais eu la maladresse de demander si je pouvais m’asseoir… quand je vous dis qu’un ventre ne se voit pas toujours !!)

Mais c’est vrai, on peut quand même tomber sur un goujat (ou une goujatte !)

Le type ou la minette qui te regarde les yeux dans les yeux et qui te répond juste « non » en se fichant de toicela arrive…
Et peut-être même que, les hormones aidant, cela vous fera pleurer.
Et après ? Le sale type, la salle bonne femme, c’est eux. Pas vous.
Soit vous vous sentez d’aller au clash en mode « Puis-je vous demander pourquoi vous ne pouvez pas céder votre place à une femme enceinte ? » (qui sait peut-être qu’ils répondront qu’ils sont invalides de guerre, ont trois enfants sur les genoux et qu’ils ont plus de 80 ans, auquel cas, vous pourrez dire que désolée, vous n’aviez pas vu)
Soit vous vous protégez et vous vous adressez à quelqu’un d’autre, vous allez un peu plus loin reposer la même question.
Faites en fonction de votre ressenti, de vos force, de votre envie d’en découdre, ou de votre besoin de calme.
De toute manière ne vous faites aucune illusion : toutes les personnes qui auront assisté à la scène seront en train de fusiller du regard le malotru, voire seront en train de lui expliquer la vie alors…
Lorsque cela m’est arrivé, une jeune femme à côté du sale type en question s’est spontanément levé et j’ai pu m’asseoir avant que cela ne tourne au vinaigre. J’en ai profité très mesquinement pour faire semblant tout le long du trajet d’avoir des hauts le cœur et d’être à deux doigts de vomir sur mon charmant voisin… je crois qu’il a bien regretté son incivisme 😉 (et moi je me suis bien marrée) (bon ce n’était pas très charitable à vrai dire) (mais c’était drôle)
(je précise que dans ce cas là, j’étais vraiment face à un petit malin qui se fichait ouvertement de moi, pas en face de quelqu’un qui pour une raison ou une n’autre n’aurait pas pu se lever)

Il y a aussi le type qui te regarde et qui marmonne un « c’est trop facile… » en mode « rien ne me prouve que vous êtes enceinte, vous pourriez dire cela uniquement pour avoir une place assise »
J’avoue que lorsque cela m’est arrivé, j’ai un peu buggé… je l’ai regardé et j’ai demandé  bêtement qu’est ce qui était « trop facile » ?
 » De dire que vous êtes enceinte… c’est trop facile… »
Les bras m’en sont tombés.
Mais pour une fois, j’ai eu la répartie du siècle (sur le coup hein, pas deux jours plus tard comme cela m’arrive d’habitude) alors je vous livre ma réplique, que vous avez le droit de réutiliser si un jour vous êtes face à ce genre d’individu (faudra juste indiquer un copyright ©Maman BCBG à la fin, s’tout ! 😉 )

« Ah ben écoutez, vous avez un test de grossesse sur vous ? Donnez-le-moi, je me ferai une joie de faire pipi dessus pour vous prouver que je suis enceinte ! Non ? Vous n’en avez pas ? Quel dommaaaaage… vous voilà obligé de me croire sur parole… »

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La préparation matérielle :

Pour finir, la partie matérielle de la survie dans les transports enceinte…

Tout sportif de haut niveau ou personne évoluant en milieu hostile le savent : un bon équipement peut vous sauver la vie, ou en tout cas, vous aider à économiser au maximum votre précieuse énergie (oui je regarde Man vs Wild, pourquoi ?)

Enceinte, votre énergie est limitée, il faudra donc se débarrasser de tout poids superflu tout en prévoyant le minimum vital à savoir :

Des vêtements adaptés :

La chaleur est votre ennemie. Prévoyez d’utiliser la technique de l’oignon avec plusieurs couches à ajouter ou enlever en fonction de la température et de votre thermostat interne qui, hormones aidant, n’en a absolument rien à carrer de la température réelle. Oui, il est tout à fait possible de finir en débardeur dans un métro en plein mois de février (c’est du vécu…) ou de grelotter en plein mois d’août (merci la clim)

Une barrière anti odeurs :

Je ne vous apprends rien, les femmes enceintes ont très souvent un odorat sur-développé. Je ne vous apprends rien non plus en vous disant que dans les transports, certains usagers ont un sens de l’hygiène quant à eux sous-développé… la solution idéale est une écharpe ou un foulard dans lequel rentrer le cou et le nez en cas de désagréments olfactifs… personnellement, j’y rajoutais quelques gouttes de parfum ou d’huile essentielle pour me faire une petite bulle odorante 🙂

Une solution de… secours :

Les nausées ont été  une vraie épreuve durant mes grossesses : H24 et sept jours sur sept durant les quatre premiers mois… l’impression de vivre une gastro géante et ininterrompue et dans les transports, plus d’une fois j’ai eu peur de ne pas pouvoir me retenir… Alors, pour éviter le scénario catastrophe de devoir rendre le contenu de mon estomac public j’avais pris l’habitude d’avoir toujours dans ma besace un ou deux sacs plastiques…  Cette astuce ne m’a au final jamais servie, mais plus d’une fois elle m’a tranquillisé lorsque j’avais des hauts le cœur… au pire du pire je me disais que je n’étais pas obligée de me servir de mon sac à main !

Des vivres :

N’oubliez pas une petite bouteille d’eau et un petit paquet de gâteau (apéritifs si, comme moi, le sucré vous écœure)
Une crise d’hypoglycémie étant si vite arrivée, je ne saurais trop vous conseiller d’avoir toujours sous la main de quoi reprendre des forces ! 😉 Et puis les nausées sont pires le ventre vide…

 

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Voilà un petit peu les considérations et astuces que je partage avec vous, fruits d’une (trop) longue expérience de mes mois de grossesse où je travaillais à une heure de transports en commun de chez moi.
Cet article vous semblera peut-être un poil revendicatif. Mais je pense sincèrement que, la société et le monde du travail n’étant pas toujours très à l’écoute des futures mères, il y a quelque chose de presque militant à formuler et faire entendre nos demandes.
Demander une place assise, des horaires aménagés, des possibilités de télétravail… ce n’est pas agréable en soi, même si ce sont des demandes légitimes. On préférerait bien sûr que spontanément on nous propose ce dont nous avons naturellement besoin « dans notre état »… mais… le monde ne fonctionne pas ainsi.

Alors, poliment, gentiment mais de manière tenace et sans culpabiliser, osez demander 🙂

Et bonne survie en environnement hostile !

 

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Et vous ? Avez-vous déjà pris les transports en commun enceinte ? Est-ce-que vous aussi vous avez du mal à demander une place assise ? Êtes-vous déjà tombée sur des goujats ?

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82 réflexions au sujet de « Survivre enceinte dans les transports en commun »

  1. C’est génial comme article! Je me suis toujours demandée comment faisait les femmes enceintes dans les transports! N’ayant, pour le moment, eu aucun Alien dans mon ventre, je ne savais pas ce que c’est de vivre une journée d’une femme enceinte!
    Merci ! Et c’est si bien écrit ! 🙂
    Bonne journée à toi!

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  2. Je plussoie TOUT ! Comme je m’étais préparée au type qui t’accuse de ne pas être enceinte, j’avais toujours sur moi la petite photo qu’on te donne à l’écho et une copie de mon certificat de grossesse… Jamais eu à les utiliser en revanche, enceinte de jumeaux au printemps et menue à la base ça s’est vu très vite.
    Je n’ai jamais eu aucun scrupule à demander de place non plus, peut-être parce que ayant toujours fait ma scoute aussi (sans l’être) ça me paraît juste normal.

    La seule remarque déplacée à laquelle j’ai eu droit (mais quelle remarque !) fut « c’est pas moi qui vous ai mise enceinte »… Je partage également la réplique dont je suis fière comme au premier jour « non, mais c’est quand même sur vous que je vomirai si je suis malade et ne peux pas sortir mon sachet ». Le goujat n’a pas insisté !!!

    Et je tiens à souligner la gentillesse des Parisiens : quand j’étais visiblement mal, et même lors de mes trois vomis dans le métro (fin du fond du gouffre de la dignité et de l’haleine), j’ai toujours eu des gens pour s’arrêter spontanément et me proposer un mouchoir, de l’eau, de l’aide, ou juste un petit « Bon courage » gratuit. Qu’ils en soient remerciés.

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    1. Merci beaucoup de partager ici ta superbe, magnifique réplique !!! (Mais quel goujat le type qui a osé te sortir ça !!)
      Idem que toi : je me lève sans hésiter quand je vois quelqu’un qui en a besoin, alors je n’ai jamais trop culpabilisé de demander lorsque c’est moi qui en avait besoin 🙂

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  3. Je n’ai pas le problème du transport en commun comme j’habite en province, ici c’est 1h de voiture et c’est nettement plus agréable (pour moi pas pour bébé). Dans le même type c’est les caisses de magasins ou je n’ai jamais osé demander à passer malgré mon article unique à la main et ma bassine pour les « cas de vomis » dans mon sac à main… Enceinte n’est pas une maladie, ça m’a toujours fait rire ça, ici je n’ai jamais été autant malade qu’enceinte, un peu comme un rejet du genre un intrus est en train de vous bouffer de l’intérieur ! Un gros chapeau à tous les bidons ronds dans les transports en commun et si ça doit m’arriver un jour je tenterai ta phrase qui me semble pas mal du tout.

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  4. tu es mon héroïne ! je n’ai personnellement aucune répartie face aux incivilités que je peux subir…enfin si, mais deux heures plus tard.
    Les grossesses et les transports ont été difficile. Mais c’est vrai qu’en général, quand le doute n’est pas permis, une grande majorité de personnes propose leur place. Mais pour moi, cela a presque toujours été….des femmes.
    Les hommes, eux se cachent bien souvent derrière un journal, un livre, prenne soudain l’air très concentré, très inspiré par ce qu’ils font. Un jour j’en ai même vu faire semblant de dormir quand une femme enceinte est rentrée dans la rame. Ce jour là, bien sûr c’est moi qui ai cédé ma place….

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    1. Ah j’avoue que j’étais très fière de trouver les mots sur le moment et pas des heures, ou des jours plus tard comme d’habitude !
      C’est vrai que, même si j’accorde le bénéfice du doute très facilement, j’ai déjà vu des ninja du regard en mode « nonononon je ne vous ai pas vu » qui donnent envie d’aller avoir des nausées à proximité… 😉

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  5. Merci pour cet article mine de rien il me fais réaliser à quel point je fus bête de ne pas oser demander, pas dans les transports (car je ne les prend pas) mais aux queue des supermarché, salle d’attente…et je crois que j’ai du me ramasser de sacrées paires de goujat ! Du gars qui te court devant aux caisses pour vite te passer devant, d’une queue infini chez kiabi ou tout le monde me voit, je croise leur regard et là, tout le monde tête baissé  »je vous vois donc je laisse personne passer » bref une horreur, en plus j’ai eu une grossesse difficile, donc certes tu n’es pas censé être malade, juste enceinte, mais dans mon cas c’était plutôt « maladie » et quand des gens te sortent ça sous prétexte que tu as osé demander à part pleurer (vive les hormones) tu te dis « quel monde de merde et individualiste ».
    Mais j’en retire un côté positif, désormais je fais toujours attention aux gens qui m’entourent, si les personnes sont enceintes, malades, très âgés ou handicapée et je cède constamment ma place ! Avant j’avais tendance à être du genre, je fais pas gaffe, si je vois je cède, mais je fais pas attention.
    En gros je fais ce que j’aurais aimé qu’on me fasse et bizarrement ça me soigne de ce trauma de me faire « fustiger » dans mon état de baleinier échoué sur une plage hahaha

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    1. Ce n’est vraiment pas évident ni « naturel » de demander 😦 C’est vrai que moi, les pires goujats que j’ai eu finalement c’était plus dans les caisses que dans les transports…. en tout cas bravo d’avoir réussi à en tirer du positif !

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  6. Super article, tu peux te reconvertir dans le coaching de femme enceinte ! Moi j’ai toujours plus ou moins demandé, mais souvent un nombril proéminent sous la tronche de ceux qui regardait « sans voir » aidait pas mal les personnes à se bouger (ou du moins leurs voisins). Cela dit, il y a quand même de nombreux cas où les gens sont spontanément gentils. Ce qui change drastiquement quand la bestiole est née et parquée dans un tank à roulettes de 3m2 !!! Prochain article : survivre en société quand on a un bébé 😀 ! (Et qu’il sent bon. Qu’il est silencieux. Qu’il ne prend pas la moitié du bus dans sa poussette de compet. Et qu’il n’est pas en crise de gastro-entérite avancée engoncé dans un porte bébé).

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  7. Quelle plume ! Tu es vraiment douée pour l’exercice !!! Je me revois tellement, en débardeur en plein hiver, en train de bouffer 3 twist au milieu de la foule pour éviter le malaise vagal :). Sinon, je peux l »avouer maintenant, on m’a toujours laissé une place dans le métro jusqu’à 18 mois post-partum … ben ouais, des jumeaux ça laisse des traces niveau tour de bide. Evidemment, je sautais sur l’occasion à chaque fois 🙂

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    1. Oh merci !! 🙂
      Ahahha les minettes en débardeur en hiver, je ne regarde même pas leur ventre pour savoir qu’elles sont enceintes… 😉 Moi je mangeais des curly ou des 3D, les gens nous regardent un peu comme des folles dans ces moments là…

      Et bien joué pour les 18 mois de rab 😉 (il faut faire feu de toute compensation !)

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  8. moi c’est un contrôleur sncf qui m’a fit le coup du « c’est trop facile »….m’étais sentie trop bête. Il y avait une grève, je vais vers le contrôleur pour lui demander de m’aider à trouver une place assise dans le tgv et il me répond en me regardant de haut en bas avec le petit rire qui va avec « ha oui, vous êtes enceinte vous? ». J’étais enceinte de 3 mois, j’étais épuisée, je faisais 5h de trajet par jour. J’ai pas su lui répondre!

    Du coup après j’osais plus demander des places assises…et j’ai fait de nombreux trajets debout.
    Je me suis même retrouvé un jour à me lever, enceinte de 7 mois (donc ça se voyait) avec ma fille de 3 ans qui était sur mes genoux…une petite vieille m’a insulté en me disait que « quand même l’éducation voudrait que vous laissiez votre ma place assise aux personnes âgées ». Bêtement, je me suis levée. Les hommes autour de moi ont regardé la scène…aucun n’a bougé.

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  9. Magnifique comme d’habitude !
    A savoir pour rajouter à la séance coaching, que dans toute rame il y a quatre places prioritaires pour les personnes handicapées, enceintes, ou accompagnées d’un enfant de moins de 4 ans (et arrêtez-moi si je me trompe, mais je ne crois pas que les vieux fassent partie des personnes prioritaires). Donc priorisez ces places, elles ne pourront pas vous être refusées.

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    1. Merci 🙂
      Oui c’est vrai j’aurai pu rajouter que quitte à « cibler » autant viser directement les places prioritaires dans ces cas là… c’est vrai que parfois je me contentais de demander au premier carré assis qui me tombait sous les yeux mais au moins, aux places prioritaires les gens sont normalement conscients qu’ils sont amenés à céder leur place en cas de besoin…

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  10. Ceux qui refusent de céder leur place ne sont pas forcément tous des goujats : mal de ventre, migraine, problème de santé quelconque etc, tout ne se voit pas forcément non plus… et on est pas obligé de se justifier ni de déballer son carnet de santé devant une foule de gens.
    Quand ça va je me lève spontanément mais j’avoue que lorsque mon problème de santé (invisible) refait surface, surtout après une journée de boulot et que je m’assoie sur une place non prioritaire, ça me soûle qu’on vienne me demander de me lever et je balance juste un non. Je me fiche si j’ai des regards de travers, j’ai ma conscience pour moi.

    Tout ça pour dire qu’il faut que ça marche dans les deux sens : que les gens pensent aux désagréments de la grossesse dans les transports mais que les femmes enceinte ne se pensent pas le nombril du monde non plus 🙂

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    1. Bien sûr que ceux qui ne cèdent pas leur place ne sont pas forcément des goujats… les trois-quart d’ailleurs n’ont juste pas fait attention, d’où l’importance de demander.
      En revanche, balancer juste un « non » à la tête de quelqu’un qui fait la démarche (pas agréable) de demander une place assise, donc qui a priori en a besoin, c’est super violent.
      Sans aller jusqu’à justifier de son état de santé, dire juste « non, désolé je en peux pas » c’est un peu le minimum.
      Ça ne change rien au fait d’avoir sa conscience pour soi, et ça évite de traumatiser quelqu’un qui n’est pas au top de sa forme…

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  11. J’adore ton article. Bien que je n’ai pas eu trop de soucis avec les transports en communs durant ma grossesse (je prenais le bus pour aller au boulot donc moins relou que le métro) mais c’est vrai que je constate que c’est pas forcément évident pour une femme enceinte surtout lorsqu’on habite en région parisienne où la fréquentation des transports en communs est très importante (beaucoup plus qu’à Lyon qui selon moi est beaucoup plus cool à ce niveau-là). Ma collègue de bureau qui est actuellement en congé maternité, prenait le métro pour venir travailler et elle m’avait raconté plusieurs incidents d’incivilité auxquels elle a été confrontée durant sa grossesse et c’est vrai que c’est parfois ardus, surtout comme quand tu le dis ton ventre est quasi inexistant. Sinon je suis pour l’aménagement du temps de travail d’une salariée enceinte, dans mon entreprise actuelle nous pouvons partir une heure plus tôt pour rentrée chez soi mais par contre je sais que le télétravail n’est pas possible dans le métier que j’exerce (enfin pas dans ma société car je sais que certaines structures le permettent pour leurs salariés qui font mon métier). Pour en revenir aux transports, faudrait faire comme au Japon et avoir un badge qui dit que tu es enceinte et que le vilain Monsieur (ou vilaine Madame!) te cède sa place rien qu’en voyant le badge mais bon même si le concept est plutôt sympa, je sais qu’il n’est pas forcément appliqué (eh oui même au Japon tu as des rustres). Moi l’incivilité pour laquelle j’ai été la plus exposé c’est dans les magasins avec les files d’attentes, et là j’avoue que les gens sont vraiment des gros rustres à ce niveau.

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    1. Merci pour ton commentaire… c’est vrai que finalement, les files d’attentes sont limites plus la jungle que les transports, à en lire tous les commentaires des mamans par ici… 😦
      Et pour le télétravail, effectivement, encore du chemin à faire…

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  12. Haha j’adore ton article ! je me sens concerné à 200% en ce moment !!
    Bon personnellement j’ai de la chance, je suis pratiquement en bout de ligne donc j’ai toujours réussi à me trouver une place. Jamais du quémander. Sinon un jour où c’était blindé j’ai eu l’aide de futur papa chevalier qui m’a réservé une place plus tôt dans le trajet, et du coup la dame en face de moi lui a dit bravo et lui a cédé sa place ^^
    J’ai connu pas mal de désagrément et de personnes qui faisaient semblant de ne pas voir lorsque j’avais des béquilles (alors que là, clairement, on ne peux pas mal supposer…). Je m’asseyais dans les escalier… et parfois (mais trop rarement en 2 mois de béquilles) on m’a proposé une place (homme/femme confondus d’ailleurs).
    J’utilise aussi la technique de l’oignon et j’ai TOUJOURS une petite bouteille d’eau et un sachet de fruits secs dans mon sac. Ca m’a souvent sauvé d’ailleurs !
    Dans 3 mois finis les transports quotidiens pour moi !! ce sera trajet en voiture ! youpi !

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    1. Olalla bon courage pour les  » derniers mois et surtout ménage toi en cas de grève…
      Je suis scandalisée par le coup des béquilles… en effet là, pas de mauvaise interprétation possible… !

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  13. Je te remercie pour cet article parce qu’il est pour moi clairement dans la définition de la bienveillance ! J’ai dû prendre le métro pendant toute ma grossesse mais j’étais vraiment en forme. Tant ce que ça allait, je ne cherchait pas les places (je m’en suis préoccupée vers 8 mois seulement). Je suis sûre que tes conseils seront très utiles à certaines maman !
    Pour en venir à ce que je trouve vraiment chouette dans ton article c’est que tu ne descends pas en flèche les autres usagers. On a trop tendance à estimer que « tout le monde fait semblant de ne pas voir ». Je lis beaucoup dans le métro et, même si je m’asseois rarement (plus depuis quelques temps avec un lumbago à force de porter mon fils ! mais malheureusement pour moi c’est invisible…) il m’arrive de ne pas voir ce qui se passe autour tellement je suis absorbée ! A ma grande honte, j’ai même fixé une femme enceinte pendant quelque seconde avant de réaliser que je bloquais un strapontin ! Bref, d’où ton excellent conseil de DE-MAN-DER et de ne pas en vouloir à la terre entière. Le métro est peuplé de gens fatigués, qui ont mal au dos, au ventre, qui sont âgés etc. Espérons que ceux qui n’ont pas réellement besoin de s’asseoir soient sympathiques ! (Maintenant, avec mon petit Miracle en porte-bébé, on me propose presque systématiquement une place… comme quoi, le nombre de personne qui hésite à classer un bidon dans la catégorie « enceinte » doit tout de même être élevé. Bon en même temps, un foetus ne dit pas « BA ! TA ! aheu ? » 😉 )

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    1. Merci pour ton commentaire ! En effet, je pense qu’il faut vraiment partir du principe que dans les taransports, les gens sont vraiment « dans leur bulle » plus que goujats… on lit, on regarde son smartphone, on fait bien attention à ne pas croiser le regard de quelqu’un… mais ce n’est pas forcément une preuve d’égoïsme 🙂
      Comme tu dis, avec mon fils dans le porte bébé (visible ET sonore) je n’ai JAMAIS eu à demander une place, les gens la proposent spontanément 🙂

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    1. Beaucoup d’usager sont vraiment dans leur bulle (moi la première !) d’où l’importance de demander à s’asseoir selon moi…
      Après, les vrais goujats qui restent sont assez carabinés en effet !

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  14. Franchement, je vous admire, celles qui habitent Paris, surtout pendant ce moment si délicat de la grossesse. J’ai adoré ce billet (comme d’habitude 😉 ) et j’ai bien ri. Si un jour me vient l’idée incongrue de revenir en région parisienne, et de faire un 3eme enfant(je ne sais pas quelle idée des deux est la plus incongrue !) je relirai ce billet 🙂

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  15. Merci pour ces conseils qui me rappellent qu’ici en province c’est bien plus facile!! En région parisienne j’avais développé une tactique imparable quand j’étais trop HS (petit bidon et toujours du mal à demander, ET enceinte en hiver…nb ma voisine m’a demandé à qui était ce bebe quand j’ai ramené le cosy de la mater…bref) : j’ouvrais mon manteau, je me caressais le ventre (normal ça tirait) et je feuilletais mon magazine « neuf mois ». En général les gens n’avaient plus aucun doute de tomber sur mes anciens kilos de grossesse et n’hésitaient pas à me proposer une place. Une fois j’ai demandé aussi et le chauffeur m’a engueulé en me disant « on peut pas le deviner! »…bref. Une femme enceinte à Paris est une vraie warrior!! Merci pour ces conseils, j’ai hâte de lire la version : « comment réussir à avoir une place dans la file d’attente rapide Fnac ou Carrefour », — ou comment garder son calme sachant qu’elles sont toujours remplies de gens ni enceintes ni handicapés !!!

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    1. Génial le coup de ta voisine…. ^^’
      La preuve que oui, on peut pas toujours deviner (et que ce n’est pas une raison pour engueuler les gens non mais !)
      C’est vrai que finalement, les caisses, c’est un peu le level hardcore au dessus… 😦

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  16. T’es vraiment au top niveau pour rédiger des guides pratiques 😃 J’adore ! J’ai eu la chance d’avoir des grossesses sans nausées et sans trop de transports. Et on m’a presque toujours laissé la place spontanément… mais c’est vrai qu’il ne faut pas avoir peur de revendiquer la considération due à l’état de femme portant un petit d’homme. Ce que je trouvais plus difficile c’était de doubler tout le monde à la caisse spéciale femmes enceintes/personnes à mobilité réduite dans les magasins quand il y avait 3 km de queue… je n’osais regarder personne… mais j’avoue que c’était bien pratique !

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    1. C’est vrai que, autant les transports c’est assez binaire, autant les caisses c’est bien plus difficile… ok je double, mais le type devant là, il n’a qu’un pack de bière.. je le double aussi ou pas ? Mais c’est bizarre de doubler que la moitié de la file… bref…
      Un jour chez Ikéa je suis allée au caisses prioritaires… il y avait quatre femmes enceintes devant moi ! Bref, difficile de griller là… ! 😀

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  17. Lol le coup où tu as demandé pour t’asseoir… à une femme enceinte ! J’ai eu besoin de prendre les transports en commun pendant ma 1e grossesse et celle-ci, mais jamais dans des bus/trains/métros surbondés et/ou pour de longs trajets, donc j’ai toujours été assise. Sinon pour ma 1e grossesse j’ai eu la chance de pouvoir me déplacer à vélo jusqu’au 8e mois… Mais aujourd’hui il m’arrive fréquemment d’entrer dans un train avec mon fils dans la poussette, et que l’espace réservé aux poussettes soit déjà pris. Dans ce cas, je demande de l’aide pour monter les quelques marches qui mènent à un recoin où y a de la place. Avec les pulls et les doudounes qu’on porte ici je crois pas que les gens voient que je suis enceinte de 5 mois, je dis simplement que c’est trop lourd pour moi (pareil quand j’étais en début de grossesse et où j’avais grave peur de faire une fausse couche), mais si quelqu’un me faisait une remarque je dirais que je suis enceinte.

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  18. Je suis la meuf à qui on a proposé une place lorsque j’avais 28 ans, juste parce que j’avais un haut serré à la poitrine et hyper large juste en dessous (la loose). Du coup, j’ai pas osé avouer que je n’étais pas enceinte mais ai répondu « merci c’est gentil mais ça va aller »… 😉 😉

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  19. Si tu vas à la CAF il te donne une carte de priorité. Moi je l’ai et dans les magasins et les transports je l’utilise sans scrupules. Un mec m’a dit » qui me dit que vous êtes enceinte ? » .je lui ai mis la carte sous le nez…

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  20. Ton post m’a rappelé de bons souvenirs…
    y a aussi le bus peuplé de vieux outrés que tu demandes une place assise ou qui te demandent de te lever car avec ton manteau, forcément on voit pas ton bide…
    J’ai jamais hésité à demander et j’ai eu un seul refus sur 2 grossesses donc les gens sont quand même globalement civilisés

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    1. Après pour avoir fait plusieurs FIV, les femmes en traitement mériteraient aussi une place assise (genre en retour de ponction, avec 25 follicules en moins, les ovaires qui pendouillent comme des cloches et la nausée) et aussi d’autres personnes malades, enfin c’est un autre débat

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    1. Aahahha en vrai ça commence à se calmer, mais Bébé Gluon a eu une période socialement très…agressive… 🙂 maintenant qu’elle commence à parler un peu elle se contente de hurler « NON » d’un air outré en foudroyant ses petits camarades du regard… ^^’
      Les caisses, c’est peut-être encore plus intense que les transports !

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  21. Je te l’ai déjà dit mais cet article est top encore une fois !
    Il ay aurait tellement à dire sur le sujet mais aussi sur le fait d’être enceinte dans les supermarchés.
    Je n’ai pas eu à prendre les transports étant enceinte mais quand je prenais le métro, cela me semble normal de laisser ma place à une femme enceinte comme je le fais pour une personne âgée. Ceci dit dans l’ordre des priorités les personnes âgées arrivent en dernier même à la caisse prioritaire mais très souvent ils ne le conçoivent pas.

    Pour la caisse les deux seules fois où j’ai demandé car limite je faisais un malaise je me suis faite rembarrée. A kiabi il y a un même un homme qui m’a vu me diriger vers la caisse et qui a fait exprès d’aller plus vite pour me passer devant et ensuite m’a ignorée ! Et les gens qui répondent que l’on avait qu’à pas tomber enceinte et que c’est pas une maladie ! Ah ah j’ai envie de rire !

    Bises

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    1. Merci Clarisse !
      Et oui, les caisses, c’est encore pire que les transporst… qu’est ce qui se joue à ce moment là dans la tête des gens, c’est fou ?
      En mode « j’étais là avant dégage grognasse !! »… bref, je suis sûre qu’il y a un truc à analyser de ce côté là… 😦

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  22. Je n’ai jamais osé demander à passer devant aux caisses, mais c’est avec un article comme ça que je me rappelle bien pourquoi avec mon mari nous n’avons jamais voulu venir en région parisienne (ce qui nous aurait pourtant bien simplifié la vie dans un premier temps) !
    Mais tu as bien raison quand tu dis qu’il faut oser demander 🙂

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  23. Je n’ai jamais demandé une place assise (même à terme) après une très mauvaise expérience. J’avais demandé à une autre femme de bien vouloir se décaler pour ne pas me retrouver à la place contre la vitre de la dernière rangée du bus (assez inaccessible dans ce cas de figue). Elle a refusé. Une fois pas deux. Heureusement tout allait bien pour moi jusqu’au dernier jour y compris mon dos ….

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  24. Je n’ai quasi jamais osé demandé la place ! Sauf quand j’étais à deux doigts de faire un malaise… Enceinte de 8 mois et en été (cela se voyait donc allégrement !!), j’attendais à côté d’une place qu’elle se libère. Quand la personne s’est levée, la jeune fille en face de moi (qui avait les yeux sur mon ventre), m’a bousculé pour prendre la place ! C’est la seule fois où j’ai levé la voix… Et elle a trouvé le moyen de raler !

    Bref, les femmes enceintes dans les transports, c’est tout une histoire ! Et je ne parle pas des caisses des supermarchés !

    Bises
    Virginie

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  25. Je suis tellement à la ramasse que je ne sais même plus si j’ai déjà commenté cet article ou non !
    Ah il y en a tellement de choses à dire sur le sujet, surtout ces gens très adorables qui vont te rétorquer que ce n’est pas une maladie et que nous devons assumer notre choix, personne ne nous force à faire de enfants !!

    Je n’ai pas trop vécu les transports enceinte, mais la jungle des supermarchés si par contre et c’est pas mieux !!
    Bises

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