Je ne suis pas une mauvaise mère mais...·Tranche de vie

Le burn out maternel, un an après

Maman BCBG blog - AlpagesIl y a un peu plus d’un an maintenant, je faisais un constat assez difficile à assumer : j’étais au fond du trou.
Je venais de passer la pire année de ma vie et j’avais partagé avec vous ce texte, écrit d’une traite, dans lequel j’essayais de faire le point, et celui ci quelques semaines plus tard.
Manque de sommeil, travail prenant, transports sans fin, sollicitations permanentes des enfants, charge mentale écrasante et l’impression, atroce, que ma vie était devenue une suite ininterrompue de corvées m’avait amené sans que je ne m’en rende compte, au bord du burn out maternel.

La prise de conscience avait d’ailleurs été un peu cruelle.
Lorsque nous avions emménagés dans notre appartement, un an avant la naissance de Bébé Gluon, je me moquais « gentiment » avec Papa-pas-BCBG de nos voisins d’en face. Nous les appelions « les fous qui hurlent sur leurs enfants« . Ça manquait terriblement de charité chrétienne, mais je me sentais tellement… meilleure qu’eux avec mon Petit Quark, enfant unique à l’époque et tellement adorable qui nous faisait des nuits de 12 heures depuis ses trois mois de vie.
Ah, pour sûr, la bienveillance et l’éducation positive n’étaient vraiment pas bien sorcier à appliquer. Ceux du palier d’en face me faisaient donc un peu pitié à brailler comme ils le faisaient. Sans doute n’avaient-ils pas lu Pour une enfance heureuse de Catherine Gueguen ni l’intégralité d’Isabelle Filliozat pour se laisser aller ainsi à de tels hurlements…

Bref, le retour de manivelle a été assez violent vous vous en doutez (la vie aime bien les retours de manivelle) et quelques mois après la naissance de ma fille, j’ai réalisé que j’étais moi aussi en train de devenir une folle qui hurle sur ses enfants et qui en plus se met à pleurer en même temps.
Je vous jure, ça vous apprend l’humilité.
À coups de pelle dans la tronche, mais c’est efficace.

Sans mentir et toute honte bue (parce que oui j’ai un peu honte, j’aimerais tellement ne vous montrer que le petit côté propret et doux de Maman BCBG, mais ce serait mensonger de prétendre que tout va toujours bien) il y a eu des soirs où je me voyais m’enfuir, abandonnant tout le monde pour me payer une chambre d’hôtel, couper mon portable et dormir durant des jours.

Comment peut-on en venir à ressentir de telles bouffées d’agressivité envers les personnes que l’on aime plus que tout et pour qui on serait capable de donner sa vie ? Même encore aujourd’hui cela me dépasse. J’étais dégoûtée de ce que je me voyais devenir et effrayée de ce que je pourrais réellement dire, ou faire, le jour où la colère et l’épuisement auraient fini par saper mes dernières réserve de bon sens et d’amour.

Lorsque j’ai écrit mon article, j’étais au creux de la vague. Je savais qu’il me fallait d’urgence remonter à la surface. J’avais d’ailleurs partagé avec vous les début de pistes que j’identifiais pour améliorer la situation.

Depuis un an donc, certaines choses ont évoluées.
Et ça va mieux.
Beaucoup mieux.

Rien n’est parfait et il m’arrive encore d’être fatiguée ou irritable, mais sans commune mesure avec le tunnel sans fin des douze premiers mois de la vie de ma fille.
Alors… qu’est ce qui a changé ?

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Tout d’abord, les enfants ont grandi.

C’est tout bête, ça ne nous console pas quand on est au fond du trou et qu’on aurait besoin que notre situation s’améliore genre, tout de suite, mais certaines choses deviennent mécaniquement plus simples avec le temps.
Le sommeil d’un enfant de deux ans est plus serein que celui d’un bébé d’un an, même s’il n’est pas encore parfait. La propreté (de jour, hein, mais c’est déjà pas mal) de l’aîné vient soulager le quotidien. Le fait que l’alimentation devienne la même pour toute la famille est plus simple à gérer. Le langage permet de débloquer de plus en plus de crises ou d’éviter des frustrations. Les maladies sont moins fréquentes (la crèche c’est un peu  la sélection naturelle hein, avouons le : si les enfants survivent à la première année, ils en ressortent avec un système immunitaire en béton armé)
Bref, le temps, tout simplement et même si on n’en ressent pas les effets avant des mois, joue en notre faveur… le calme retrouvé, comme l’écrivait une amie blogueuse.

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Nous avons trouvé une jeune fille pour récupérer les enfants à la crèche et à l’école trois soirs par semaine.

Et ça… ça a changé ma vie.
Quel luxe de pouvoir rester au travail pour finir sereinement un dossier, ou de ne pas stresser dans le RER car on sait que nos petits sont tranquillement à la maison avec quelqu’un de confiance…
D’autant plus que lorsque je rentrais vers 19h30, je retrouvais mes deux petits loups douchés, en pyjama et ayant mangé. Il ne me restait plus qu’à profiter du meilleur moment de la journée : jouer avec eux, lire des histoires avant le coucher et… faire des câlins, chose dont je n’avais même plus envie auparavant.
Je me sentais un peu comme un bon père de famille du XIXe siècle, ne rentrant du travail que pour tapoter affectueusement les joues de sa marmaille peignée de frais et nourrie  de bio avant de fumer sa pipe et lire son journal tranquillement une fois celle-ci endormie.
Et c’est juste un gain d’énergie énorme, même si cela a été un choix financier important, qui m’a permis de trouver un équilibre toute cette année dans ma vie de working mum.

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En parlant de boulot, j’ai changé de travail en novembre dernier.

Bon pour être honnête, la prise de poste a été très très très rock’n roll et le rythme est assez intense, même encore maintenant (sérieusement, je n’ai jamais travaillé autant de ma vie, moi la reine des paresseuses !)
Mais ce nouveau travail me plait énormément. Alors, malgré le fait que ce soit parfois épuisant j’ai découvert un truc de fou : lorsque l’on aime ce que l’on fait, l’effort coûte moins. Et c’est du coup beaucoup plus motivant et gratifiant d’investir son temps et son énergie dans la part professionnelle de notre vie.

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Nous avons rééquilibré certaines choses dans notre organisation familiale.

Je ne pouvais pas tout porter. Ce que j’avais fini par ressentir, parfois à tort, parfois à raison. Alors, Papa-pas-BCBG a pris sans rechigner une part plus importante de charge mentale.
Je ne listerais pas ce que chacun fait ou ce dont chacun est responsable, mais j’ai l’impression d’avoir trouvé aujourd’hui un équilibre viable.
Et surtout, dans cette année très intense d’un point de vue professionnel, Papa-pas-BCBG a été d’un soutien sans faille. Je ne l’ai jamais entendu râler lorsque je partais en déplacement ou en formation, ou lorsque j’ai eu plusieurs fois besoin que ce soit lui qui récupère les enfants ou libère la baby-sitter, même si c’était à mon tour de le faire.
Bien sûr quelques esprits chagrins trouveraient que cela est tout à fait normal, que je fais la même chose pour lui et qu’il ne fait pas là quelque chose de plus extraordinaire que ce que font les femmes pour leurs maris depuis des générations.
Peut-être que oui. Ou pas. Je m’en fiche comme de l’an 40, moi ce que je retiens c’est que j’ai un équipier de vie, un partenaire sur lequel je peux compter, qui assure mes arrières et ne doute pas une seule seconde de ma valeur professionnelle. Et qui me le dit. Et qui donne de sa personne pour me faciliter la vie, sans considérer aucun sujet comme ne dépendant pas d’emblée de son champ de compétence.
Ça va vous paraître très cucul la praline, mais je crois que je suis retombée amoureuse de lui cette année.

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Je suis devenue égoïste… et je ne culpabilise pas !

Non pas que j’étais l’incarnation de la générosité auparavant (navrée si je ruine des espoirs), mais j’ai appris que cela n’était pas bon de tirer sur la corde plus que de raison. Personne ne me donnera de médaille car j’aurai tout sacrifié pour mes enfants, ou que j’aurai encaissé durant des semaines la fatigue en prenant tout sur moi.
Et c’est ok.
C’est aussi à moi de prendre soin de moi.

Je suis un membre de cette famille au même titre que les autres et mes besoins n’ont pas à systématiquement passer après ceux de mon mari ou même de mes enfants. Tout est une question d’équilibre.
Désolée si cela choque, mais parfois c’est « moi d’abord« . Certains soirs lorsque Papa-pas-BCBG rentre du travail, à peine son manteau enlevé je file aussitôt me blottir dans un bon bain avec mon téléphone chargé à bloc et je ne m’occupe ni du dîner, ni du coucher des enfants, ni de notre dîner à nous.
Ou alors je vais me poser au café à côté de la maison, devant un chocolat chaud ou un thé en attendant qu’il soit l’heure de libérer la baby sitter. Oui, c’est vrai que je pourrais rentrer plus tôt. Mais je m’accorde le luxe d’une demi-heure à surfer sur internet, à rédiger un article ou à bouquiner un petit peu. Et truc de fou…. vu le bien que cela me fait, je ne culpabilise même pas.

Du temps pour moi, pour ce que j’aime, afin d’être capable de passer du temps avec ceux que j’aime.

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Voilà un peu le bilan de cette nouvelle année écoulée. Beaucoup plus de positif donc que dans l’édition précédente. Mes parents ont également été d’une grande aide en accueillant régulièrement leurs petits enfants pour les vacances.
Cela étant, ce sont des observations personnelles, un petit inventaire de ce qui m’a aidée, moi, à aller mieux ces derniers mois, en étant bien consciente de la chance que j’ai eu d’avoir pu faire certains choix financiers et compter sur certains soutiens.
N’y voyez aucune prétention de ma part d’indiquer aux mamans qui seraient dans le même cas ce qu’elles devraient faire.
Je n’ai à vrai dire, plus beaucoup de prétention sur ce que devraient faire ou ne pas faire les autres mamans 😉
Juste… prenez soin de vous les filles, vraiment.

Bienveillance bien ordonnée commence par soi-même.

*** *** ***

PS : Le soutien que j’ai rencontré sur le blog en partageant mes états d’âme avec vous a également beaucoup aidé à me sentir mieux. Encore merci pour avoir permis que je ne me sente ni seule ni nulle face à ce que je traversais. Vraiment, merci.

PPS : Si vous aussi êtes au bord du burn out, complètement dedans ou si vous ne savez plus bien où vous en êtes, je vous invite à visiter le blog de Turbulette ou Gigoteuse. Elle parle un peu plus en détail que moi de cette période, pas obligatoire dans une vie de parent, mais qui finalement touche beaucoup plus de mamans qu’on ne le pense.

Maman BCBG blog - Bilan - Le burn out maternel

76 réflexions au sujet de « Le burn out maternel, un an après »

  1. Tellement bien écrit, ce billet. J’ai adoré : ‘Je me sentais un peu comme un bon père de famille du XIXe siècle, ne rentrant du travail que pour tapoter affectueusement les joues de sa marmaille peignée de frais et nourrie de bio avant de fumer sa pipe et lire son journal tranquillement une fois celle-ci endormie’.
    Pas de grands-parents ? Ils peuvent être d’un grand secours.
    Nos filles sont nées en 85 et 89. Les grands parents étaient loin, mon mari partait souvent à l’étranger. C’était la galère. J’ai pris un mi-temps. Pourquoi moi ? Parce que mon mari gagnait le double que moi. Mais pas une seule fois, j’ai eu l’impression d’un ‘sacrifice’. J’ai accompagné mes filles, le mi-temps est redevenu un 3/4 temps, puis un temps plein plus tard.
    Nos filles vivent à 10 mn de la maison. L’année dernière, rupture conventionnelle, ma boite a été rachetée. Un bébé est né en octobre chez notre deuxième fille. C’est un grand plaisir pour moi de m’occuper d’Inès de temps en temps.
    L’année prochaine, mon mari prendra sa retraite. Nous prendrons le relais de temps en temps car nous savons qu’une journée sans enfants, une soirée à 2, c’est un pur bonheur.

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    1. Merci pour les compliments !
      Malheureusement, mes parents habitent loin, mes beaux-parents également…donc pour les vacances on peut arriver à s’organiser, en revanche pour le quotidien, on est en solo avec mon mari 🙂
      L’année précédente j’avais pris un 80%, et je gardais les enfants le vendredi… mais j’avoue que je suis moins fatiguée en étant repassé à 100%, avec de l’aide trois soirs par semaine 😉
      En tout cas c’est adorable de votre part de vous rendre disponible pour vos enfants et petits enfants !!

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  2. Bienveillance bien ordonnée commence par soi-même ! Voilà qui résume tout !!! Nous sommes toutes passées par cette période « honteuse » où nous hurlions sur nos enfants et leur disions des choses horribles ! L’essentiel est comment nous avons dépassé tout çà, avons posé nos propres limites et nous sommes améliorées et reprises en mains ! Tout le monde je crois se reconnaît dans ton article mais il y a une chose qui nous fait tenir et une chose qui n’a pas changé depuis le départ : l’amour pour nos enfants ! Bravo ma belle !

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    1. Merci beaucoup pour ton commentaire. oui c’est vrai que je n’en ai pas tellement parlé car ça me semblait si évident… toutes ces épreuves n’enlèvent pas l’amour qu’on porte à nos enfants (d’ailleurs si on ne les aimais pas on s’en ficherait un peu de ne pas être de bonnes mères donc paradoxalement, ce serait surement moins stressant…)
      Et nous avons toutes nos moments de faiblesse en effet 🙂

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  3. Je me reconnais bien dans ta description de la jeune primipare naïve et navrée pour ces pauvres parents qui ont l’air dépassés mais n’ont certainement rien compris à l’éducation, regardez c’est facile quand même, il a presque 2 ans et jamais un mot plus haut que l’autre m’enfin …
    Même à la naissance du second, j’ai trouvé ça plus facile que ce que l’on m’annonçait. Et puis les deux ont grandit, le terrible two est arrivé à retardement, en même temps que les nuits hachés du second, que le déménagement, que l’entrée à l’école … et ça a été une petite claque ! Je te rejoins sur l’égoïsme nécessaire mais tellement difficile à assumer ! De mon côté j’ai la chance d’avoir un partenaire ultra présent (parfois même trop !), c’est une aide précieuse.
    Cela dit je pense qu’il est important de démythifier la maternité, moi qui n’ai plus ma maman pour me rassurer sur ces passages à vide; j’ai en plus gardé l’image de la mère parfaite qu’elle était, de son discours qui en général se limitait à « non, non; ils étaient très mignon ça n’a jamais été difficile… ». Mon père ne se souvenant pas de grand chose, il m’a fallu du temps -et c’est encore difficile parfois- pour réaliser et accepter que cela n’avait certainement pas dû être facile tous les jours pour elle non plus. Bref, ton article est d’utilité publique; merci !!

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    1. Merci Virgignii… C’est vrai que ce n’est parfois pas facile de se positionner en fonction de ce qu’on imagine que nos mamans on vécu… surtout j’imagine quand elles ne sont plus là pour nous avouer, que pour elles non plus, ce n’était pas toujours si facile… 😦
      Mes tantes m’ont pas mal aidé à relativiser de mon côté…elles ont toutes eu au moins 3 ou 4 enfants et j’avais l’impression que ça avait été si simple pour elles… en discutant un peu, elles m’ont dit que le tunnel de 18h-20h était vraiment dur à vivre, qu’aujourd’hui elles ne sauraient pas si elles pourraient avoir autant d’enfants… et que ce n’était pas facile d’être maman !
      Alors, je en connais pas ta maman, mais j’imagine que pour elle non plus ça n’a pas toujours du être de tout repos ! Même si je pense que le temps nous fait oublier un peu ces périodes 🙂

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  4. Un très beau bilan. Je suis encore dans cette période très difficile, se qui me soulage depuis un mois a été la reprise du travail même si ce n’est que quelques jours pour ce mois ci car juste des jours de remplacements, le fait que ma fille aille chez la nounou et que mon fils soit a l’école toute la journée me soulage un peu de mon quotidien même si les cris ne sont jamais loin car mon fils qui a 4 ans a encore beaucoup de mal avec les frustations et les colères ne sont jamais loin quand on ose lui dire non. Du côté de ma fille elle est en plein terrible two mais plus mesuré que son frère. J’espère pouvoir bientot faire un bilan aussi bon que le tiens dans un futur proche. Merci pour ton article

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    1. Je comprends tellement : la fatigue du travail n’est vraiment pas la même que la fatigue d’être à la maison… au moins au boulot on peut aller aux toilettes tranquilles et boire du café chaud 🙂
      Si cela peut te rassurer mon fils de quatre ans et demi a encore du mal avec la frustration… je pense que jusqu’à l’âge de raison, c’est quand même difficile pour eux.
      Le terrible two s’annonce aussi un peu plus mesuré pour Bébé Gluon… enfin j’espère, je me rends compte que j’ai aussi plus tendance à céder sur ce qui ne me semble pas important ! Je préfère garder mon énergie pour d’autres combats 😉

      Bref, bon courage, le temps joue vraiment en notre faveur, promis.

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  5. Un magnifique article… ces mots qui me font tant écho. J’ai connu une situation similaire il y a deux ans. J’étais devenue « cette étrangère », puis la sentence est tombée « burn-out », un sujet que j’avais été amenée à traiter assez régulièrement dans le cadre de mon boulot mais cette fois-ci ce satané mot c’était pour moi qu’il était employé, et ça il m’a fallu du temps pour l’accepter.
    Comme tu le dis si bien, tout le monde peut être concerné.
    Et quelle victoire, quand on en identifie les causes et que l’on parvient à se faire aider et à mettre en place ces petits trucs qui changent tout, pour nous permettre de remonter la pente. Bref, encore, bravo pour ce bel article !! J’avais écrit « quelques lignes » à ce sujet… mais je n’ai pas encore le courage de les publier…

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    1. Merci pour ton commentaire. C’est dur d’arriver à admettre que oui, nous aussi, on peut être concerné par cette situation… mais l’accepter, c’est le début de la remonté je pense…enfin le début de la prise de conscience…
      Prends ton temps pour ces quelques lignes : elles t’appartiennent. Si un jour tu veux les partager sache en tout cas que moi, j’ai été bluffée de la sollicitude et de la bienveillance des gens qui ont commenté, et surtout je me suis senti tellement moins seule… cela m’a fait beaucoup de bien 🙂

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  6. Ton article est très intéressant. Franchement je ne trouve pas que tu es égoïste en t’accordant un peu de temps libre, il en faut pour garder le moral car c’est clair qu’être parent n’est pas facile tous les jours surtout lorsqu’on a plusieurs petits. Je suis d’accord avec toi lorsque tu dis qu’il faut que le conjoint soit bien présent pour gérer ensemble les enfants, à deux c’est mieux et puis comme je dis souvent à mon mari, nous sommes une équipe qui doit faire face au monstre (en ce moment avec le Terrible Two je peux dire que mon petit bonhomme est un gremlim’s et donc pas facile à gérer tous les jours). Sinon c’est vrai que le partage des tâches entre les deux parents est vraiment important. Actuellement mon mari est en déplacement pour le boulot en début de semaine et du coup, le jeudi soir c’est lui qui cherche Poupou chez sa nounou et moi, je peux m’accorder du temps pour moi vu que ça me permets d’être plus tôt à la maison et puis bon, j’ai la chance de pouvoir bénéficier à mon entreprise d’un RTT tous les quinze jours et quand je n’ai pas de rdv pour le petit en le cherchant plus tôt, ça me permet de souffler et de faire des choses pour moi mais je sais que ce n’est pas offert à tous.

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    1. Oui, pouvoir compter sur l’autre est vraiment un plus énorme… et c’est cool que tu ais des moment rien qu’à toi qui arrivent régulièrement, ça permet de tenir le coup 🙂

      Bon courage pour le terrible two, ce n’est vraiment pas la plus facile des périodes 🙂

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  7. Ce que tu racontes me parle beaucoup, comme à tant de mamans. J’ai passé ce cap aussi, de me dire : moi d’abord. L’organisation familiale repose beaucoup sur moi, et à ce titre, je dois me ménager des pauses. C’est donc sans aucun scrupule que je colle les enfants au lit après une histoire bâclée, les jours où j’en ressens le besoin.

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    1. Mais tellement ! En plus quand ils ne savent pas encore trop lire l’heure, on peut les « arnaquer » d’un quart d’heure ou d’une demi-heure, ça passe crème 😉 (je plaisante, de toute manière le sommeil c’est important, non, pour les enfants !)
      Et oui, c’est de la bonne gestion sur le long terme de se ménager !

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  8. Je crois que je suis en plein dans ce frôlage de burn out maternel. Maman solo de 2 enfants de 3 ans, la rentrée, un petit garçon très sensible qui fait beaucoup de crises (et se réveille au minimum une fois par nuit depuis 3 ans), un accident tout frais de mon n°2 qui lui a valu un arrachage de dents dont je ne me remets pas et un changement de boulot à venir. Je me fâche, je crie, je n’ai plus aucune patience et j’ai envie de calme et de soirée et nuit sans cris ni pleurs. Je suis fatiguée… Je sais que c’est conjoncturel, que bientôt ça ira mieux mais c’est dur. Merci de cet article qui met en lumière le fait qu’on est nombreuses à passer par là et que ça fait du bien d’en parler et de se sentir moins seule…

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    1. Merci Nanou… je sais que ce n’est pas une bonne période pour toi.
      J’espère au moins que tes fous furieux de voisins se sont calmés… le sommeil c’est le nerf de la guerre, et toi tu as été plus que rationnée depuis le début 😦
      J’espère que ton nouveau boulot te redonnera un regain d’énergie, et que le temps estompera le cauchemar de la dent arrachée (Petit Quark s’est cassé les deux dents de devant lors de deux chutes, dont une fois à 5 mètres de moi, et j’en rêve encore des mois après…)
      Pour le reste, le meilleur est sûrement à venir…enfin c’est ce que je te souhaite du fond du coeur !

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  9. Waaa.. un article qui fait du bien ! Tous les ressentis dont tu parles sont ressentis par tant de mamans qui se culpabilisent.. Lever le voile dessus et en parler ensemble, échanger est tellement libérateur ! Merci d’avoir partagé ça ici, sans filtre, et de partager aussi tes solutions, celles qui ont marché pour toi. Merci. Merci pour ce bel article.

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  10. Je me souviens de ton article qui m’avait beaucoup marqué. Je suis heureuse de lire qu’aujourd’hui, vous avez trouvé un nouvel équilibre. C’est pas facile de prendre conscience que ça n’allait pas autant pour toi que pour ta famille. Je vous souhaite une longue vie la plus heureuse et paisible possible 🙂

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  11. Merci de partager ça, et bravo d’avoir pris le taureau par les cornes. Une mère qui pense à soi D’ABORD est une mère merveilleuse : elle pourra ainsi tenir le coup à long terme et évitera de faire porter un fardeau de culpabilité à sa descendance ! Sans compter le chouette exemple que tu transmets à tes petits sur le partage des taches et la poursuite d’une jolie carrière conjuguée aux joies de la maternité ! YOU ROCK (mais pas tous les jours, parce que dans la vraie vie, parfois c’est moins joli, et heureusement !!!!)

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    1. Merci ! C’est vrai que je n’avais pas pensé au poids de la culpabilité que cela peut impliquer pour les enfants, d’avoir un ou deux parents en mode sacrifice permanent… mais effectivement, ce ne doit pas être le top !
      Bon et puis à toi je peux bien l’avouer… le week-end des journées du patrimoines, on est tous resté en pyjama jusqu’au soir le samedi et le dimanche, on a emmené les petits chez Burger King…. #BCBGenCarton 😉 Alors rocker, oui, mais pas tout le temps en effet 😉

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  12. Ton témoignage me rappelle mon incompréhension quand je regardais parfois Super Nanny en me disant « Moi jamais » alors que je n’avais pas d’enfant ou 1 seul. Avec des bébés rapprochés j’ai connu des moments où je ne me reconnaissais plus, où j’aurais pu passer dans Super Nanny …
    Heureuse de savoir que tu as retrouvé un équilibre qui te convient.

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  13. Je suis vraiment heureuse de savoir que tu vas mieux !!

    Et puis c’est dingue… il y a un an, j’ai lu ton article sur le burn out. J’étais alors enceinte de mon 2e fils, ça me semblait si « loin ». Et là, maintenant, j’ai repris le boulot temps plein, les 2h30 de route tous les jours, les « nuits » (j’ose à peine utiliser le terme vu que je les passe la plupart du temps sur le fauteuil dans la chambre des garçons), les deux enfants,… les journées de 6h à 21h (pourquoi 21h? Parce que je m’écroule littéralement à cette heure là.. .jusqu’au prochain réveil de Baby S)… Bref pas la peine de te faire un dessin. Alors, merci pour le repartage de cet article et pour les pistes qui t’ont aidées! Merci de me rappeler de faire attention à moi !

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    1. Merci pour ton commentaire et pour me suivre depuis tout ce temps !!
      Bon courage, c’est vraiment pas une période facile, surtout avec tant de route… 😦
      Et oui, prends soin de toi… c’est comme en avion où l’on conseille aux parents de mettre le masque à oxygène sur eux en premier en cas de dépressurisation de la cabine, puis ensuite de s’occuper des enfants… C’est pareil…si nous ne sommes pas en état, ce n’est pas nos petits bouts qui pourront prendre soin de nous, ce n’est pas leur rôle…

      Courage en tout cas !!

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  14. Merci pour ton article qui m’a permis de découvrir ton billet de l’an passé. Tout ce que tu décris dans celui-ci, je le vis depuis un moment avec ma fille. Dire que j’en c… est un faible mot. C’est dur, vraiment dur et comme toi, je rêverais de m’enfuir ne serait-ce qu’une nuit à l’hôtel. Elle aura bientôt 3 ans et je n’ai jamais connu ce luxe suprême de passer une nuit loin d’elle. Personne pour la garder, pas de grands-parents en bonne santé et/ou à proximité. Rien, que dalle, le néant. Bref, tu as tellement raison d’être « égoïste », surtout ne t’en excuse pas. C’est une question d’hygiène mentale !

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    1. Argh trois ans sans pouvoir la laisser, j’imagine que cela doit vraiment te manquer 😦
      Peut-être que maintenant qu’elle est un peu plus grande tu pourras la confier à de la famille un peu plus éloignée ?
      Bref pas évident de trouver du temps pour soi parfois, c’est une vraie stratégie à déployer !
      Bon courage 😉
      (au pire tu l’emmène boire des mojitos avec moi :p je crains pas les enfants !! )

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  15. J’ai la même en magasin ma fille avec un peu la même histoire et une happy end grâce à une moitié qui a mis les bouchées doubles sans rechigner et à des petits diables qui ont bien évolué. Et un petit coup de main de la divine Providence 😇

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  16. Bravo Maman BCBG pour ce beau chemin parcouru ! Je n’appellerais pas ça de l’égoïsme, mais plutôt un apprentissage qu’on est tous dépendants les uns des autres (interdépendants). Parfois nous autres femmes-mamans-workings mums (pas toujours les trois à la fois) mettons notre orgueil (caché) à tout prendre en charge de façon parfaite sans se plaindre. Ben non, c’est 1) impossible à tenir sur le long terme, 2) très orgueilleux (donc péché héhé). Donc mieux vaut ne pas culpabiliser quand on essaie de s’arroger un peu plus de confort dans sa vie quotidienne, ça fait du bien à tout le monde ! Big up pour la suite.

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    1. Merci Delphine !!!! 🙂
      Oui tu as raison, il y a parfois un petit fond d’orgueil à vouloir tout maîtriser, superviser et gérer parfaitement… mais on le paye bien cher ! (normal, les péchés ont très souvent des tarifs exorbitants…)
      Big up à toi aussi pour la suite et la future nouvelle vie à 5 😉

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  17. Superbe !
    Merci de partager avec tant de sincérité !
    J’ai fait un bien-out dans une situation assez comparable (2ème enfant, boulot, charge mentale). Et je vois que mes solutions sont aussi semblables. À l’epoque j’ai beaucoup lu sur le sujet et j’espère que de nombreuses femmes liront cette lueur d’espoir !
    Dans mon cas, j’ajouterais que je suis allée voir mon gynécologue pour faire un bilan. C’etait salvateur, parce que la fatigue que je pensais irrécupérable était un symptôme hormonal avec traitement et guérison ! Charité bien ordonnée tout ça …
    Et que j’ai découvert l’art thérapie pour extérioriser les colères (ça évite que mes voisins évaluent mon humeur aux décibels 😉).
    Merci pour ce blog qui nous fait nous sentir dans une communauté de pensées entre femmes et mamans qui se comprennent et se soutiennent !

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    1. Merci beaucoup pour votre adorable commentaire 🙂
      Oui je crois qu’il faut vraiment que notre génération de mamans et de femmes intègre bien que prendre soin de soi est primordial 🙂
      Et super idée l’art thérapie : c’est un exutoire constructif !!

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  18. Merci merci merci pour ce billet (et pour celui d’il y a un an… Même s’il n’a pas dû être facile de l’écrire) Je m’y reconnais tellement. Job prenant, bébé insomniaque, aîné qui me sollicite énormément… Et malgré un papa très investi dans notre quotidien, l’impression d’assumer seule la fameuse charge mentale. Mon 2e a 15 mois, on commence à peine à sortir la tête hors de l’eau et ça fait un bien fou de s’y retrouver… Enfin !
    Pour ma part je me suis heurtée à l’incompréhension de certaines de mes amies « tu te plains tout le temps de tes enfants » et ai parfois vu le jugement négatif dans certains yeux quand je dis que j’ai aussi besoin de temps pour moi. Alors grâce à ton témoignage et aux autres commentaires, je sais que je ne suis pas seule, c’est rassurant, déculpabilisant et je t’en remercie mille fois

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    1. Merci pour ce commentaire…et c’est vrai que lorsque le dernier grandi on a de plus en plus l’impression de sortir la tête de l’eau, c’est rassurant…
      Se plaindre est vital lorsque l’on est parent, cela permet à mon sens de décharger la pression au fur et à mesure et de ne pas exploser d’un coup. J’ai abordé ce sujet dans cet article : https://mamanbcbg.com/2018/03/21/peut-on-se-plaindre-de-ses-enfants/
      (auto promo !! 😉 )

      Clairement, certains voudraient qu’on se contente d’un bonheur béat et silencieux… mais se plaindre et être heureux n’a rien d’incompatible !

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  19. Egalement en plein « remise en question », depuis déjà un … bon bout de temps : les enfants ont le même âge que les tiens et l’arrivée de la Mini Miss a été (et est toujours) très compliqué à vivre pour son frère ! J’ai pu m’évader quelques jours en solo cette semaine et ça m’a fait un bien fou de tout oublier pendant 2 jours et demi, être comme une « célibataire », ne pas penser aux enfants ; j’en arrivais vraiment à un énorme « ras-le-bol ». Nous sommes en effet très nombreuses à vivre toutes ces émotions mais peu n’osent en parler réellement, sauf sur nos blogs … En tout cas, cela fait du bien de se « retrouver » et de déculpabiliser les futures mamans / jeunes mamans qui vivront ces périodes difficiles à leur tour.

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  20. Je viens de lire vos deux articles. Je pense que nous les mamans ne sommes pas assez égoïstes comme vous le dîtes. J’ai grandi avec une maman seule avec 4 enfants qui s’est littéralement sacrifiée pour nous. Elle, n’avait pas le choix. Mais aujourd’hui, même quand on le peut, je trouve qu’on a du mal à lâcher.
    Perso, j’aime ma fille plus que tout, mais je n’ai aucun scrupule à sortir deux ou trois fois par semaine pendant que le papa gère et tant pis si je manque son coucher. Ma règle c’est, la semaine pour moi, le week-end pour elle/la famille. Elle ne m’en veut pas car si je suis bien, elle sera bien. Hier quand je suis rentrée, le papa (qui finit plus tôt) avait douché mini, il était en train de faire à manger, il avait fait une machine et a sorti le linge et ensuite seulement s’est posé pour manger. Oui, j’ai de la chance parce que malheureusement ce n’est pas une évidence au sein de tous les couples, mais non je ne culpabilise pas car c’est normal. A côté de ça, je me tape toute la paperasse, les inscriptions, les impôts, les factures, les réunions à l’école, les rdv chez le médecin, le dentiste, l’ostéo, la gestion des finances, les vacances, je dis bien tout. Mon homme est incapable de dire combien on paye chaque mois pour la cantine ou l’EDF. Je vais devoir trouver une nounou pour mini 2 qui est en route, je m’occuperai de son contrat et de ses virements chaque mois, j’ai aménagé mes horaires pour emmener mini 1 au sport. C’est lourd aussi de devoir penser à tout.
    C’est vrai que je lui reproche beaucoup de choses mais j’essaie aussi de beaucoup relativiser car c’est aussi sa manière de s’occuper de moi.
    Je ne sais pas comment beaucoup de mamans font pour être sur tous les fronts. Si en plus de mes journées de boulot, je devais penser à ce qu’allait manger mini tous les soirs, j’aurai déjà craqué moi aussi. Ou bien, je n’aurais pas pu m’investir autant mon boulot. Et même s’il me prend la tête et qu’il est stressant, je l’aime bien mon boulot. Intellectuellement, je suis stimulée tous les jours et je suis contente que mes études servent à quelque chose car malheureusement, ce n’est pas toujours le cas.
    Je pense aussi qu’il faut faire les bons sacrifices et connaître ses priorités. Les miennes, ce sont mon temps et mon petit confort. Je pense qu’on ne peut pas faire plus égoïste.
    Par exemple, aujourd’hui, nous sommes en location malgré deux bons salaires mais qui en région parisienne ne nous permettent pas d’acheter où l’on souhaite. On pourrait comme beaucoup choisir de s’éloigner et avoir deux heures ou plus de transport chaque jour mais pour moi aujourd’hui c’est inconcevable. Alors oui, mon frère (qui est en province) a mal au crâne quand je lui dis le prix de mon loyer. Mon autre frère a aussi décidé de partir en province alors qu’il vient d’avoir le 2è et essaie de me convaincre de faire pareil. Mais pour moi, être à 3 minutes à pied de mon travail, finir un dossier à 19h en sachant que je vais quand même pouvoir profiter de ma fille pendant une heure, l’accompagner le matin à 8h30 à l’école et avoir quand même le temps de rentrer chez moi petit-déjeuner et être au boulot à 9h, et bah ça vaut bien le prix de mon loyer. Comme dirait une collègue, je gagne des points de vie!
    Je ne juge pas mais je préfère mille fois passer deux heures avec ma fille tous les jours, plutôt qu’elle profite d’un jardin 4 mois dans l’année et les week-ends et qu’à côté de ça, je sois tout le temps épuisée à force de courir partout.
    Encore une fois, chacun ses priorités et je sais très bien que ce confort ne durera pas éternellement. Mais j’en profite vraiment tant que je peux.
    Chaque famille a son organisation et sa manière de fonctionner mais j’espère vraiment que les mamans seront plus égoïstes et moins exigeantes avec elles-mêmes et que les papas seront davantage investis.

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    1. « Oui, j’ai de la chance parce que malheureusement ce n’est pas une évidence au sein de tous les couples, mais non je ne culpabilise pas car c’est normal.  »
      J’adore cette phrase.
      Et oui comme vous dites, à chacun de faire ses arbitrages en fonction de ses priorités (sachant qu’on tend tous vers un équilibre parfois très précaire) mais j’espère comme vous qu’à l’avenir, les mamans mettront aussi leur bien être, leur confort (fût-il « égoïste ») dans la balance 🙂

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  21. Bravo, c’est super bien écrit et c’est super encourageant de voir comment tu as remonté la pente !
    Quand je te lisais je me suis rendue compte que finalement moi aussi j’ai eu un burn out. Je me suis tellement retrouvée dans ce que tu disais, j’en étais choquée. Et c’est vrai que quand je repense à cette période, je me rappelle de plein de choses ténébreuses, beaucoup de souffrance de pressions et puis ce moment où je sentais avoir touché le fond. J’ai senti que c’était une limite et que si je ne tairai pas la sonnette, je ne m’en sortirai pas.

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