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Petits vœux pour grignoter 2017

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Je grignote la vie.

Minute par minute. Heure après heure. Jour après jour.
J’égrène les instants, je navigue entre deux moments, je transite entre deux objectifs.
Certains croquent la vie à pleine dents, enchaînant les projets, visant les montagnes, les atteignant parfois.

Je ne sais pas faire. Je n’ai pas l’énergie pour cela.

Je me concentre sur tous les petits moments qui forment une journée.
Je savoure toutes les minuscules victoires du quotidien : un RER qui arrive en même temps que moi sur le quai glacial de la gare, une place assise, une réunion ennuyeuse qui s’annule, un retour de la crèche avec les enfants sans cris et sans colères,  un dîner calme…

J’essaye de retenir tous les minuscules rayons de soleil qui font que ce soir je trouverai que la journée était bonne, de retenir toutes les joies, même les plus petites : un dessert sympa à la cantine, les petites cuisses dodues de ma fille qui gigote de joie pendant que je la change, la nouvelle expression que mon fils a apprise et qu’il répète à l’envie (on mange « tous ensemble » maman,  les nounours « tous ensemble » dans le lit, on joue « tous ensemble » avec papa…)
Je ne vois pas plus loin que le bout de mon nez, que le bout de la journée, que la fin de la semaine. Que les milliers de petites actions quotidiennes à accomplir, que ma To Do List du bureau qui ne se vide jamais. Pas plus loin que ma famille, pas plus loin que mes amis, que mes collègues, que mes voisins.

Mais j’avance. Je marche. J’évolue.
Pas à pas, pied à pied, je trace ma route.
Je sais où je vais, globalement. En tout cas, je sais où j’ai envie d’aller. Je sais où j’ai envie d’emmener les gens que j’aime.

Parfois il faut que je me retourne pour me rendre compte que non, je ne fais pas du sur-place. Que oui, il y a de petits progrès, de minuscules améliorations, des petites choses qui deviennent plus faciles. Souvent, vieille habitude de pensionnaire, je planifie et j’anticipe les petits plaisirs qui vont jalonner mes journées,  les relais qui vont « couper » la semaine : un déjeuner prévu avec une collègue que j’apprécie, la visite d’une amie, le vendredi off qui revient pour pouvoir m’occuper des deux petits, une nouvelle série à regarder sur le canapé…
Et puis, dans quelques semaines, il fera beau. Dans quelques mois, il fera chaud. Et ça commence dès maintenant, avec les quelques minutes de soleil grappillées par jour.

« Les petites choses toujours viennent à bout des grandes » (je vous laisse trouver la référence), alors pour 2017, je ne vous souhaite pas de grandes et magnifiques abstractions (Santé ! Prospérité !  Amour, gloire et beauté !) C’est trop démesuré. Nous sommes trop petits pour atteindre ces concepts et les réaliser en un an. En une vie.

Pour 2017 je vous souhaite au contraire de petites choses anodines, de toutes petites joies à accumuler, de minuscules souvenirs à chérir. Tous les jours.
Qu’à la fin de l’année, nous puissions nous retourner, regarder le chemin parcouru, l’affection reçue, les preuves d’amour données, les réussites du quotidien, les engagements tenus, la paix partagée.

Et voir que cela était bon.

Et continuer à grignoter notre vie, à l’affut des petits bonheurs.
Minute par minute. Heure après heure. Jour après jour.

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