Allaitement et grossesse·Working Mum

Faire accepter le biberon à mon bébé: Mission impossible!

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Hier soir, je réchauffais le petit pot préparais le repas de Petit Quark pendant qu’il jouait dans le salon avec Bébé Gluon. Du haut de ses presque 3 ans, sa complicité est déjà bien réelle avec sa petite-sœur de 7 mois, et il se fait volontiers l’interprète de ses rires et de ses pleurs. Aussi, quand elle a commencé à chigner et grogner, Petit Quark est venu tout naturellement me signaler qu’à son avis, elle commençait à avoir faim (et que lui aussi, par la même occasion)

Après avoir installé mon fils pour le dîner, j’ai donc préparé le lait en poudre de Bébé Gluon, qui s’est mise à frétiller de joie en me voyant arriver chargée du précieux liquide.
J’ai souri.
J’ai souri et je me suis tout d’un coup revue plus de 5 mois en arrière, équipée de ce même biberon, sangloter d’impuissance face à ma petite fille qui refusait obstinément de le prendre.
J’ai souri en pensant à quel point ce refus d’autre chose que le sein avait été une montagne infranchissable à l’époque, et combien cela me semblait anecdotique aujourd’hui.
J’ai souri… et puis j’ai réfléchi.

Je me suis remémorée les dizaines d’heures passées sur internet à essayer de trouver une solution miracle pour faire accepter le biberon à mon bébé. J’ai repensé au soulagement que j’avais ressenti en lisant les questions, parfois vieilles de 10 ans, d’autres mamans insomniaques et désespérées qui me prouvaient  que notre cas était loin d’être unique. Et je me suis rappelée la frustration de voir que, presque jamais personne ne revenait raconter la fin de l’histoire. Les bébés sont-il morts de faim ? Ont-ils fini par boire leurs biberons ? Quand ? Comment ? Pourquoi…?!

« Si je m’en sors, je reviendrais raconter ! » me suis-je promis.

Et bien sûr… je ne l’ai pas fait.
Je suis passée à d’autres défis, à d’autres problèmes, d’autres questionnements.
Alors aujourd’hui, je vais me rattraper.
Aujourd’hui je vais vous raconter l’histoire… jusqu’au bout.

Septembre 2016.
Ma fille a 1 mois et demi.
Elle est allaitée depuis sa naissance et pousse comme un adorable champignon.
La reprise du travail qui se profile à grands pas et d’autres raisons qui rendent cet allaitement compliqué nous poussent, mon mari et moi, à vouloir introduire des biberons.
Nous décidons donc de mettre en place un sevrage progressif pour que, fin octobre, Bébé Gluon puisse être confiée à la crèche en étant 100 % au biberon.

Je n’étais pas vraiment inquiète. Pour mon fils aîné, les choses s’étaient déroulées très simplement. Petit Quark était un bébé au solide appétit, qui a été allaité durant 1 mois et demi en exclusif sans aucun problèmes. J’avais souhaité mettre en place un sevrage en douceur avant ma reprise du travail, et nous avions donc remplacé une tétée par un biberon, puis deux tétées et ainsi de suite jusqu’au sevrage total environ 1 mois plus tard. Mon bébé avait à peine tordu le nez lorsque je lui avais présenté son premier biberon avec mon lait, ni daigné manifester une quelconque réaction lorsqu’il était passé au lait artificiel (s’en était même limite vexant!) Nous avions acheté la première marque de biberon qui nous était tombée sous la main, des Avent compatible avec le petit tire-lait manuel que je m’étais procuré et qui faisaient de plus partie des deux marques acceptées par la crèche. Pour le lait, mon mari avait benchmarké les différentes marques de lait et sélectionné un lait trouvable en pharmacie et abordable.  Bref, le sevrage idéal, qui aurait pu servir de base à la rédaction d’un article « Comment sevrer son bébé pour les nuls« .

Depuis sa naissance, bébé Gluon avait déjà bu deux ou trois petits-biberons de lait maternel, dans les mêmes biberons que son frère. C’est donc très confiante qu’un beau matin de septembre, je lui ai présenté son premier biberon de lait en poudre. J’avais choisi la tétée de 11h, tétée qui se passait en général particulièrement bien, pour commencer le sevrage. J’avais bien pris soin d’expliquer à ma fille ce qui allait se passer, pourquoi et comment, et que je l’aimais de tout mon cœur, biberon ou pas biberon, sein ou pas sein.

Ma fille a vaguement mâchonné la tétine, a avalé une ou deux gorgées et s’est complètement désintéressée de la chose. Elle s’est même mise à gigoter en repoussant le biberon avec sa petite langue pour bien me signifier que ce n’était pas ce qu’elle voulait.

Je ne me suis bien sûr pas démonté, je n’ai pas insisté pour ne pas la braquer et l’ai vivement félicité pour les quelques gouttes ingérées. J’ai attendu quelques minutes avant de lui donner le sein.

Puis j’ai réessayé le biberon à la tété suivante.
Puis à celle d’après.
Et à toutes les autres.

Sans. aucun. succès.

Mentalement, je me suis dit « OK. Je suis allée un peu vite : essayons plus progressivement. »
J’ai tiré mon lait, et lui ai proposé à plusieurs reprises, toujours dans la joie et la bonne humeur. Même résultat. Bébé Gluon jouait avec la tétine, ne faisait pas mine de téter, et se fâchait tout rouge si je lui laissais cet objet étranger dans la bouche un peu trop longtemps.

J’ai commencé à me renseigner, voir s’il n’y avait pas quelques astuces pour faciliter la transition. J’ai chauffé la tétine, l’ai trempée dans le lait, dans du sirop d’agave bio, testé diverses températures, refilé le bébé (hohoho) au papa, quitté l’appartement, essayé dans le transat, en me baladant, dans le bain, au parc, passé le relais à une amie… Rien à faire.

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Essai biberon n°485 – Le bain

Bon, me suis-je dit, nous avons encore le temps, la reprise est dans 3 semaines. Pas de pression. (Alors qu’en fait, tu commences à bien la sentir la pression. Surtout lorsque tout ton entourage prend une mine épouvantée en s’exclamant « Mais comment tu vas faire?!? » lorsque tu leur racontes tes essais infructueux)
J’ai essayé d’autres biberons. Tout d’abord, avec un biberon que j’avais reçu gratuitement avec une robe de soirée pour femme enceinte que j’avais acheté à l’occasion d’un mariage (sont-ils malins ces marketeux!), puis avec un biberon qui me restait de l’enterrement de vie de jeune fille d’une amie et qui m’avait servi à boire des cocktails (non) alcoolisés dans un bar parisien (sait-on jamais…?)
Puis avec la deuxième marque de biberon qu’acceptait la crèche, commandés un soir où le désespoir commençait à poindre, avec l’option « livraison super rapide moyennant le double du prix de l’article que vous commandez »
Et enfin avec la super marque acceptée par « 94 %  des bébés ». Pas de bol pour nous, visiblement, Bébé Gluon fait partie des 6 % restants.
Nous avons aussi testé plusieurs tétines : vitesse 1, vitesse 2, en caoutchouc, en silicone… Longues, courtes, épaisses, étroites, striées, lisses, imitant la forme du sein, imitant la texture du mamelon et j’en passe (je ne sais pas vous, mais moi je n’ai jamais bien vu le rapport entre ces bouts de plastique et ma poitrine… et visiblement, ma fille non plus)

À partir de là, je l’avoue franchement, la panique s’est installée.

J’ai commencé à écumer internet, à la recherche de LA solution, ou tout du moins d’une piste que je n’aurai pas encore explorée. J’ai dévoré tous les forums, blogs et articles qui traitaient de près ou de loin du sujet. J’étais même tellement désespérée que j’ai consulté les résultats des recherches Google au-delà de la page 3 (Personne ne fait ça. Personne)
Franchement, une maman m’aurait juré que son bébé avait enfin accepté le biberon lorsqu’elle lui avait donné en faisant le poirier, à 15h48 tapante, au pied d’un chêne centenaire, après s’être enduit le corps de liniment et avoir chanté « Les petits poissons dans l’eau« , je l’aurai fait.
Mes globules rouges avaient été remplacés par de l’adrénaline pure. Je n’avais pas un, mais deux torticolis (un de chaque côté… oui oui c’est possible) et je pleurais nerveusement plusieurs fois par jour. Dans mes pires cauchemars, je voyais ma fille hurlante et affamée, sanglotant loin de moi et se laissant dépérir lentement à la crèche. J’avais bien sûr lu à droite et à gauche qu’un bébé ne se laisse pas mourir de faim, mais franchement, cette idée ne me rassurait absolument pas. Des fois que mon enfant soit l’exception qui confirme la règle…
Tous les soirs je faisais le compte rendu à Papa-pas-BCBG des malheureux millilitres que Bébé Gluon avait avalés. Millilitres qui se comptaient, les bons jours, sur les doigts d’une main… Cela tournait à l’obsession.

A J-15 de la reprise du boulot, j’ai arrêté de dormir.
A J-10, j’ai arrêté de manger.

Nous avons tout essayé. Tout.
Changer de biberon, de tétine, de lait.
Faire donner le biberon par moi, par le papa, par les voisins des amis.
Essayer différentes positions, différents endroits, différents moments de la journée.
C’est bien simple, nous avons écrit et testé l’intégralité du Kamasutra du biberon!
Sur internet, je pouvais lire que certaines situations s’étaient débloquées en changeant de contenant. Les bébés plus grands finissaient par boire à la tasse à bec ou directement au verre. D’autres n’acceptaient jamais le biberon, mais étaient assez âgés pour être diversifiés et passaient directement aux laitages. Mais pour ma fille qui n’avait même pas trois mois, impossible (et ce n’est pas faute d’avoir essayé la tasse à bec et le verre…)
La situation semblait vraiment inextricable, d’autant plus que je voyais bien que ce n’était pas un blocage « technique » mais un refus catégorique. Un soir nous avions en effet réussi à feinter Bébé Gluon en commençant par le sein et en enchaînant discrètement sur un biberon, qu’elle avait bu d’une traite, à moitié endormie. Elle pouvait donc boire au biberon, mais… elle ne voulait pas.
J’avais même essayé, un jour,  en désespoir de cause, de lui refuser à manger et de ne lui proposer que le biberon. J’ai craqué au bout de 6 heures. Je ne pouvais tout simplement pas supporter de laisser ma fille hurler de faim en lui refusant la seule chose qu’elle voulait: le sein.
Je m’étais confiée à la crèche au sujet de nos difficultés, en leur demandant ce que nous pouvions faire si elle n’acceptait toujours pas les biberons lors de la semaine d’adaptation. La réponse m’avait encore plus stressé, si cela était possible : ils ne pourraient pas la garder si elle ne s’alimentait pas. Voilà. Je me voyais déjà contrainte à prendre un congé parental parce que ma fille refusait le biberon.

Je suis passée par beaucoup d’états d’esprit différents : angoisse, détermination, culpabilité, colère. J’ai même regretté avoir commencé à allaiter, je me suis maudite de m’être fichue dans une situation pareille. L’allaitement était devenu une contrainte, car s’il n’y avait pas d’échappatoire possible, il n’y avait plus de liberté et donc plus de plaisir à nourrir mon enfant.
J’en ai voulu à Bébé Gluon. Beaucoup. Certains jours, je ne pouvais plus la voir en peinture. J’avais envie de partir, loin. Le soir, je ruminais des pensées un peu délirantes. Je m’imaginais m’enfuir sans rien dire à personne, prendre une chambre d’hôtel, couper mon téléphone et dormir. Dormir durant des jours. Bien sûr cela aurait été très dur pour mon mari et ma fille au début, mais ils auraient forcément trouvés une solution, puisqu’un bébé ne se laisse pas mourir de faim. Et puis je serai revenue, une fois le problème réglé…

A J-7, j’ai décidé d’agir.
J’ai contacté une coach parental. Nous avions besoin d’aide, et le timing ne nous laissait plus le choix. D’autant plus que, cerise sur le gâteau, Bébé Gluon s’endormait exclusivement au sein, ce qui rajoutait un stress supplémentaire : non seulement elle était incapable de se nourrir sans moi, mais elle ne pouvait pas dormir non plus.
La consultante en Puériculture et Parentalité nous a écouté avec beaucoup d’attention.
Elle nous a donné des clés pour aider notre fille à apprendre à s’endormir seule (cela nécessiterait un article entier à ce sujet), et nous a conseillé de relâcher la pression, et de faire une pause dans notre « mission biberon ».
« Mais l’adaptation à la crèche débute la semaine prochaine, qu’allons-nous faire si elle refuse de s’alimenter?!? » nous sommes-nous exclamés !
Après nous avoir rassuré sur le fait que de nombreux enfants, même ceux qui n’ont jamais étés allaités font la grève du biberon lorsqu’ils commencent la crèche ou la nounou , elle a prononcé LA phrase qui m’a aidée à voir la situation sous un nouveau jour :

« Votre responsabilité en tant que parent, c’est de proposer à manger à votre enfant. S’il choisit de manger, ou non, cela ne dépend pas de vous, mais de lui. C’est son choix, et il faut le respecter.« 

Attendez… Nous n’étions donc pas de mauvais parents, incapables d’une chose aussi simple que de nourrir notre enfant?
C’était à Bébé Gluon de choisir ??
Nous pouvions arrêter de faire le forcing matin, midi et soir avec le biberon et (enfin) profiter des derniers jours de mon congé maternité avec notre fille ???
C’est tout bête, mais j’avais l’impression d’avoir 10 kilos en moins sur les épaules (ce qui n’était pas tout à fait faux, étant donné que le stress me coupait l’appetit depuis des jours…)

La semaine précédant l’adaptation à la crèche, mon mari était en congé paternité. Nous nous sommes donc concentrés sur le sommeil de bébé Gluon et avons lâché du lest sur les biberons.
Le samedi, je devais absolument m’absenter pour la journée, afin d’être présente au baptême de mon adorable filleul, dans le sud de la France. Il était question à l’origine que je parte du vendredi soir au dimanche après-midi (j’avais pris mes billets d’avion plus de 2 mois à l’avance, étant absolument persuadée que ma fille serait bien évidemment sevrée le week-end avant ma reprise !) Mais au vu de la situation, et sur les conseils de la coach, j’avais réorganisé mon voyage en faisant l’aller-retour en avion sur la journée du samedi.

Le matin de mon départ, j’ai donc allaité Bébé Gluon dans son sommeil, vers 5 heures du matin, et l’ai recouché toute endormie dans son petit lit en lui disant que je partais, que je serais de retour le soir, et que son papa lui proposerait des biberons. Biberons qu’elle n’était pas obligée de prendre, mais dans ce cas-là il faudrait qu’elle attende mon retour pour manger.

Je suis revenue le soir vers 19h (parce que forcément, mon avion avait 1h de retard grrrr). Je ne vais pas vous mentir, la journée avait été très difficile. Elle avait beaucoup dormi la matinée, et… beaucoup pleuré le reste de la journée. Mon mari avait réussi à lui faire prendre 30 ml de lait en milieu d’après-midi, mais c’était bien tout (et je le soupçonne d’y être allé à la barbare avec la pipette de doliprane….) Heureusement, elle avait fait de nombreuses siestes, et fait aussi une longue ballade en poussette durant laquelle elle était resté bien calme.
Elle s’est bien sûr jetée sur le sein dès que je l’ai prise dans mes bras, et s’est endormie pour sa nuit tout de suite après.

Le dimanche, je lui ai proposé un biberon qu’elle n’a pas voulu, et je l’ai donc allaité sans vergogne toute la journée, profitant un maximum d’elle avant de reprendre le travail le lendemain.

Le lundi, j’ai enfilé mon armure mes vêtements de working mum, je me suis maquillée, et j’ai pris mon RER, laissant Bébé Gluon avec son papa, qui gérait l’adaptation à la crèche.
J’ai fait ce que j’avais essayé d’éviter de toutes mes forces depuis des semaines : je suis partie au travail alors que ma fille ne prenait pas le biberon.

Et vous savez quoi ? Ça s’est bien passé.

J’ai continué d’allaiter ma fille le matin dans son sommeil, et le soir en rentrant. Et son papa lui a proposé des biberons plusieurs fois dans la journée.
Le lundi, elle a bu 60 ml.
Le mardi, idem.
Le mercredi, elle a pris deux petits biberons de 90 ml.
Le jeudi pareil, dont un qu’elle a bu à la crèche.
Le vendredi, elle a accepté deux biberons de 150ml.

Elle compensait le matin, et le soir en faisant deux grosses tétées.
La semaine d’après, elle s’est calé sur deux biberons de 150 ml, puis de 180.
Et… moi qui voulais arrêter les tétées le matin et le soir, une fois que les biberons seraient bien acceptés… j’ai continué. J’ai allaité ma fille en travaillant. Pendant presque 3 mois. Et de tous les trucs que j’ai déjà réalisés dans ma courte vie (on va dire que 31 ans c’est court, hein 😉 ? ) c’est une des choses qui me rend le plus fière.
Avoir  une petite fille ne dépendant plus uniquement de moi pour se nourrir et s’endormir m’a permis de me sentir libre d’allaiter. Cela redevenait un vrai choix, et non plus une corvée dont moi seule pouvait m’acquitter.

Avant de conclure, juste deux petits « coups de gueule ». Oh trois fois rien. Une paille… C’est mon côté féministe qui me démange… Tout d’abord, la durée du congé maternité. On en parle ? En France, cela représente 10 semaines après la naissance pour les deux premiers enfants. 2 mois et demi. Je défie n’importe qui sur cette planète de tenir un nourrisson de cet âge là entre ses bras et de m’affirmer, les yeux dans les yeux, que cet enfant peut se passer de sa maman toute la journée et qu’elle peut retourner travailler l’esprit tranquille. (Et allaitement ou biberon, là n’est pas la question !) Surtout que, ironie ou cynisme, les structures d’accueil collectif n’acceptent pas les enfants avant 3 mois révolus. Alors… on fait comment ? Clairement, si j’avais pu reprendre le travail plus tard, le sevrage de ma fille aurait été beaucoup moins stressant. Vers 6 mois par exemple, une autre option que le biberon aurait pu être envisagée, et la diversification nous aurait offert d’autres perspectives.

Deuxième petit point : si vous croisez sur internet ou dans votre entourage une maman qui se retrouve dans la même situation que moi il y a quelques mois, avec un bébé qui refuse de lâcher le sein pour se mettre au biberon… Pitié… Ne lui faites pas le vieux coup du « blocage qui vient de la mère« . Laissez la psychologie de cuisine… à la cuisine.
Ne rajoutez pas une angoisse supplémentaire à une maman qui s’en veut déjà bien trop de cette situation. C’est trop facile de dire « Ah mais, en fait c’est de ta faute si ton bébé refuse le biberon, c’est parce que tu ne veux pas le lâcher. » J’ai trop souvent vu sur les sites internet, les blogs ou les forums cet argument un peu bateau qui culpabilise à bon compte les mamans, et dédouane de vraiment chercher une solution au problème, ou d’offrir tout simplement une oreille attentive.
Attention, je ne dis pas qu’il ne peut pas y avoir de blocage inconscient à un sevrage. D’où l’importance de se poser vraiment la question concernant le bien fondé de ce qui nous pousse à arrêter d’allaiter. Il faut être sûre de son choix ( nos sein, notre choix je rappelle, hein. Pas celui de tante Gudule ou du pédiatre). Il faut aussi également savoir que travailler et allaiter est possible dans certains cas (et là je vous renvoie une fois de plus sur Lactissima si vous voulez vous lancer dans l’aventure! 😀 ) Le sevrage n’est pas forcément une obligation.
Alors bon sang de bonsoir, arrêtez de charger la mule ne collez pas une responsabilité supplémentaire sur la maman. Un sevrage ça se vit à deux, car cela impacte deux personnes. Avec chacune sa volonté propre. La réticence au sevrage peut aussi très bien venir de l’enfant.

Comme promis, voici donc la fin de l’histoire :
Aujourd’hui Bébé Gluon est sevrée. Elle boit ses biberons sans difficultés, même si les compotes et les purées qu’elle commence à découvrir la passionnent bien plus. Lorsqu’elle ne veut plus de son biberon, elle sait nous le montrer très clairement et le verdict est sans appel: impossible de la forcer à manger.

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Le début de l’autonomie

Avec du recul, je me rends bien compte que je me suis stressée « pour rien » et que tout ne dépendait pas que de moi. Si je devais revivre cette situation avec mon expérience actuelle, je n’essayerai même pas de présenter de biberons à ma fille avant la reprise (sauf pour pouvoir me soulager à l’occasion) Je n’achèterai pas 36 biberons et accessoires. Je ne testerai pas 150 positions différentes. Et surtout, je ne me gâcherai pas les dernières semaines de mon congé maternité à me focaliser là dessus. Mon bébé n’était pas prête à ce changement, et elle s’est adapté étonnamment vite lorsqu’elle a été en conditions « réelles ». Cependant, c’est le genre de constat qu’il est facile d’établir après-coup, qui demande un lâcher-prise que je n’ai acquis justement qu’en vivant tout cela.
Je sais aussi que j’aurai bien du mal à rassurer une maman qui serait dans la même situation que moi. Car tout ce que je pourrai lui dire lui semblerait dérisoire comparé à cette peur primaire, viscérale, de ne pas réussir à nourrir son tout-petit.
Alors j’aimerais juste dire aux mamans noctambules et stressées qui passeraient par ici : vous êtes des mamans formidables. Vous avez donné le meilleur de vous-même en allaitant votre enfant. Vous souhaitez (ou vous devez) passer à autre chose, et c’est la vie. Mais vos bébés ont le droit de préférer votre sein tout doux et votre lait aux tétines en plastique et au lait en poudre.
Votre devoir en tant que mamans, en tant que parents, c’est de proposer à manger, sein ou biberon, pas de forcer son bébé à avaler sa ration. La logique reste finalement la même que pour un allaitement à la demande : faire confiance à son enfant pour se nourrir. Lui laisser le temps et l’espace pour ne pas être d’accord.
Certains enfants sauteront l’étape du biberon, il y a d’autres alternatives valables. D’autres comprendront petit à petit qu’à la crèche ou chez la nounou, maman n’est pas là, et qu’il faut donc se nourrir autrement.
Et même si c’est très difficile, essayez de vous imaginer dans quelques jours, quelques semaines, quelques mois: d’une manière ou d’une autre, votre enfant arrêtera de boire au sein. Alors, vous vous retrouverez face à d’autres défis, à d’autres problèmes, d’autres questionnements. Et ce que vous vivez aujourd’hui comme une montagne infranchissable vous semblera bientôt anecdotique. Les bébés ne meurent pas de faim. Ils finissent tous par se nourrir… autrement.

En attendant, du courage ! (Et des bisous !)

Et chez vous, y a t-il eu une transition sein-biberon? Comment cela s’est-il passé? Racontez moi! (À chaque commentaire, une maman insomniaque retrouve le sommeil!!!)

 

Faire accepter le biberon à mon bébé - Mission impossible - Maman BCBG blog

710 commentaires sur “Faire accepter le biberon à mon bébé: Mission impossible!

  1. Bonjour, je suis dans cette situation et je tenais à vous dire un grand merci car votre temoignage est non seulement bien ecrit mais est réconfortant. Je vais mettre ma poupée en adaptation chez la nounou une après midi par semaine dès semaine prochaine et elle refuse tout autre que mon sein. Elle fait criser son papa. Bref, je vais essayer votre methode, en profiter et on verra chez nounou comment ça se passe. Je reprends le boulot dans un peu moins de 2 mois. En tout cas, merci beaucoup pour ce texte. Bonne journée. Valérie

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  2. Bonjour,
    Je suis comme tu le dit une maman insomniaque ! Merci beaucoup pour le partage de ton expérience, cela me rassure beaucoup !
    Et c’est la première fois que j’ai un fou rire en lisant, le moment du poirier, a côté d’un chêne centenaire, enduit de liliment 😂 je me suis dit moi aussi j’en serai capable tellement désespéré que je suis !

    Encore merci

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  3. coucou maman BCBG! merci beaucoup pour ton témoignage, ça me remonte le morale. ma chouchou a 3 moi en ce moment, elle n’a jamais avalé autre que mon lait depuis qu’elle est née. au tout début, elle ne savait pas encore tirée mon sein du coup j’ai tirée mon lait dans un biberon qu’elle prenait sans problème, puis au bout de 10 à 15 jours elle s’est adapté a mon sein et n’avait plus besoin de biberon. parfois quand j’ai les seins gonflé, j’utilise quand même le tire lait et le biberon, (elle avait peut être 1 mois et demi ou 2 mois) maintenant qu’elle a 3 mois, je voulais la remettre au biberon mais elle a refusé! catégoriquement elle ne voulait de ce truc en silicone!!!! je vais peut être faire comme tu a fait, effectivement on me dit souvent que le bébé ne se laisse pas mourir de faim! je croise les doigts!!!! 🙂
    Bisous

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  4. Bonjour. Dans la même situation , même si ma fille a maintenant 5 mois. Elle ne veut pas entendre parler de biberon et la diversification n aide pas … Elle préfère le sein de maman … moi je suis fatiguée. Cela fait un peu plus d’1 mois qu’on essaie le biberon , les panades… et on est toujours au point mort . C’est déprimant. J’ai encore 2 mois devant moi avant de reprendre le travail mais j’aurai tellement aimé arrêter l’allaitement . Je suis fatiguée, je ne peux rien faire sans elle … ça devient difficile 😦 . Merci pour ton témoignage.

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  5. Merci de cet article, bien écrit, intéressant et surtout tellement vrai! Même si on est toujours dans l’impasse du sevrage (ou en train de tourner autour d’un rond-point…) on sait qu’un jour viendra. D’ailleurs on nous a dit ce matin à la crèche que bientôt ce serait qu’un lointain souvenir…On le croit mais on a hâte!

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  6. Bonjour,
    Je ne laisse quasiment jamais de commentaires sur ce genre de blog. « Mais vous lire m’a fait un bien fou.
    Mon bébé de 3 mois refuse le biberon alors qu’il y a quelques semaines il l’acceptait pourtant sans problèmes . Je tire mon lait et c’est donc mon lait maternel qu’il refuse au biberon.
    J’ai essayé toute les positons, plusieurs tétines , le verre à bec, avec moi, sans moi, chez moi, ailleurs… rien n’y fait.
    Tout le monde me dit qu’il mangera chez sa nounou, et les professionnels me conseillent , comme vous de lâcher prise. Je réalise que lorsqu’il ne mange pas des nuits entières il ne meure pas de faim, donc qu’il décidera lui même lorsqu’il sera les journées entiers loin du sein. Je lui fais donc confiance et la nounou tolérante et à l’ecoute Me conseillé également de lâcher prise et d’arrêter d’essayer. Il finira par le prendre.
    Demi journées d’essai chez nounou, refus du biberon.
    Je reprends la semaine prochaine le Travail et j’essaie donc de prendre les choses sereinement. Chez sa nounou il refuse pour l’instant le biberon mais n’hurle pas et reste calme alors…
    Merci énormément pour votre témoignage, cela fait du bien de ne pas se sentir parents « anormaux ».
    Fanny

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    1. Bonjour fanny, je suis exactement dans la même situation que vous. Mon bébé de 3 mois a refusé le biberon du jour au lendemain alors qu’il le prenait sans problème auparavant. Il ne mange que lorsqu’il est affamé. Votre commentaire date s’il y a plus d’un mois maintenant. Est ce que tout est rentré dans l’ordre ?

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  7. Bonjour,
    Un grand Merci pour ton témoignage, il est vraiment réconfortant et rassurant !!! (Il m’a même fait rire et verser quelques larmes).
    A chaque étape, je me remets en question en me disant « Je dois mal faire » et oui être maman c’est un vrai défi…
    En tout cas merci car ça fait un bien fou d’avoir toute l’histoire et de voir qu’on est pas les seuls à galérer.
    Bonne journée
    Amandine

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  8. Ici, même panique, pour des raisons un peu différentes. Bébé avec un gros RGO interne. Avec l’allaitement, ça va. Il fractionne ses repas, donc on ne s’en rend pas trop compte. Mais au moment de le passer au bib’ pour prévoir la reprise du boulot, CATASTROPHE : il refuse. Complètement. J’ai des cartons entiers à la cave de biberons et tétines de différentes marques. Je me reconnais totalement dans les achats et essais de verres, pailles, timbales… la tentative de la pipette de doliprane (et de la petite cuillère). Rien à faire. C’est l’horreur, et en plus je le sens se cambrer de douleur. Je me braque, je lui crie dessus car il ne veut rien boire. Je panique… On essaie des tas de laits différents ; la reprise du travail se profile (tellement d’accord avec vous sur la durée du congé mat’) ! Pourtant c’était si simple avec sa grande sœur ! Finalement la solution sera un gros traitement pendant plusieurs mois + donner le biberon debout, en le berçant, à moitié endormi, pendant presque 45 minutes / biberon…

    Quant à moi, j’ai – vis à vis de ma mère – fait comme votre fille : refus total du biberon, j’exigeais le sein ! Heureusement elle avait arrêté de travailler à cette époque, et du coup… j’ai eu le sein jusqu’à la diversification complète (je devais être sacrément têtue !)

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  9. Je reviens comme promis donner des nouvelles, j’ai attendu longtemps en espérant avoir un dénouement à vous raconter, mais malheureusement je ne vais pas rassurer grand monde : ma fille a maintenant 6 mois et demi, j’ai repris le travail depuis 2 mois et elle ne mange toujours pratiquement pas en mon absence ! Elle a fixé son record personnel à 50ml sur une journée de 12h, et encore, c’est arrivé juste 2 ou 3 fois, le reste du temps c’est plutôt zéro, et des hauts cris dès qu’un biberon (ou un verre ou une cuillère) de lait apparaît dans son champ de vision. Elle commence depuis 2-3 semaines à accepter de manger un peu de purée, mais vraiment très peu, juste assez en fin d’après-midi pour patienter en m’attendant, BREF, c’est le cas « je vous rassure c’est très rare » dont parle lactissima.
    Et le moins cool pour moi c’est qu’elle compense la nuit en mangeant toutes les deux heures, et en me faisant un mini pic de croissance tous les week-ends parce que ma lactation diminue dans la semaine et qu’il faut la relancer !

    Cela dit, la bonne nouvelle c’est que malgré ça elle est en pleine forme (moi un peu moins après deux mois de nuits de cet acabit :’D), continue de prendre du poids et dort et s’amuse bien la journée même sans manger, donc y a rien de vraiment problématique sur le fond. Mais j’aimerais bien qu’elle se décide à manger un peu autre chose quand même, parce que là je commence vraiment à avoir peur de devoir venir l’allaiter entre deux épreuves du bac !

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  10. Salut à toutes les mamans…

    Je vais vous rassurer, mais pas complètement.
    Pour la faire courte: 6 mois, refus total du biberon… Hurlement, repousser le biberon avec les mains, les pieds, …!
    Maman très fatiguée, ne dormant pas la nuit puisque poupette se réveille tout le temps pour téter.
    Bien sûr, achat de pleins de biberon différents, tétines différentes, laits différents (et le mien aussi) Rien n’y fait. Ah oui, on a essayé aussi de partir, que cela soit papa, etc… Pleurs de ma part et de sa part, nuits difficiles, les blogs n’apportent pas de réconfort…

    UN CONSEIL:
    NE VOUS INFLIGEZ PAS toutes ces souffrances. Si c’est non, il y a peu de chances que cela marche avec une autre tétine ou même avec une autre personne, et cela ne fait que renforcer le stress et le désespoir.

    Désespérée, j’essaye de passer aux yaourts. Ca marche un peu, mais elle réclame toujours le sein.
    J’ai fait la pipette aussi, mais c’est vraiment une goutte dans l’océan de désespoir qui nous entoure.
    Et puis, cela prend des plombes, alors que j’ai 2 autres enfants, dont une de 2 ans à la maison. Pas de temps!
    Alors, je me résous à redonner le sein. Et j’accumule la fatigue… et je ne sais pas quoi faire. j’abandonne l’idée même de lui proposer un biberon au bout d’un mois, tellement c’est sans espoir.
    Et je donne toujours le sein. Et je suis de plus en plus fatiguée. A la crèche, Mâdame poupée se porte bien. Elle mange les bouillies. Ne me demandez pas ce qu’elle boit… Ils me disent qu’elle prend le biberon d’eau. Mais je sais très bien que ce n’est pas vrai. Elle a les lèvres toutes déséchées quand je la récupère le soir et elle se jette sur mon sein.
    Et puis je vais pleurer à la crèche, car je suis tellement fatiguée et désespérée.
    « Donnez moi une solution… Que faire? » Mais pas de solutions, évidemment.
    ‘Vous savez madame, il y a des enfants qui ne prennent jamais le biberon. il faut faire avec les bouillies et les yaourts ».
    Et je rentre chez moi, mi résignée, mi malheureuse.
    Et je continue à donner le sein. Je me dis bien que cela va s’arrêter un jour… On n’a pas vu d’enfant boire au sein à 18 ans!!!

    Et voilà qu’à 10 mois nous partons une semaine au ski. Et voilà que le premier soir, j’ai l’idée de lui préparer un biberon. Et voilà que poupette vide entièrement ses 120 ml d’un coup. Et je recommence le soir. Et elle le reboit d’un coup. Et le lendemain matin aussi! Et elle ne réclame plus du tout le sein. Du jour au lendemain. Je vous jure. Plus de sein et de plus en plus de lait dans le biberon matin et soir. Au gouté, c’est laitage et compote. Et peu à peu, on a augmenté les doses du biberon et maintenant, 12 mois, elle est à 180 matin et soir.

    Voilà, finalement, l’allaitement s’est arrêté du jour au lendemain, alors que tout compte fait j’étais résignée à continuer. Moi qui voulait arrêter 5 mois plus tôt, j’ai trouvé l’arrêt trop brutal et tellement inattendu, que j’y repense avec nostalgie.

    COURAGE à toutes. On n’y peu rien et ce que je retiens, c’est, laissons faire, ne stressons pas.

    Je vous embrasse.

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    1. Reprise du boulot dans moins d’un mois, début du sevrage catastrophique… Mlle refuse le biberon et hurle des que j’ai le malheur de lui mettre dans la bouche quand elle a faim, ou rigole et joue avec quand elle n’a pas vraiment faim… Elle ne boit même pas une gorgée et ne semble pas savoir comment téter (pourtant elle a eu des bib à la maternité). Merci pour votre article, qui date de deux ans déjà !

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    2. Bonsoir les mamans, je suis aussi dans ce cas.
      Desesperee et malheureuse, bébé Léa a 4mois et demi. J ai repris le travail il y a 1 mois et elle ne veut toujours pas de biberon, préfère attendre que je rentre. La crèche m appelle qd il la trouve trop affamée et je me deplace pour lui donner le sein. Ils essaient qd meme de donner le bib mais rien a faire elle hurle et le rejette…
      Je suis fatiguée et déprimée puisque je ne peux rien faire sans elle et bien sur me reveille la nuit quand elle est pas avec moi la journee…
      Cela devient dur dur …

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  11. Enfin un article qui me rassure et qui me déculpabilise! Ma fille a 4 mois et demi et elle refuse le biberon partout sauf chez la nounou mais uniquement avec mon lait… donc je me sens un peu esclave et c’est fatiguant. Mais un article comme celui-là me rebooste et m’aide à continuer. J’aimerais tenir jusqu’à la diversification mais des fois j’ai envie de baisser les bras… alors merci pour ce partage! Et bravo 😉

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  12. Salut, d’abord merci pour cet article rassurant.. C’est dans un moment de désarroi que je tombe dessus, ça détend du coup..!
    Et je voulais savoir si par hasard tu allais faire un article sur les techniques d’endormissement sans le sein du coup..? Car je ne sais plus quoi faire non plus.

    Merci à toi !

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  13. Merci beaucoup de partager votre expérience!!!On se sent beaucoup moins seule , ça fait du bien! Me concernant je reprends le travail dans 8 jours et ma puce n’accepte pas du tout le biberon que ça soit avec mon lait ou le lait artificiel.Cela fait maintenant plus d’un mois que j’essaie chaque jours (une ou plusieurs fois par jours) de lui faire prendre le biberon , mais rien à faire.J’en suis à 5 types de biberons et tétines différents, j’ai essayer de lui donner dans le transat , les bras , avec papa , mamie….mais rien à faire.Ce matin c’était sa première matinée d’adaptation chez la nounou, Elle a réussi à lui faire prendre 40 ml , c’est mieux que rien…mais cette situation m’angoisse beaucoup et m’empêche de profiter pleinement de cette dernière semaine …Et je suis d’accord à 100% avec vous , le congé maternité en France est bien trop court !!!!!Et encore je ne suis pas trop à plaindre j’ai réussi à caler tous mes cp à la suite de mon congé si bien que ma puce aura 4 mois à ma reprise.
    Du coup je vais essayer de me détendre et de lui faire confiance.Elle sera de nouveau en adaptation mais toute la journée lundi prochain , je croise les doigts qu’elle prenne un peu plus.
    Merci!

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  14. Bonjour à toutes les mamans « galères du biberon » et aux papas aussi. Pour ma part je reprend le travail dans 2 semaines et demi et ma puce de bientôt 3 mois refuse le biberon (forcément sinon je n’écrirais pas ici lol). Essai tous les jours un petit peu, elle ne pleure pas devant le biberon, joue avec, avale quelques gouttes et au bout d’un moment pleure. J’espère au fond de moi qu’elle acceptera de prendre le bibi chez nounou (le 1er jour serait top),comme on nous le dit et j’essaye de ne pas culpabiliser. Mais comme beaucoup, je n’espère que du répit de quelques heures (partir seule sans m’inquiéter de son alimentation) et me sens enfermée dans mon allaitement (D’autant que ma demoiselle réclame souvent et que j’ai un grand de 4 ans). En plus, elle ne fait pas ses nuits car j’ai moins de lait le soir et comme elle refuse le bibi…
    Bon courage à toutes.
    Ca fait du bien de ne pas se sentir seule quand autour de nous les autres mamans rayonnent avec leurs bébé aux biberons.

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  15. Pour celles qui tomberait sur ce commentaire et que ça pourrait aider …. Ma fille de 3 mois a refusé tous les biberons pendant 15 jours, on a finit par mettre un tout petit peu de confiture sur la tétine et elle a accepté le biberon et même tout bu ! Pour le 2eme et 3eme biberon on a juste trempé la tétine dans de l’eau légèrement sucrée, et maintenant qu’elle a compris que cet engin en silicone lui donnait à manger elle le prend niquel ! En espérant que ça puisse aider parce que moi je désespérais avant la reprise du boulot…

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  16. Merci beaucoup ! Quel heureux hasard ! Mon garçon de trois mois et demi refuse catégoriquement le biberon ! Quelle angoisse. Je suis graphiste indépendante et suis amenée à me déplacer mais j’emmène bébé avec moi et son père accessoirement pour le nourrir en douce dans la voiture avant mon rdv ! Quelle organisation et que de stress. Alors que finalement, si je parle à bébé en lui expliquant la situation et qu’on choisit lui-même de se nourrir ou non pourrait tout changer. Je vais essayer mais merci c’est de loin le meilleur article que j’ai trouvé sur le sujet !!!! Bravo et courage à toutes les mamans !!!

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  17. Merci.. Merci pour cet article !!!! Je reprend maintenant dans 10 jours et depuis 3 semaines nous tentons biberons, pipettes, et rien à faire ma puce ne veut que le sein. Je tire mon lait, jnessai le LA, on a un stock de tétines différentes mais elle ne veut rien savoir….tout comme toi, j’ai commencé à regretté de l’avoir allaité. Papa perds aussi beaucoup patience lors des essais infructueux…
    Comment laisser ma puce de 2 mois sans manger tout le temps où je travaille(son frère avait accepté le bib du 1er coup), je n’en dors plus la nuit et bim… Je tombe sur cet article qui me redonne espoir !❤️ Nous allons la suivre et je compenserait le matin avant de partir travailler et à mon retour, en espérant que tout aille au mieux !

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  18. Merci beaucoup pour ton témoignage, qui vient de sauver mes 3 dernières semaines de mon congés maternité! Tu nous redonnes espoir!
    Nous en étions au stade : achats de biberons et page 4-5 Google et de mon côté beaucoup de pleurs et de stress avec un allaitement subit beaucoup moins sympathique.
    Beaucoup de maman parle du sevrage, par quelle tétée commencer etc … mais aucune ne relate les échecs du passage au biberon et personne ne donne de réelles solutions ou au moins des faits simple comme « votre bébé fait ses choix, respectez-les » même dans la célèbre émission sur les enfants de France 5.
    Comme toi mon fils ainé a pris le biberon sans problème mais la petite deuxième le rejette volontairement (j’avais l’impression que tu racontais notre vie en ce moment)
    Ton article devrait être en première page Google!
    Attendons donc l’adaptation en crèche de mistinguette…
    Merci encore.

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    1. Si jamais l’adaptation ne se passait pas comme espéré avec une anorexie volontaire de bébé, une fois de plus, pas de recette miracle…. 3 semaines de stress et d’inquiétude avec un bébé qui a alors perdu 1kg en une semaine mais finalement tout est rentré dans l’ordre… Bon courage!!

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  19. Un grand merci pour cet article qui semble être le seul expliquant l’après ! Et nous permettant de nous rassurer : Non, bébé ne s’est pas laissé mourir de faim ! Pour ma part, ça y est bébé a fini par prendre le biberon après plein d’essais plus ou moins fructueux. Il a décidé de se laisser tenter à deux jours de l’adaptation chez la nounou. Nos petits comprennent très bien les enjeux autour d’eux et sont super malins. La technique du « je propose il dispose » a été d’un grand secours pour ne pas culpabiliser et tenir le coup quand il ne voulait que le sein. Même sans vouloir se gacher les dernières semaines avant la reprise c’est quand même bien stressant cette situation. Mais on peut en être sur, tout rentre dans l’ordre ! Leur faire confiance et se faire confiance ! Encore merci !

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  20. Bonjour !
    Merci pour ce témoignage qui me fait pleurer…Je n’ai pas allaité mes deux premiers enfants. Le 1er par choix et la seconde car mal conseillée et pas soutenue à la mat j’ai eu des crevasses infectées en 48h…pour minigirl je me suis bien préparée, j’ai prévenu la mat que je voulais du soutien. Bref dans ma tête je voulais tenter l’expérience de l’allaitement mais sans pression en me disant ça marche tant mieux, ça ne marche pas tant pis. Cela a été tellement différent de ma 1ère expérience que ça m’a même plu! Cependant mon corps est épuisé par une grossesse pdt laquelle j’ai souffert de nausées et vomissements non stop. Cela fait déjà 6 mois que mes nuits sont hachées par les vomissements, mal de dos et douleurs au périnée. Du coup je me suis dit j’allaite un mois et on commence le mixte. Le mois se termine, je vois ma sage-femme, commande le tire-lait (ça je n’étais pas très fan mais on me dit qlq bib avec lait maternel pour habituer minigirl au bib). Le tire lait est là, le papa aussi car c’est le week-end. Hop après 1ère tétée je tire mon lait. 150ml. On propose un bib à la tétée d’après. Lisa accepte et s’enfile 120ml. Je suis rassurée. On remet ça dimanche dernier, là elle rechigne et prend 90ml. Lundi mes seins sont irrités par le tire-lait et franchement je n’apprécie pas du tout de tirer mon lait. J’appelle ma sage-femme qui me dit essayer de lui donner du lait infantile. Heu bah la lutte toute la semaine. Forcément avec papa on se pose bcp de questions. Bonne tétine? Bon lait? Je ne peux me résoudre à laisser ma fille sans manger donc ça fini au sein mais pour moi ça devient une obligation et je n’y prend plus de plaisir. Demain je change de lait pour un lait relais (là j’avais acheté avant d’accoucher une boite de lemiel au cas où je n’allaiterais pas et que mes 1er ont pris (6 laits différents de testes pour bb1 avant qu’il accepte) quand au bib on a pris le mam mais la tétine est courte donc demain j’essaye les tomme…bref moi qui avait peur de ne pas réussir à allaiter maintenant je stresse pour le sevrage…

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  21. Merci pour ce témoignage écrit avec humour et qui m’a fait verser quelques larmes tellement je me reconnais dans cette situation. De mon côté, j’ai lutté pour mettre en place l’allaitement (qui n’a fonctionné nickel qu’après 1 mois et demi avec tétées à rallonge, tirage de lait et don de complément au biberon que mon bébé prenait parfaitement d’ailleurs !) et je me suis prise 1 mois et demi avant la reprise du travail pour le sevrage progressif. Et bien cela fait 1 mois que mon bébé refuse le biberon et j’ai aussi testé tous les stratagèmes et ruses possibles… Quoique le poirier au liniment pas encore ! 🙂 on a commencé l’adaptation a la crèche et ma fille ne prend pas non plus le biberon là bas les quelques heures où elle y est restée et pleure beaucoup. Ca me fait mal au coeur. Et à la crèche, idem :ils nous rajoutent une pression de fou. On a débuté la diversification mais elle prend à peine 1 cuillère du bout des lèvres. Pas gagné comme alternative. Bref, il va falloir que je reprenne le travail en allaitant matin et soir (et peut-être meme plus que les 2 fois par nuit habituels), ça ne va pas etre de tout repos. Je me sens prisonnière de mon allaitement c’est terrible. Mais je fais confiance à ma fille, elle trouvera une solution et ne va pas se laisser mourir de faim, même si cela aurait été plus simple pour tous si elle acceptait le biberon. Et en effet il ne fautnpas écouter les remarques des gens… P ex de mon côté il m’est arrivé de dire ‘cela fait 1 mois qu’ elle refuse le biberon’ et m’être entendu repondre ‘t’ as pensé à changer de tétine ? ‘…. Grrr… Ah non sérieux, quelle idée, je suis tellement bête que je n’ y ai pas pensé… alors qu’on a pensé aux choses les plus folles pour réussir l’opération.
    Encore merci pour cette histoire et surtout sa fin complète 🙂

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