Allaitement et grossesse·Working Mum

Faire accepter le biberon à mon bébé: Mission impossible!

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Hier soir, je réchauffais le petit pot préparais le repas de Petit Quark pendant qu’il jouait dans le salon avec Bébé Gluon. Du haut de ses presque 3 ans, sa complicité est déjà bien réelle avec sa petite-sœur de 7 mois, et il se fait volontiers l’interprète de ses rires et de ses pleurs. Aussi, quand elle a commencé à chigner et grogner,  Petit Quark est venu tout naturellement me signaler qu’à son avis, elle commençait à avoir faim (et que lui aussi, par la même occasion)

Après avoir installé mon fils pour le dîner, j’ai donc préparé le lait en poudre de Bébé Gluon, qui s’est mise à frétiller de joie en me voyant arriver chargée du précieux liquide.
J’ai souri.
J’ai souri et je me suis tout d’un coup revue plus de 5 mois en arrière, équipée de ce même biberon, sangloter d’impuissance face à ma petite fille qui refusait obstinément de le prendre.
J’ai souri en pensant à quel point ce refus d’autre chose que le sein avait été une montagne infranchissable à l’époque, et combien cela me semblait anecdotique aujourd’hui.
J’ai souri… et puis j’ai réfléchi.

Je me suis remémorée les dizaines d’heures passées sur internet à essayer de trouver une solution miracle pour faire accepter le biberon à mon bébé. J’ai repensé au soulagement que j’avais ressenti en lisant les questions, parfois vieilles de 10 ans, d’autres mamans insomniaques et désespérées qui me prouvaient  que notre cas était loin d’être unique. Et je me suis rappelée la frustration de voir que, presque jamais personne ne revenait raconter la fin de l’histoire. Les bébés sont-il morts de faim ? Ont-ils fini par boire leurs biberons ? Quand ? Comment ? Pourquoi…?!

« Si je m’en sors, je reviendrais raconter ! » me suis-je promis.

Et bien sûr… je ne l’ai pas fait.
Je suis passée à d’autres défis, à d’autres problèmes, d’autres questionnements.
Alors aujourd’hui, je vais me rattraper.
Aujourd’hui je vais vous raconter l’histoire… jusqu’au bout.

Septembre 2016.
Ma fille a 1 mois et demi.
Elle est allaitée depuis sa naissance et pousse comme un adorable champignon.
La reprise du travail qui se profile à grands pas et d’autres raisons qui rendent cet allaitement compliqué nous poussent, mon mari et moi, à vouloir introduire des biberons.
Nous décidons donc de mettre en place un sevrage progressif pour que, fin octobre, Bébé Gluon puisse être confiée à la crèche en étant 100 % au biberon.

Je n’étais pas vraiment inquiète. Pour mon fils aîné, les choses s’étaient déroulées très simplement. Petit Quark était un bébé au solide appétit, qui a été allaité durant 1 mois et demi en exclusif sans aucun problèmes. J’avais souhaité mettre en place un sevrage en douceur avant ma reprise du travail, et nous avions donc remplacé une tétée par un biberon, puis deux tétées et ainsi de suite jusqu’au sevrage total environ 1 mois plus tard. Mon bébé avait à peine tordu le nez lorsque je lui avais présenté son premier biberon avec mon lait, ni daigné manifester une quelconque réaction lorsqu’il était passé au lait artificiel (s’en était même limite vexant!) Nous avions acheté la première marque de biberon qui nous était tombée sous la main, des Avent compatible avec le petit tire-lait manuel que je m’étais procuré et qui faisaient de plus partie des deux marques acceptées par la crèche. Pour le lait, mon mari avait benchmarké les différentes marques de lait et sélectionné un lait trouvable en pharmacie et abordable.  Bref, le sevrage idéal, qui aurait pu servir de base à la rédaction d’un article « Comment sevrer son bébé pour les nuls« .

Depuis sa naissance, bébé Gluon avait déjà bu deux ou trois petits-biberons de lait maternel, dans les mêmes biberons que son frère. C’est donc très confiante qu’un beau matin de septembre, je lui ai présenté son premier biberon de lait en poudre. J’avais choisi la tétée de 11h, tétée qui se passait en général particulièrement bien, pour commencer le sevrage. J’avais bien pris soin d’expliquer à ma fille ce qui allait se passer, pourquoi et comment, et que je l’aimais de tout mon cœur, biberon ou pas biberon, sein ou pas sein.

Ma fille a vaguement mâchonné la tétine, a avalé une ou deux gorgées et s’est complètement désintéressée de la chose. Elle s’est même mise à gigoter en repoussant le biberon avec sa petite langue pour bien me signifier que ce n’était pas ce qu’elle voulait.

Je ne me suis bien sûr pas démonté, je n’ai pas insisté pour ne pas la braquer et l’ai vivement félicité pour les quelques gouttes ingérées. J’ai attendu quelques minutes avant de lui donner le sein.

Puis j’ai réessayé le biberon à la tété suivante.
Puis à celle d’après.
Et à toutes les autres.

Sans. aucun. succès.

Mentalement, je me suis dit « OK. Je suis allée un peu vite : essayons plus progressivement. »
J’ai tiré mon lait, et lui ai proposé à plusieurs reprises, toujours dans la joie et la bonne humeur. Même résultat. Bébé Gluon jouait avec la tétine, ne faisait pas mine de téter, et se fâchait tout rouge si je lui laissais cet objet étranger dans la bouche un peu trop longtemps.

J’ai commencé à me renseigner, voir s’il n’y avait pas quelques astuces pour faciliter la transition. J’ai chauffé la tétine, l’ai trempée dans le lait, dans du sirop d’agave bio, testé diverses températures, refilé le bébé (hohoho) au papa, quitté l’appartement, essayé dans le transat, en me baladant, dans le bain, au parc, passé le relais à une amie… Rien à faire.

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Essai biberon n°485 – Le bain

Bon, me suis-je dit, nous avons encore le temps, la reprise est dans 3 semaines. Pas de pression. (Alors qu’en fait, tu commences à bien la sentir la pression. Surtout lorsque tout ton entourage prend une mine épouvantée en s’exclamant « Mais comment tu vas faire?!? » lorsque tu leur racontes tes essais infructueux)
J’ai essayé d’autres biberons. Tout d’abord, avec un biberon que j’avais reçu gratuitement avec une robe de soirée pour femme enceinte que j’avais acheté à l’occasion d’un mariage (sont-ils malins ces marketeux!), puis avec un biberon qui me restait de l’enterrement de vie de jeune fille d’une amie et qui m’avait servi à boire des cocktails (non) alcoolisés dans un bar parisien (sait-on jamais…?)
Puis avec la deuxième marque de biberon qu’acceptait la crèche, commandés un soir où le désespoir commençait à poindre, avec l’option « livraison super rapide moyennant le double du prix de l’article que vous commandez »
Et enfin avec la super marque acceptée par « 94 %  des bébés ». Pas de bol pour nous, visiblement, Bébé Gluon fait partie des 6 % restants.
Nous avons aussi testé plusieurs tétines : vitesse 1, vitesse 2, en caoutchouc, en silicone… Longues, courtes, épaisses, étroites, striées, lisses, imitant la forme du sein, imitant la texture du mamelon et j’en passe (je ne sais pas vous, mais moi je n’ai jamais bien vu le rapport entre ces bouts de plastique et ma poitrine… et visiblement, ma fille non plus)

À partir de là, je l’avoue franchement, la panique s’est installée.

J’ai commencé à écumer internet, à la recherche de LA solution, ou tout du moins d’une piste que je n’aurai pas encore explorée. J’ai dévoré tous les forums, blogs et articles qui traitaient de près ou de loin du sujet. J’étais même tellement désespérée que j’ai consulté les résultats des recherches Google au-delà de la page 3 (Personne ne fait ça. Personne)
Franchement, une maman m’aurait juré que son bébé avait enfin accepté le biberon lorsqu’elle lui avait donné en faisant le poirier, à 15h48 tapante, au pied d’un chêne centenaire, après s’être enduit le corps de liniment et avoir chanté « Les petits poissons dans l’eau« , je l’aurai fait.
Mes globules rouges avaient été remplacés par de l’adrénaline pure. Je n’avais pas un, mais deux torticolis (un de chaque côté… oui oui c’est possible) et je pleurais nerveusement plusieurs fois par jour. Dans mes pires cauchemars, je voyais ma fille hurlante et affamée, sanglotant loin de moi et se laissant dépérir lentement à la crèche. J’avais bien sûr lu à droite et à gauche qu’un bébé ne se laisse pas mourir de faim, mais franchement, cette idée ne me rassurait absolument pas. Des fois que mon enfant soit l’exception qui confirme la règle…
Tous les soirs je faisais le compte rendu à Papa-pas-BCBG des malheureux millilitres que Bébé Gluon avait avalés. Millilitres qui se comptaient, les bons jours, sur les doigts d’une main… Cela tournait à l’obsession.

A J-15 de la reprise du boulot, j’ai arrêté de dormir.
A J-10, j’ai arrêté de manger.

Nous avons tout essayé. Tout.
Changer de biberon, de tétine, de lait.
Faire donner le biberon par moi, par le papa, par les voisins des amis.
Essayer différentes positions, différents endroits, différents moments de la journée.
C’est bien simple, nous avons écrit et testé l’intégralité du Kamasutra du biberon!
Sur internet, je pouvais lire que certaines situations s’étaient débloquées en changeant de contenant. Les bébés plus grands finissaient par boire à la tasse à bec ou directement au verre. D’autres n’acceptaient jamais le biberon, mais étaient assez âgés pour être diversifiés et passaient directement aux laitages. Mais pour ma fille qui n’avait même pas trois mois, impossible (et ce n’est pas faute d’avoir essayé la tasse à bec et le verre…)
La situation semblait vraiment inextricable, d’autant plus que je voyais bien que ce n’était pas un blocage « technique » mais un refus catégorique. Un soir nous avions en effet réussi à feinter Bébé Gluon en commençant par le sein et en enchaînant discrètement sur un biberon, qu’elle avait bu d’une traite, à moitié endormie. Elle pouvait donc boire au biberon, mais… elle ne voulait pas.
J’avais même essayé, un jour,  en désespoir de cause, de lui refuser à manger et de ne lui proposer que le biberon. J’ai craqué au bout de 6 heures. Je ne pouvais tout simplement pas supporter de laisser ma fille hurler de faim en lui refusant la seule chose qu’elle voulait: le sein.
Je m’étais confiée à la crèche au sujet de nos difficultés, en leur demandant ce que nous pouvions faire si elle n’acceptait toujours pas les biberons lors de la semaine d’adaptation. La réponse m’avait encore plus stressé, si cela était possible : ils ne pourraient pas la garder si elle ne s’alimentait pas. Voilà. Je me voyais déjà contrainte à prendre un congé parental parce que ma fille refusait le biberon.

Je suis passée par beaucoup d’états d’esprit différents : angoisse, détermination, culpabilité, colère. J’ai même regretté avoir commencé à allaiter, je me suis maudite de m’être fichue dans une situation pareille. L’allaitement était devenu une contrainte, car s’il n’y avait pas d’échappatoire possible, il n’y avait plus de liberté et donc plus de plaisir à nourrir mon enfant.
J’en ai voulu à Bébé Gluon. Beaucoup. Certains jours, je ne pouvais plus la voir en peinture. J’avais envie de partir, loin. Le soir, je ruminais des pensées un peu délirantes. Je m’imaginais m’enfuir sans rien dire à personne, prendre une chambre d’hôtel, couper mon téléphone et dormir. Dormir durant des jours. Bien sûr cela aurait été très dur pour mon mari et ma fille au début, mais ils auraient forcément trouvés une solution, puisqu’un bébé ne se laisse pas mourir de faim. Et puis je serai revenue, une fois le problème réglé…

A J-7, j’ai décidé d’agir.
J’ai contacté une coach parental. Nous avions besoin d’aide, et le timing ne nous laissait plus le choix. D’autant plus que, cerise sur le gâteau, Bébé Gluon s’endormait exclusivement au sein, ce qui rajoutait un stress supplémentaire : non seulement elle était incapable de se nourrir sans moi, mais elle ne pouvait pas dormir non plus.
La consultante en Puériculture et Parentalité nous a écouté avec beaucoup d’attention.
Elle nous a donné des clés pour aider notre fille à apprendre à s’endormir seule (cela nécessiterait un article entier à ce sujet), et nous a conseillé de relâcher la pression, et de faire une pause dans notre « mission biberon ».
« Mais l’adaptation à la crèche débute la semaine prochaine, qu’allons-nous faire si elle refuse de s’alimenter?!? » nous sommes-nous exclamés !
Après nous avoir rassuré sur le fait que de nombreux enfants, même ceux qui n’ont jamais étés allaités font la grève du biberon lorsqu’ils commencent la crèche ou la nounou , elle a prononcé LA phrase qui m’a aidée à voir la situation sous un nouveau jour :

« Votre responsabilité en tant que parent, c’est de proposer à manger à votre enfant. S’il choisit de manger, ou non, cela ne dépend pas de vous, mais de lui. C’est son choix, et il faut le respecter.« 

Attendez… Nous n’étions donc pas de mauvais parents, incapables d’une chose aussi simple que de nourrir notre enfant?
C’était à Bébé Gluon de choisir ??
Nous pouvions arrêter de faire le forcing matin, midi et soir avec le biberon et (enfin) profiter des derniers jours de mon congé maternité avec notre fille ???
C’est tout bête, mais j’avais l’impression d’avoir 10 kilos en moins sur les épaules (ce qui n’était pas tout à fait faux, étant donné que le stress me coupait l’appetit depuis des jours…)

La semaine précédant l’adaptation à la crèche, mon mari était en congé paternité. Nous nous sommes donc concentrés sur le sommeil de bébé Gluon et avons lâché du lest sur les biberons.
Le samedi, je devais absolument m’absenter pour la journée, afin d’être présente au baptême de mon adorable filleul, dans le sud de la France. Il était question à l’origine que je parte du vendredi soir au dimanche après-midi (j’avais pris mes billets d’avion plus de 2 mois à l’avance, étant absolument persuadée que ma fille serait bien évidemment sevrée le week-end avant ma reprise !) Mais au vu de la situation, et sur les conseils de la coach, j’avais réorganisé mon voyage en faisant l’aller-retour en avion sur la journée du samedi.

Le matin de mon départ, j’ai donc allaité Bébé Gluon dans son sommeil, vers 5 heures du matin, et l’ai recouché toute endormie dans son petit lit en lui disant que je partais, que je serais de retour le soir, et que son papa lui proposerait des biberons. Biberons qu’elle n’était pas obligée de prendre, mais dans ce cas-là il faudrait qu’elle attende mon retour pour manger.

Je suis revenue le soir vers 19h (parce que forcément, mon avion avait 1h de retard grrrr). Je ne vais pas vous mentir, la journée avait été très difficile. Elle avait beaucoup dormi la matinée, et… beaucoup pleuré le reste de la journée. Mon mari avait réussi à lui faire prendre 30 ml de lait en milieu d’après-midi, mais c’était bien tout (et je le soupçonne d’y être allé à la barbare avec la pipette de doliprane….) Heureusement, elle avait fait de nombreuses siestes, et fait aussi une longue ballade en poussette durant laquelle elle était resté bien calme.
Elle s’est bien sûr jetée sur le sein dès que je l’ai prise dans mes bras, et s’est endormie pour sa nuit tout de suite après.

Le dimanche, je lui ai proposé un biberon qu’elle n’a pas voulu, et je l’ai donc allaité sans vergogne toute la journée, profitant un maximum d’elle avant de reprendre le travail le lendemain.

Le lundi, j’ai enfilé mon armure mes vêtements de working mum, je me suis maquillée, et j’ai pris mon RER, laissant Bébé Gluon avec son papa, qui gérait l’adaptation à la crèche.
J’ai fait ce que j’avais essayé d’éviter de toutes mes forces depuis des semaines : je suis partie au travail alors que ma fille ne prenait pas le biberon.

Et vous savez quoi ? Ça s’est bien passé.

J’ai continué d’allaiter ma fille le matin dans son sommeil, et le soir en rentrant. Et son papa lui a proposé des biberons plusieurs fois dans la journée.
Le lundi, elle a bu 60 ml.
Le mardi, idem.
Le mercredi, elle a pris deux petits biberons de 90 ml.
Le jeudi pareil, dont un qu’elle a bu à la crèche.
Le vendredi, elle a accepté deux biberons de 150ml.

Elle compensait le matin, et le soir en faisant deux grosses tétées.
La semaine d’après, elle s’est calé sur deux biberons de 150 ml, puis de 180.
Et… moi qui voulais arrêter les tétées le matin et le soir, une fois que les biberons seraient bien acceptés… j’ai continué. J’ai allaité ma fille en travaillant. Pendant presque 3 mois. Et de tous les trucs que j’ai déjà réalisés dans ma courte vie (on va dire que 31 ans c’est court, hein 😉 ? ) c’est une des choses qui me rend le plus fière.
Avoir  une petite fille ne dépendant plus uniquement de moi pour se nourrir et s’endormir m’a permis de me sentir libre d’allaiter. Cela redevenait un vrai choix, et non plus une corvée dont moi seule pouvait m’acquitter.

Avant de conclure, juste deux petits « coups de gueule ». Oh trois fois rien. Une paille… C’est mon côté féministe qui me démange… Tout d’abord, la durée du congé maternité. On en parle ? En France, cela représente 10 semaines après la naissance pour les deux premiers enfants. 2 mois et demi. Je défie n’importe qui sur cette planète de tenir un nourrisson de cet âge là entre ses bras et de m’affirmer, les yeux dans les yeux, que cet enfant peut se passer de sa maman toute la journée et qu’elle peut retourner travailler l’esprit tranquille. (Et allaitement ou biberon, là n’est pas la question !) Surtout que, ironie ou cynisme, les structures d’accueil collectif n’acceptent pas les enfants avant 3 mois révolus. Alors… on fait comment ? Clairement, si j’avais pu reprendre le travail plus tard, le sevrage de ma fille aurait été beaucoup moins stressant. Vers 6 mois par exemple, une autre option que le biberon aurait pu être envisagée, et la diversification nous aurait offert d’autres perspectives.

Deuxième petit point : si vous croisez sur internet ou dans votre entourage une maman qui se retrouve dans la même situation que moi il y a quelques mois, avec un bébé qui refuse de lâcher le sein pour se mettre au biberon… Pitié… Ne lui faites pas le vieux coup du « blocage qui vient de la mère« . Laissez la psychologie de cuisine… à la cuisine.
Ne rajoutez pas une angoisse supplémentaire à une maman qui s’en veut déjà bien trop de cette situation. C’est trop facile de dire « Ah mais, en fait c’est de ta faute si ton bébé refuse le biberon, c’est parce que tu ne veux pas le lâcher. » J’ai trop souvent vu sur les sites internet, les blogs ou les forums cet argument un peu bateau qui culpabilise à bon compte les mamans, et dédouane de vraiment chercher une solution au problème, ou d’offrir tout simplement une oreille attentive.
Attention, je ne dis pas qu’il ne peut pas y avoir de blocage inconscient à un sevrage. D’où l’importance de se poser vraiment la question concernant le bien fondé de ce qui nous pousse à arrêter d’allaiter. Il faut être sûre de son choix ( nos sein, notre choix je rappelle, hein. Pas celui de tante Gudule ou du pédiatre). Il faut aussi également savoir que travailler et allaiter est possible dans certains cas (et là je vous renvoie une fois de plus sur Lactissima si vous voulez vous lancer dans l’aventure! 😀 ) Le sevrage n’est pas forcément une obligation.
Alors bon sang de bonsoir, arrêtez de charger la mule ne collez pas une responsabilité supplémentaire sur la maman. Un sevrage ça se vit à deux, car cela impacte deux personnes. Avec chacune sa volonté propre. La réticence au sevrage peut aussi très bien venir de l’enfant.

Comme promis, voici donc la fin de l’histoire :
Aujourd’hui Bébé Gluon est sevrée. Elle boit ses biberons sans difficultés, même si les compotes et les purées qu’elle commence à découvrir la passionnent bien plus. Lorsqu’elle ne veut plus de son biberon, elle sait nous le montrer très clairement et le verdict est sans appel: impossible de la forcer à manger.

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Le début de l’autonomie

Avec du recul, je me rends bien compte que je me suis stressée « pour rien » et que tout ne dépendait pas que de moi. Si je devais revivre cette situation avec mon expérience actuelle, je n’essayerai même pas de présenter de biberons à ma fille avant la reprise (sauf pour pouvoir me soulager à l’occasion) Je n’achèterai pas 36 biberons et accessoires. Je ne testerai pas 150 positions différentes. Et surtout, je ne me gâcherai pas les dernières semaines de mon congé maternité à me focaliser là dessus. Mon bébé n’était pas prête à ce changement, et elle s’est adapté étonnamment vite lorsqu’elle a été en conditions « réelles ». Cependant, c’est le genre de constat qu’il est facile d’établir après-coup, qui demande un lâcher-prise que je n’ai acquis justement qu’en vivant tout cela.
Je sais aussi que j’aurai bien du mal à rassurer une maman qui serait dans la même situation que moi. Car tout ce que je pourrai lui dire lui semblerait dérisoire comparé à cette peur primaire, viscérale, de ne pas réussir à nourrir son tout-petit.
Alors j’aimerais juste dire aux mamans noctambules et stressées qui passeraient par ici : vous êtes des mamans formidables. Vous avez donné le meilleur de vous-même en allaitant votre enfant. Vous souhaitez (ou vous devez) passer à autre chose, et c’est la vie. Mais vos bébés ont le droit de préférer votre sein tout doux et votre lait aux tétines en plastique et au lait en poudre.
Votre devoir en tant que mamans, en tant que parents, c’est de proposer à manger, sein ou biberon, pas de forcer son bébé à avaler sa ration. La logique reste finalement la même que pour un allaitement à la demande : faire confiance à son enfant pour se nourrir. Lui laisser le temps et l’espace pour ne pas être d’accord.
Certains enfants sauteront l’étape du biberon, il y a d’autres alternatives valables. D’autres comprendront petit à petit qu’à la crèche ou chez la nounou, maman n’est pas là, et qu’il faut donc se nourrir autrement.
Et même si c’est très difficile, essayez de vous imaginer dans quelques jours, quelques semaines, quelques mois: d’une manière ou d’une autre, votre enfant arrêtera de boire au sein. Alors, vous vous retrouverez face à d’autres défis, à d’autres problèmes, d’autres questionnements. Et ce que vous vivez aujourd’hui comme une montagne infranchissable vous semblera bientôt anecdotique. Les bébés ne meurent pas de faim. Ils finissent tous par se nourrir… autrement.

En attendant, du courage ! (Et des bisous !)

Et chez vous, y a t-il eu une transition sein-biberon? Comment cela s’est-il passé? Racontez moi! (À chaque commentaire, une maman insomniaque retrouve le sommeil!!!)

275 réflexions au sujet de « Faire accepter le biberon à mon bébé: Mission impossible! »

  1. Je viens de lire votre article après un 6h30 17h de combat avec ma fille après des conseils de « lui donne pas le sein si elle a faim elle aura son biberon » et je suis un peu soulagée de lire que votre expérience ressemble très fortement a ce que je suis en train de vivre avec bebe. J me demandais simplement est ce que la nounou va accepter un bébé pas sevré ? Va t’elle avoir cette patience étant donné qu’elle a d’autres enfants à soccuper. ?
    Voilà je vais suivre ces beaux conseils de profiter des derniers moments de congé maternité avec elle sans se gâcher la vie et en espérant qu’elle s’adapte sur le moment.
    Merci encore pour ce partage.
    Angelina

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    1. Merci Angelina de votre commentaire. Les premiers jours risquent d’être éprouvants pour votre fille et la nounou, je ne vais pas vous mentir. Mais les enfants qui commencent à être gardés par une nounou passent tous par une période d’adaptation, plus ou moins sereine, que l’enfant soit allaité ou non.
      J’espère que la personne qui gardera votre fille saura se montrer compréhensive et patiente.

      J’espère que vous profitez de la fin de votre congé maternité 🙂
      N’hésitez pas à venir nous raconter la suite de votre aventure !!

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  2. Merci merci et merci! Cela m’a fait un bien fou de vous lire! Même si je suis toujours inquiète…
    Ma fille de 5 mois doit commencer l’adaptation à la crèche dans une semaine et elle refuse totalement le biberon. J’ai tout essayé avec min mari, toutes les tetines, tous les laits…

    Je vais contacter la crèche demain pour les tenir informé de la situation en espérant qu’ils nous accompagneront dans cette étape ! ?

    Sur les conseils du pédiatre nous avons commencé doucement la diversification afin qu’elle ai un autre rapport à la nourriture que seulement le sein, pour le moment ça change rien mais ma poupée adore les purée !
    Du coup j’ai peur qu’à la crèche ils se contente de lui donner purée et compote sans forcément « se prendre la tête » à essayer de lui faire accepter les biberons!
    De plus, se qui m’inquiète le plus c’est que lorsque ma fille pleur elle pleur vraiment très très fort! (Toutes les personnes qui ont pu l’entendre sont surprise !) J’ai peur que les personnes de la crèche ne supportent pas…

    Cordialement,
    Jessica

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    1. Merci Jessica de votre commentaire.
      Votre fille a dû commencer la crèche, j’espère que l’adaptation se fait en douceur 🙂
      Les crèches sont des structures avec en général des personnels formés et aguerris, ils sauront sûrement trouver des moyens d’accompagner votre puce durant la transition, en tout cas je l’espère sincèrement !
      N’hésitez pas à venir donner de vos nouvelles !

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  3. La fin de l’histoire:
    j’ai découvert cet article un soir d’insomnie en septembre, en cherchant ardemment une solution au refus du biberon de Mademoiselle P, 3 mois à l’époque.
    Aujourd’hui, quelques 3 mois plus tard, je viens vous raconter la fin de cet épisode.
    Mademoiselle P a donc intégré la crèche à 3 mois, et a accepté de prendre ses biberons dès la première journée complète……..
    On a donc continué en allaitement mixte, biberons à la crèche et seins à la maison, sans aucun soucis.
    Aujourd’hui mon bébé est sevré, elle ne prend que des biberons.
    Moralité: rien n’est jamais perdu !

    Courage à toutes les mamans qui passent par ce passage difficile !

    Ingrid

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    1. Merci d’être revenue raconter la fin de votre histoire c’est adorable !! Et ce sera très utile aux mamans dans la même situation 🙂
      Décidément, la mise en situation réelle semble débloquer beaucoup de cas.
      Bravo aussi pour votre allaitement mixte 🙂 Continuer à donner le sein une fois la reprise du travail effectuée, c’est vraiment courageux !

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  4. Quel bel article merci beaucoup ! Plein d’humour et bien déculpabilisant ! Nous sommes exactement dans la même situation, dans 3 semaines je reprends le travail et BabyGirl commence l’adaptation avec sa nounou lundi… mais refuse tous les biberons que nous tentons de lui proposer tous les jours, avec toutes les tétines, toutes les positions possible… Et pareil nous avons réussi à la feinter un soir à moitié endormie un biberon de 90ml bu d’une traite… Elle sait donc téter contrairement à ce qu’elle nous montre la journée en repoussant les tétines avec sa petite langue ! Cherchant des solutions dans les 3 pages Google (oui les mamans désespérées vont en page 3 voire +!) votre article est celui qui a le + retenu notre attention (et il se trouve en page 1!) ! Nous allons donc patienter sagement que BabyGirl se décide en conditions réelles !
    En revanche nous avons également le même problème pour l’endormir car elle ne s’endort qu’à mon sein le soir et nous ne savons plus quoi faire ? Pourriez-vous nous en dire un peu sur ce que la conseillère en puéricultrice vous a conseillé ? Comment l’avez vous contacté ? Existe-t-il un annuaire qui les recensent en province ?
    Merci beaucoup en tout cas pour votre retour car bien souvent on sait sur internet que nous ne sommes pas seuls mais on sait rarement comment ça se termine (bien heureusement !) !
    Bonne soirée !

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    1. Merci pour votre commentaire (et pour m’apprendre que cet article est en page 1 😉 )
      Courage, accrochez vous et essayez de profiter de la fin du congé maternité, en vous débarrassant autant que faire se peux du stress (plus facile à dire qu’à faire, je suis bien d’accord !)

      Pour la conseillère, nous l’avions trouvé sur internet, et les consultations se sont faites par téléphone. Si cela vous intéresse, je peux vous communiquer les coordonnées de cette dame.

      N’hésitez pas à venir nous raconter la fin de votre histoire ici, qui je l’espère, sera tout aussi heureuse que la mienne 🙂

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    1. Merci pour votre commentaire !

      Hélas, non, pas d’article car autant pour mon fils cela c’était fait tellement naturellement que je m’en souviens à peine, autant pour ma fille, nous avons du nous faire aider par une coach parentale qui nous a fait appliquer une méthode très stricte pour réussir à passer cette période.

      Bon courage pour la suite, j’espère que vous trouverez une solution qui convienne à tout le monde !

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  5. Merci pour cet article ☺
    Je reprend le travail dans 3semaines, ma fille aura 4mois et ça soulage de lire une histoire aussi rassurante
    Serais t’il possible d’avoir des indications sur « comment endormir bebe sans tétée »
    Merci encore et félicitations

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    1. Thinnes, d’après mon expérience de l’allaitement et selon les nombreux témoignages que j’ai pu avoir d’autres mamans allaitantes, l’endormissement sans le sein peut être très difficile à obtenir. L’allaitement produit des hormones qui favorisent le sommeil (pour le bébé et pour la maman) et la tétée est aussi un moyen pour bébé de se rassurer. La seule solution est de lui refuser le sein en lui expliquant que l’on ne veut plus l’endormir au sein et d’accepter qu’il pleure et qu’il montre son désaccord.
      Un osthéopathe spécialisé dans les bébés peut être aussi une solution, il peut regarder s’il n’y a pas de problèmes de succion, ça peut aider dans certains cas.
      Certains bébés s’endorment sans tétée et sans passer par une phase de pleurs mais ils ont commencé à le faire quand ils étaient déjà un peu plus âgés (15 mois, 18 mois, 2 ans). Dans la majorité des sociétés allaitantes, les bébés s’endorment au sein.

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    2. Bonjour Thinnes, merci pour votre commentaire. Je suis contente que mon histoire vous rassure, et je vous souhaite une fin aussi heureuse que la mienne… en situation réelle, il semble que cela se débloque dans la majorité des cas.

      J’aurai du mal à vous répondre malheureusement pour « comment endormir bébé sans tétée » car, autant pour mon fils cela c’était fait tellement naturellement que je m’en souviens à peine (et il était déjà passé au biberon), autant pour ma fille, nous avons fait appel à une coach parentale qui nous a fait appliquer une méthode très stricte pour réussir à passer cette période…. Comme le dit Délia dans son commentaire plus bas, la très grande majorité des enfants allaités s’endorment tout naturellement au sein.
      Donc la transition vers une autre source d’endormissement peut être un peu pénible. (Génial que vous aide à cette occasion, car, au moins, il ne sent pas le lait lui 😉 )

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  6. J ai trouvé votre article tel un petit joyau sur notre très long chemin d accès à la prise sereine du biberon. Alors MERCI d avoir déposé ça ici, MERCI pour votre authenticité et MERCI pour la qualité de votre analyse!
    Chloé.

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  7. bonsoir « heureuse » de lire que je ne suis pas la seule a traverser la tornade du biberon !!! Ma fille aura 3 mois la semaine prochaine et je dois reprendre le travail dans 3 semaines je l allaite exclusivement depuis la naissance et il faut dire que elle et moi sommes très fusionnel et très collée collés ( mais bon j’ai le droit après tout c’est mon bébé et il ne faut pas oublier la colocation de 9 mois qu’il a fallu combler ) donc comme je disais reprise du travail en vue et l obligatoire entrée de monsieur biberon dans nos vies … sauf que j essaie depuis 1 semaine mais rien n y fait !!!! J ai essayer de donner à papa , de sortir , de finter comme si j allais donner mon sein toujours le même résultat ma fille hurle et se débat alors toujours le même résultat final on en revient toujours à mon tété . Tout sa pour dire que je suis ( un peu ) soulagée de lire que je ne suis pas le seule qui est passée par là et je retrouve un peu. D espoir sur l acceptation du biberon pour ma fille et je me console en me disant qu elle ne se laissera pas mourrir de faim mais c’est vrai qu il est déjà difficile de laisser son bébé alors le laisser en se disant qu’il va s égosiller et ne pas manger … quoi de mieux pour reprendre le travail sereinement :/ off … enfin bon merci d avoir partager votre expérience et à toute les mamans , j écris ce petit commentaire tout en donnant la tétée réconfortante du dodo ( qui j’espère restera longtemps car oui celle la on ne peut pas nous l enlever ) , courage à toutes les mamans et à tout nos bébés courageux .

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    1. Merci Jennita pour votre commentaire 🙂
      C’est tout à fait normal d’être collée à son bébé, il en a tellement besoin (et vous aussi ! 😉 ), et le temps viendra bien assez tôt où il s’ouvrira au monde extérieur 🙂

      Bon courage pour cette période, et surtout pour la reprise dans trois semaines. Je ne me permettrait pas de vous donner un conseil, mais essayez de ne pas vous focaliser sur cette histoire de biberon… c’est ce que j’ai fait, et ça m’a gâché les derniers jours de mon congé maternité… 😦
      Tant que le bébé ne veut pas, que vous insistiez une semaine ou trois semaine n’y changera rien…
      Et non vous n’êtes pas la seule ! Je lis tous les commentaires et s’il se dégage une tendance, c’est que beaucoup de bébé, en situation réelle, finissent par prendre le biberon… les jours qui suivent la reprise du travail….

      Alors bon courage, et bonne tétée (je suis nostalgique des tétées du soir, si douces 🙂 )

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  8. Bonjour, je reviens donner des nouvelles j’étais a quelques jours de reprendre le boulot ma fille 2mois et demi refuse le biberon la nounou m’avais laissé donc compliqué. J’ai repris le boulot et papa a pris le relais entre temps on a trouvé une super nounou qui comprend la situation. Semaine très dure car j’étais absente de 5h du matin a 13h et elle buvait que 30ml à 60ml maxi et pleurait beaucoup. Puis début chez la nounou en croisant les doigts pour que ça aille. Ça se passe mieux qu’avec papa de 7h a 14h elle prend entre 30ml et 60ml le plus souvent. Elle fait de bonnes siestes et se rattrape avec maman (5 a 6 tétées de 14h a 5h du matin) elle a pris se rythme et même les jours où je suis la elle demande pas trop a mangé le matin cependant je me pose deux questions : est ce qu’elle ne risque pas de perdre du poids en prenant si peu sur 10h? Et comment faire pour lui faire davantage accepter le biberon car elle prend très peu et ça fait déjà 3 semaines que j’ai repris le travaille et ça va pas mieux et puis je suis très fatigué de donner 6 tétées tout en me levant a 4h pour aller travaillé sachant que depuis que je travaille pour se rattraper elle prend plusieurs fois dans la nuit ? Je veux continuer à allaiter mais j’aimerais pouvoir lui donner quelque biberons quand même surtout qu avec le travail je pense que ma production de lait diminue j’ai essayer tout les biberons du monde mais je pense que c’est surtout qu’elle le veux pas et non qu’elle y arrive pas puisque elle est capable de prendre 30 ou 60ml . Après au niveau de l’état d’esprit on est arrivé à se détendre et on se dit qu’elle se rattrape avec moi on a lâché prise quand même après c’est difficile les jours où papa est de repos et la garde car elle pleure beaucoup et mange très peu donc on aimerait vraiment que ça s’arrange et qu’elle puisse boire au moins deux bons biberons quand je suis absente. On verra bien comment évolue les choses de toute manière c’est elle qui décide.

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  9. Merci pour cette article ! Je me reconnais tellement dans ces lignes que je n’ai même pas regardé de quand date l’article … Maman d’une petite princesse de 7 semaines je commence à paniquer pour la sevrer vu que le reprends le boulot à la fin du mois et tout le monde me met la pression « annnhh Tu l’allaiter encore ?! Mais comment tu vas faire ? » J’en viens à limite regretter d’avoir allaité déjà que j’étais pas trop soutenu pour le faire des la maternité par mon conjoint et mes proches et qu’à l’origine j’étais contre aussi avant d’accoucher je ne trouvais que des inconvénients .. j’ai commencé allaitement mixte le 1er mois avec un seul biberon le soir contre l’allaitement le reste de la journee Et la nuit et je me suis rendue compte qu’après lebe biberon de lait en poudre elle avait toujours mal au ventre elle pleurait beaucoup 1 ou 2h apres : coliques ! J’ai arrêté ce biberon là pour faire que allaitement et la ça allait bien. J’ai acheté un tire lait et le faisait de temps en temps quand on sort ou pour que le papa lui donne à manger aussi mais je l’ai pas fait régulièrement je le dis car là clairement elle ne veut plus du biberon du tout ! J’essaie de lui faire 30ml biberon et le reste au sein non mademoiselle ne veut plus le biberon malgre les tétines achetées acceptées à 95% des bébés .. Et je stresse un peu de la reprise 😬 Une question 1er jour tu mets elle a bu 60ml quand tu as repris le travail Mais comment ton mari a fait le reste de la journee ? Elle a hurlé de faim et pris que 60ml vu que tu n’étais pas là pour allaiter ?
    Merci de ton article ça fait du bien de lire ça parmi la jungle d’Internet de trouver des réponses sur le sujet!

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    1. Ben elle a pleuré pas mal et dormi le reste du temps la chance c’est que j’étais à la maison à 13h donc j’ai pu lui donné tout de suite mais oui elle prend que 60ml sur 10h de temps… mais elle s’habitue et se rattrape le reste du temps après même si c’est dur il faut leur faire confiance ils se laissent pas mourir de faim et prennent au moins ce qu’il leur faut au minimum. Mais je suis comme toi donc je comprend c’est super stressant. Courage pour la reprise 😉

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  10. Merci infiniment pour votre témoignage !
    Je suis en plein dedans, essayant en vain de faire boire un biberon à ma fille car je reprends le travail dans 1 semaine. Ça me rassure tellement ce que vous avez écrit !
    Je vais profiter d’être avec elle à temps plein ces prochains jours et lui faire confiance pour s’adapter lorsqu’elle sera en condition réelle. Et je vais prendre plaisir à l’allaiter encore ces quelques jours toute la journée puis matin et soir après la reprise du travail.
    Je suis bien d’accord avec vous sur la durée du congé maternité, on n’a pas 1000 enfants, on devrait avoir plus de temps pour eux!
    Et si vous souhaitez aussi nous partager votre expérience pour ne plus avoir à les endormir au sein, je suis preneuse ! 😉
    Merci encore et belle continuation en famille.

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