Allaitement et grossesse·Working Mum

Faire accepter le biberon à mon bébé: Mission impossible!

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Hier soir, je réchauffais le petit pot préparais le repas de Petit Quark pendant qu’il jouait dans le salon avec Bébé Gluon. Du haut de ses presque 3 ans, sa complicité est déjà bien réelle avec sa petite-sœur de 7 mois, et il se fait volontiers l’interprète de ses rires et de ses pleurs. Aussi, quand elle a commencé à chigner et grogner,  Petit Quark est venu tout naturellement me signaler qu’à son avis, elle commençait à avoir faim (et que lui aussi, par la même occasion)

Après avoir installé mon fils pour le dîner, j’ai donc préparé le lait en poudre de Bébé Gluon, qui s’est mise à frétiller de joie en me voyant arriver chargée du précieux liquide.
J’ai souri.
J’ai souri et je me suis tout d’un coup revue plus de 5 mois en arrière, équipée de ce même biberon, sangloter d’impuissance face à ma petite fille qui refusait obstinément de le prendre.
J’ai souri en pensant à quel point ce refus d’autre chose que le sein avait été une montagne infranchissable à l’époque, et combien cela me semblait anecdotique aujourd’hui.
J’ai souri… et puis j’ai réfléchi.

Je me suis remémorée les dizaines d’heures passées sur internet à essayer de trouver une solution miracle pour faire accepter le biberon à mon bébé. J’ai repensé au soulagement que j’avais ressenti en lisant les questions, parfois vieilles de 10 ans, d’autres mamans insomniaques et désespérées qui me prouvaient  que notre cas était loin d’être unique. Et je me suis rappelée la frustration de voir que, presque jamais personne ne revenait raconter la fin de l’histoire. Les bébés sont-il morts de faim ? Ont-ils fini par boire leurs biberons ? Quand ? Comment ? Pourquoi…?!

« Si je m’en sors, je reviendrais raconter ! » me suis-je promis.

Et bien sûr… je ne l’ai pas fait.
Je suis passée à d’autres défis, à d’autres problèmes, d’autres questionnements.
Alors aujourd’hui, je vais me rattraper.
Aujourd’hui je vais vous raconter l’histoire… jusqu’au bout.

Septembre 2016.
Ma fille a 1 mois et demi.
Elle est allaitée depuis sa naissance et pousse comme un adorable champignon.
La reprise du travail qui se profile à grands pas et d’autres raisons qui rendent cet allaitement compliqué nous poussent, mon mari et moi, à vouloir introduire des biberons.
Nous décidons donc de mettre en place un sevrage progressif pour que, fin octobre, Bébé Gluon puisse être confiée à la crèche en étant 100 % au biberon.

Je n’étais pas vraiment inquiète. Pour mon fils aîné, les choses s’étaient déroulées très simplement. Petit Quark était un bébé au solide appétit, qui a été allaité durant 1 mois et demi en exclusif sans aucun problèmes. J’avais souhaité mettre en place un sevrage en douceur avant ma reprise du travail, et nous avions donc remplacé une tétée par un biberon, puis deux tétées et ainsi de suite jusqu’au sevrage total environ 1 mois plus tard. Mon bébé avait à peine tordu le nez lorsque je lui avais présenté son premier biberon avec mon lait, ni daigné manifester une quelconque réaction lorsqu’il était passé au lait artificiel (s’en était même limite vexant!) Nous avions acheté la première marque de biberon qui nous était tombée sous la main, des Avent compatible avec le petit tire-lait manuel que je m’étais procuré et qui faisaient de plus partie des deux marques acceptées par la crèche. Pour le lait, mon mari avait benchmarké les différentes marques de lait et sélectionné un lait trouvable en pharmacie et abordable.  Bref, le sevrage idéal, qui aurait pu servir de base à la rédaction d’un article « Comment sevrer son bébé pour les nuls« .

Depuis sa naissance, bébé Gluon avait déjà bu deux ou trois petits-biberons de lait maternel, dans les mêmes biberons que son frère. C’est donc très confiante qu’un beau matin de septembre, je lui ai présenté son premier biberon de lait en poudre. J’avais choisi la tétée de 11h, tétée qui se passait en général particulièrement bien, pour commencer le sevrage. J’avais bien pris soin d’expliquer à ma fille ce qui allait se passer, pourquoi et comment, et que je l’aimais de tout mon cœur, biberon ou pas biberon, sein ou pas sein.

Ma fille a vaguement mâchonné la tétine, a avalé une ou deux gorgées et s’est complètement désintéressée de la chose. Elle s’est même mise à gigoter en repoussant le biberon avec sa petite langue pour bien me signifier que ce n’était pas ce qu’elle voulait.

Je ne me suis bien sûr pas démonté, je n’ai pas insisté pour ne pas la braquer et l’ai vivement félicité pour les quelques gouttes ingérées. J’ai attendu quelques minutes avant de lui donner le sein.

Puis j’ai réessayé le biberon à la tété suivante.
Puis à celle d’après.
Et à toutes les autres.

Sans. aucun. succès.

Mentalement, je me suis dit « OK. Je suis allée un peu vite : essayons plus progressivement. »
J’ai tiré mon lait, et lui ai proposé à plusieurs reprises, toujours dans la joie et la bonne humeur. Même résultat. Bébé Gluon jouait avec la tétine, ne faisait pas mine de téter, et se fâchait tout rouge si je lui laissais cet objet étranger dans la bouche un peu trop longtemps.

J’ai commencé à me renseigner, voir s’il n’y avait pas quelques astuces pour faciliter la transition. J’ai chauffé la tétine, l’ai trempée dans le lait, dans du sirop d’agave bio, testé diverses températures, refilé le bébé (hohoho) au papa, quitté l’appartement, essayé dans le transat, en me baladant, dans le bain, au parc, passé le relais à une amie… Rien à faire.

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Essai biberon n°485 – Le bain

Bon, me suis-je dit, nous avons encore le temps, la reprise est dans 3 semaines. Pas de pression. (Alors qu’en fait, tu commences à bien la sentir la pression. Surtout lorsque tout ton entourage prend une mine épouvantée en s’exclamant « Mais comment tu vas faire?!? » lorsque tu leur racontes tes essais infructueux)
J’ai essayé d’autres biberons. Tout d’abord, avec un biberon que j’avais reçu gratuitement avec une robe de soirée pour femme enceinte que j’avais acheté à l’occasion d’un mariage (sont-ils malins ces marketeux!), puis avec un biberon qui me restait de l’enterrement de vie de jeune fille d’une amie et qui m’avait servi à boire des cocktails (non) alcoolisés dans un bar parisien (sait-on jamais…?)
Puis avec la deuxième marque de biberon qu’acceptait la crèche, commandés un soir où le désespoir commençait à poindre, avec l’option « livraison super rapide moyennant le double du prix de l’article que vous commandez »
Et enfin avec la super marque acceptée par « 94 %  des bébés ». Pas de bol pour nous, visiblement, Bébé Gluon fait partie des 6 % restants.
Nous avons aussi testé plusieurs tétines : vitesse 1, vitesse 2, en caoutchouc, en silicone… Longues, courtes, épaisses, étroites, striées, lisses, imitant la forme du sein, imitant la texture du mamelon et j’en passe (je ne sais pas vous, mais moi je n’ai jamais bien vu le rapport entre ces bouts de plastique et ma poitrine… et visiblement, ma fille non plus)

À partir de là, je l’avoue franchement, la panique s’est installée.

J’ai commencé à écumer internet, à la recherche de LA solution, ou tout du moins d’une piste que je n’aurai pas encore explorée. J’ai dévoré tous les forums, blogs et articles qui traitaient de près ou de loin du sujet. J’étais même tellement désespérée que j’ai consulté les résultats des recherches Google au-delà de la page 3 (Personne ne fait ça. Personne)
Franchement, une maman m’aurait juré que son bébé avait enfin accepté le biberon lorsqu’elle lui avait donné en faisant le poirier, à 15h48 tapante, au pied d’un chêne centenaire, après s’être enduit le corps de liniment et avoir chanté « Les petits poissons dans l’eau« , je l’aurai fait.
Mes globules rouges avaient été remplacés par de l’adrénaline pure. Je n’avais pas un, mais deux torticolis (un de chaque côté… oui oui c’est possible) et je pleurais nerveusement plusieurs fois par jour. Dans mes pires cauchemars, je voyais ma fille hurlante et affamée, sanglotant loin de moi et se laissant dépérir lentement à la crèche. J’avais bien sûr lu à droite et à gauche qu’un bébé ne se laisse pas mourir de faim, mais franchement, cette idée ne me rassurait absolument pas. Des fois que mon enfant soit l’exception qui confirme la règle…
Tous les soirs je faisais le compte rendu à Papa-pas-BCBG des malheureux millilitres que Bébé Gluon avait avalés. Millilitres qui se comptaient, les bons jours, sur les doigts d’une main… Cela tournait à l’obsession.

A J-15 de la reprise du boulot, j’ai arrêté de dormir.
A J-10, j’ai arrêté de manger.

Nous avons tout essayé. Tout.
Changer de biberon, de tétine, de lait.
Faire donner le biberon par moi, par le papa, par les voisins des amis.
Essayer différentes positions, différents endroits, différents moments de la journée.
C’est bien simple, nous avons écrit et testé l’intégralité du Kamasutra du biberon!
Sur internet, je pouvais lire que certaines situations s’étaient débloquées en changeant de contenant. Les bébés plus grands finissaient par boire à la tasse à bec ou directement au verre. D’autres n’acceptaient jamais le biberon, mais étaient assez âgés pour être diversifiés et passaient directement aux laitages. Mais pour ma fille qui n’avait même pas trois mois, impossible (et ce n’est pas faute d’avoir essayé la tasse à bec et le verre…)
La situation semblait vraiment inextricable, d’autant plus que je voyais bien que ce n’était pas un blocage « technique » mais un refus catégorique. Un soir nous avions en effet réussi à feinter Bébé Gluon en commençant par le sein et en enchaînant discrètement sur un biberon, qu’elle avait bu d’une traite, à moitié endormie. Elle pouvait donc boire au biberon, mais… elle ne voulait pas.
J’avais même essayé, un jour,  en désespoir de cause, de lui refuser à manger et de ne lui proposer que le biberon. J’ai craqué au bout de 6 heures. Je ne pouvais tout simplement pas supporter de laisser ma fille hurler de faim en lui refusant la seule chose qu’elle voulait: le sein.
Je m’étais confiée à la crèche au sujet de nos difficultés, en leur demandant ce que nous pouvions faire si elle n’acceptait toujours pas les biberons lors de la semaine d’adaptation. La réponse m’avait encore plus stressé, si cela était possible : ils ne pourraient pas la garder si elle ne s’alimentait pas. Voilà. Je me voyais déjà contrainte à prendre un congé parental parce que ma fille refusait le biberon.

Je suis passée par beaucoup d’états d’esprit différents : angoisse, détermination, culpabilité, colère. J’ai même regretté avoir commencé à allaiter, je me suis maudite de m’être fichue dans une situation pareille. L’allaitement était devenu une contrainte, car s’il n’y avait pas d’échappatoire possible, il n’y avait plus de liberté et donc plus de plaisir à nourrir mon enfant.
J’en ai voulu à Bébé Gluon. Beaucoup. Certains jours, je ne pouvais plus la voir en peinture. J’avais envie de partir, loin. Le soir, je ruminais des pensées un peu délirantes. Je m’imaginais m’enfuir sans rien dire à personne, prendre une chambre d’hôtel, couper mon téléphone et dormir. Dormir durant des jours. Bien sûr cela aurait été très dur pour mon mari et ma fille au début, mais ils auraient forcément trouvés une solution, puisqu’un bébé ne se laisse pas mourir de faim. Et puis je serai revenue, une fois le problème réglé…

A J-7, j’ai décidé d’agir.
J’ai contacté une coach parental. Nous avions besoin d’aide, et le timing ne nous laissait plus le choix. D’autant plus que, cerise sur le gâteau, Bébé Gluon s’endormait exclusivement au sein, ce qui rajoutait un stress supplémentaire : non seulement elle était incapable de se nourrir sans moi, mais elle ne pouvait pas dormir non plus.
La consultante en Puériculture et Parentalité nous a écouté avec beaucoup d’attention.
Elle nous a donné des clés pour aider notre fille à apprendre à s’endormir seule (cela nécessiterait un article entier à ce sujet), et nous a conseillé de relâcher la pression, et de faire une pause dans notre « mission biberon ».
« Mais l’adaptation à la crèche débute la semaine prochaine, qu’allons-nous faire si elle refuse de s’alimenter?!? » nous sommes-nous exclamés !
Après nous avoir rassuré sur le fait que de nombreux enfants, même ceux qui n’ont jamais étés allaités font la grève du biberon lorsqu’ils commencent la crèche ou la nounou , elle a prononcé LA phrase qui m’a aidée à voir la situation sous un nouveau jour :

« Votre responsabilité en tant que parent, c’est de proposer à manger à votre enfant. S’il choisit de manger, ou non, cela ne dépend pas de vous, mais de lui. C’est son choix, et il faut le respecter.« 

Attendez… Nous n’étions donc pas de mauvais parents, incapables d’une chose aussi simple que de nourrir notre enfant?
C’était à Bébé Gluon de choisir ??
Nous pouvions arrêter de faire le forcing matin, midi et soir avec le biberon et (enfin) profiter des derniers jours de mon congé maternité avec notre fille ???
C’est tout bête, mais j’avais l’impression d’avoir 10 kilos en moins sur les épaules (ce qui n’était pas tout à fait faux, étant donné que le stress me coupait l’appetit depuis des jours…)

La semaine précédant l’adaptation à la crèche, mon mari était en congé paternité. Nous nous sommes donc concentrés sur le sommeil de bébé Gluon et avons lâché du lest sur les biberons.
Le samedi, je devais absolument m’absenter pour la journée, afin d’être présente au baptême de mon adorable filleul, dans le sud de la France. Il était question à l’origine que je parte du vendredi soir au dimanche après-midi (j’avais pris mes billets d’avion plus de 2 mois à l’avance, étant absolument persuadée que ma fille serait bien évidemment sevrée le week-end avant ma reprise !) Mais au vu de la situation, et sur les conseils de la coach, j’avais réorganisé mon voyage en faisant l’aller-retour en avion sur la journée du samedi.

Le matin de mon départ, j’ai donc allaité Bébé Gluon dans son sommeil, vers 5 heures du matin, et l’ai recouché toute endormie dans son petit lit en lui disant que je partais, que je serais de retour le soir, et que son papa lui proposerait des biberons. Biberons qu’elle n’était pas obligée de prendre, mais dans ce cas-là il faudrait qu’elle attende mon retour pour manger.

Je suis revenue le soir vers 19h (parce que forcément, mon avion avait 1h de retard grrrr). Je ne vais pas vous mentir, la journée avait été très difficile. Elle avait beaucoup dormi la matinée, et… beaucoup pleuré le reste de la journée. Mon mari avait réussi à lui faire prendre 30 ml de lait en milieu d’après-midi, mais c’était bien tout (et je le soupçonne d’y être allé à la barbare avec la pipette de doliprane….) Heureusement, elle avait fait de nombreuses siestes, et fait aussi une longue ballade en poussette durant laquelle elle était resté bien calme.
Elle s’est bien sûr jetée sur le sein dès que je l’ai prise dans mes bras, et s’est endormie pour sa nuit tout de suite après.

Le dimanche, je lui ai proposé un biberon qu’elle n’a pas voulu, et je l’ai donc allaité sans vergogne toute la journée, profitant un maximum d’elle avant de reprendre le travail le lendemain.

Le lundi, j’ai enfilé mon armure mes vêtements de working mum, je me suis maquillée, et j’ai pris mon RER, laissant Bébé Gluon avec son papa, qui gérait l’adaptation à la crèche.
J’ai fait ce que j’avais essayé d’éviter de toutes mes forces depuis des semaines : je suis partie au travail alors que ma fille ne prenait pas le biberon.

Et vous savez quoi ? Ça s’est bien passé.

J’ai continué d’allaiter ma fille le matin dans son sommeil, et le soir en rentrant. Et son papa lui a proposé des biberons plusieurs fois dans la journée.
Le lundi, elle a bu 60 ml.
Le mardi, idem.
Le mercredi, elle a pris deux petits biberons de 90 ml.
Le jeudi pareil, dont un qu’elle a bu à la crèche.
Le vendredi, elle a accepté deux biberons de 150ml.

Elle compensait le matin, et le soir en faisant deux grosses tétées.
La semaine d’après, elle s’est calé sur deux biberons de 150 ml, puis de 180.
Et… moi qui voulais arrêter les tétées le matin et le soir, une fois que les biberons seraient bien acceptés… j’ai continué. J’ai allaité ma fille en travaillant. Pendant presque 3 mois. Et de tous les trucs que j’ai déjà réalisés dans ma courte vie (on va dire que 31 ans c’est court, hein 😉 ? ) c’est une des choses qui me rend le plus fière.
Avoir  une petite fille ne dépendant plus uniquement de moi pour se nourrir et s’endormir m’a permis de me sentir libre d’allaiter. Cela redevenait un vrai choix, et non plus une corvée dont moi seule pouvait m’acquitter.

Avant de conclure, juste deux petits « coups de gueule ». Oh trois fois rien. Une paille… C’est mon côté féministe qui me démange… Tout d’abord, la durée du congé maternité. On en parle ? En France, cela représente 10 semaines après la naissance pour les deux premiers enfants. 2 mois et demi. Je défie n’importe qui sur cette planète de tenir un nourrisson de cet âge là entre ses bras et de m’affirmer, les yeux dans les yeux, que cet enfant peut se passer de sa maman toute la journée et qu’elle peut retourner travailler l’esprit tranquille. (Et allaitement ou biberon, là n’est pas la question !) Surtout que, ironie ou cynisme, les structures d’accueil collectif n’acceptent pas les enfants avant 3 mois révolus. Alors… on fait comment ? Clairement, si j’avais pu reprendre le travail plus tard, le sevrage de ma fille aurait été beaucoup moins stressant. Vers 6 mois par exemple, une autre option que le biberon aurait pu être envisagée, et la diversification nous aurait offert d’autres perspectives.

Deuxième petit point : si vous croisez sur internet ou dans votre entourage une maman qui se retrouve dans la même situation que moi il y a quelques mois, avec un bébé qui refuse de lâcher le sein pour se mettre au biberon… Pitié… Ne lui faites pas le vieux coup du « blocage qui vient de la mère« . Laissez la psychologie de cuisine… à la cuisine.
Ne rajoutez pas une angoisse supplémentaire à une maman qui s’en veut déjà bien trop de cette situation. C’est trop facile de dire « Ah mais, en fait c’est de ta faute si ton bébé refuse le biberon, c’est parce que tu ne veux pas le lâcher. » J’ai trop souvent vu sur les sites internet, les blogs ou les forums cet argument un peu bateau qui culpabilise à bon compte les mamans, et dédouane de vraiment chercher une solution au problème, ou d’offrir tout simplement une oreille attentive.
Attention, je ne dis pas qu’il ne peut pas y avoir de blocage inconscient à un sevrage. D’où l’importance de se poser vraiment la question concernant le bien fondé de ce qui nous pousse à arrêter d’allaiter. Il faut être sûre de son choix ( nos sein, notre choix je rappelle, hein. Pas celui de tante Gudule ou du pédiatre). Il faut aussi également savoir que travailler et allaiter est possible dans certains cas (et là je vous renvoie une fois de plus sur Lactissima si vous voulez vous lancer dans l’aventure! 😀 ) Le sevrage n’est pas forcément une obligation.
Alors bon sang de bonsoir, arrêtez de charger la mule ne collez pas une responsabilité supplémentaire sur la maman. Un sevrage ça se vit à deux, car cela impacte deux personnes. Avec chacune sa volonté propre. La réticence au sevrage peut aussi très bien venir de l’enfant.

Comme promis, voici donc la fin de l’histoire :
Aujourd’hui Bébé Gluon est sevrée. Elle boit ses biberons sans difficultés, même si les compotes et les purées qu’elle commence à découvrir la passionnent bien plus. Lorsqu’elle ne veut plus de son biberon, elle sait nous le montrer très clairement et le verdict est sans appel: impossible de la forcer à manger.

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Le début de l’autonomie

Avec du recul, je me rends bien compte que je me suis stressée « pour rien » et que tout ne dépendait pas que de moi. Si je devais revivre cette situation avec mon expérience actuelle, je n’essayerai même pas de présenter de biberons à ma fille avant la reprise (sauf pour pouvoir me soulager à l’occasion) Je n’achèterai pas 36 biberons et accessoires. Je ne testerai pas 150 positions différentes. Et surtout, je ne me gâcherai pas les dernières semaines de mon congé maternité à me focaliser là dessus. Mon bébé n’était pas prête à ce changement, et elle s’est adapté étonnamment vite lorsqu’elle a été en conditions « réelles ». Cependant, c’est le genre de constat qu’il est facile d’établir après-coup, qui demande un lâcher-prise que je n’ai acquis justement qu’en vivant tout cela.
Je sais aussi que j’aurai bien du mal à rassurer une maman qui serait dans la même situation que moi. Car tout ce que je pourrai lui dire lui semblerait dérisoire comparé à cette peur primaire, viscérale, de ne pas réussir à nourrir son tout-petit.
Alors j’aimerais juste dire aux mamans noctambules et stressées qui passeraient par ici : vous êtes des mamans formidables. Vous avez donné le meilleur de vous-même en allaitant votre enfant. Vous souhaitez (ou vous devez) passer à autre chose, et c’est la vie. Mais vos bébés ont le droit de préférer votre sein tout doux et votre lait aux tétines en plastique et au lait en poudre.
Votre devoir en tant que mamans, en tant que parents, c’est de proposer à manger, sein ou biberon, pas de forcer son bébé à avaler sa ration. La logique reste finalement la même que pour un allaitement à la demande : faire confiance à son enfant pour se nourrir. Lui laisser le temps et l’espace pour ne pas être d’accord.
Certains enfants sauteront l’étape du biberon, il y a d’autres alternatives valables. D’autres comprendront petit à petit qu’à la crèche ou chez la nounou, maman n’est pas là, et qu’il faut donc se nourrir autrement.
Et même si c’est très difficile, essayez de vous imaginer dans quelques jours, quelques semaines, quelques mois: d’une manière ou d’une autre, votre enfant arrêtera de boire au sein. Alors, vous vous retrouverez face à d’autres défis, à d’autres problèmes, d’autres questionnements. Et ce que vous vivez aujourd’hui comme une montagne infranchissable vous semblera bientôt anecdotique. Les bébés ne meurent pas de faim. Ils finissent tous par se nourrir… autrement.

En attendant, du courage ! (Et des bisous !)

Et chez vous, y a t-il eu une transition sein-biberon? Comment cela s’est-il passé? Racontez moi! (À chaque commentaire, une maman insomniaque retrouve le sommeil!!!)

 

Faire accepter le biberon à mon bébé - Mission impossible - Maman BCBG blog

431 réflexions au sujet de « Faire accepter le biberon à mon bébé: Mission impossible! »

  1. Merci pour votre article. Nous traversons la même situation avec notre fils de 6 mois. J’ai la chance d’avoir encore 3 mois et demi avant de le confier à la nounou et j’avoue que le stress commence à monter… Votre article me fais beaucoup de bien et va me permettre d’être plus sereine !

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    1. Ah le stress quel poison… je suis contente que mon article vous fasse du bien 🙂 A 9 mois votre fils sera diversifié, et cela vous ouvrira sûrement de nouvelles options… Je l’espère en tout cas, bon courage !

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  2. Merci pour ces mots réconfortants, même si mes angoisses ne sont pas apaisées… J’allaite encore ma fille de 7mois, en ayant repris le travail à ses 4mois. Tout allait bien, elle avait accepté le biberon sans histoire, même avec du lait artificiel. Hélas, 2 semaines de vacances ont eu raison de ce bel équilibre ! Elle ne veut plus de biberon, même avec mon lait. Et pourtant avec ses petites dents, j’aimerais qu’on s’oriente vers la fin d’un allaitement au sein… J’en suis presque à regretter d’avoir réussi à allaiter si longtemps…

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    1. Olallala quelle coquine ! j’imagine que le « retour en arrière » doit être pénible à vivre… Mais ce que votre puce a réussi à faire une fois, elle y parviendra sûrement une nouvelle fois.. je l’espère en tout cas 😦 Bon courage, et ne regrettez pas tout ce que vous avez réussi à donner à votre fille 🙂 Vous êtes une maman géniale (la preuve, c’est qu’elle ne veut plus vous lâcher !)

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    2. Je suis dans le même cas j’allaite ma fille de 5 mois je voulais tellement réussir à allaiter lgt contrairement à mon fils a 3 mois javais arrêter je ne savoure même plus cest un échec limite c’est triste ce constat car on veut bien faire , Mais je me retrouve coincé dans mon propre piège elle ne veut rien prèndre à part Le sein …courage

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  3. Bonjour
    Un grand merci pour votre témoignage 😊 (Même si je suis en larmes à la fin ) je vis cette situation depuis 16jours avec mon fils de 2 mois et demi…. il prenait très bien le biberon une à 3 fois par jour avec mon lait ou du lait en poudre et du jour au lendemain il veut plus rien savoir !!!!! Il joue avec la tétine ou bien il hurle si j’insiste trop ….
    Nous avons tout essayé nouvelle tétines nouveau lait gobelet…
    Je reprends le travail dans 10 jours et mon angoisse grandie mais MERCI pour votre témoignage je me dis qu’il faut que je fasse confiance à mon ptit amour et qu’il va trouver la solution qui lui convient 😉

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    1. Je suis contente si cet article vous aide à vous sentir mieux… Si votre fils a réussi à boire au biberon c’est qu’il en est capable. Juste en ce moment il le refuse… Peut-être fera-t-il comme la plupart des bébés : s’adapter lorsqu’il sera en situation réelle ? En tout cas je vous le souhaite du fond du cœur. accrochez vous !

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    1. Merci de votre commentaire. essayez autant que faire se peut de lâcher prise… plus facile à dire qu’à faire, mais s’acharner malheureusement ne mène à pas grand chose… 😦
      Bon courage, dites vous que d’une manière ou d’une autre dans quelques semaines cela sera derrière vous. N’hésitez pas à venir raconter ici la fin de votre histoire 🙂

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  4. Merci beaucoup pour cet article qui, pour la première fois depuis mes nombreuses recherches sur le web, me donne de l’espoir quant au passage au bib de P’tit Bou qui pour l’instant fait un rejet total. Il attaque la nounou dans 10jours et bien tant pis je vais essayer de relativiser et de voir comment ça se passe une fois en situation. Merci d’avoir prit le temps d’écrire cet article.

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    1. Lorsque je vois que ce témoignage peut aider des mamans aussi stressées que je l’étais à l’époque, je ne regrette pas les quelques heures passées à le rédiger et l’illustrer 🙂
      Accrochez-vous, beaucoup de bébé s’adaptent en situation réelle… j’espère de tout cœur que votre fils en fera partie.
      Dans quelques semaines cela sera derrière vous… bon courage et n’hésitez pas à venir raconter ici la fin de votre histoire 🙂

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  5. Merci pour cet article!!! J’ai beaucoup ri en lisant votre périple qui fait tant écho au notre!!. Notre petit bout de 3 mois acceptait le biberon avec son Papa lors de mes absences (somme toutes assez rares, car j’ai dû mal à le laisser trop longtemps) …. et j’avoue que pour ma part j’ai continué à l’allaiter, trop désireuse de continuer à nourrir mon fils, envie de profiter encore un peu…. Oui mais voilà, nous venons de commencer la nounou et là rien ne va plus! il refuse catégoriquement le biberon avec la nounou et même avec nous maintenant! A la simple vue de cet objet, Mon petit ange se transforme en un petit hystérique! Seul le sein le calme! et il nous fait des pleurs à vous déchirer le cœur! Je culpabilise énormément de ne pas avoir voulu arrêter l’allaitement… n’avoir pas mieux anticiper… Je reprend dans une semaine et j’ai la boule au ventre! Alors même si à l’heure actuelle nous n’avons pas trouver de solution… Je vais m’endormir avec le cœur un peu moins lourd grâce à votre témoignage. Merci à vous.

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    1. Quel coquin ce bébé ! Mais peut-être que, puisque il a déjà réussi à boire au biberon, une fois en situation « réelle » après votre reprise, votre fils arrivera à se nourrir sans vous ?
      En tout cas je vous le souhaite sincèrement !

      Accrochez vous 🙂

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  6. Excellent article! Qui me reconforte merci!! Ma fille à commencé l adaptation a la creche cette semaine et n à pas accepter le bib pour le moment…😏 allé ça va venir…🤞🤞🤞

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  7. Merci pour votre article!
    Je suis dans cette situation actuellement. Ça fait un mois que j’essaie sans succès! Même si je reprends qu’au mois de mai je voulais y aller en douceur mais voilà, baby ne veut pas! Lorsque c’est mon lait dans le biberon aucun soucis mais dès que c’est du lait en poudre c’est un refus catégorique! Même mélangé rien y fait. Hier j’ai craqué, beaucoup, car j’ai peur qu’il ne se nourrisse pas lorsque je reprendrai le travail! On se demande ce que l’on a loupé, fait ou pas fait pour que ça se passe comme ça!
    Et aujourd’hui je suis tombée sur votre article et il m’a redonné de l’espoir…
    Alors j’ai décidé d’arrêter de me prendre la tête et de profiter de chaque instant avec mon p’tit bout et on verra bien le moment venu! Je viendrai raconter la suite.
    Encore merci ❤️

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    1. Excellente résolution ! D’autant plus que le mois de mai est encore lointain, et que les enfants changent si vite à cet âge là…
      Ne vous inquiétez pas, je suis sûre que votre fils saura se nourrir loin de vous… et la diversification aidera encore plus à ouvrir les options, courage !

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      1. Merci beaucoup ☺️
        Depuis fin mars et après la lecture de votre article j’avais pris la décision de ne plus me prendre la tête. Ce que j’ai fait en me disant qu’il fallait que je profite à fond avant de reprendre le travail. Ça a été bénéfique, me sentant plus sereine, mon petit bout était beaucoup plus détendue également! J’essayais de temps en temps, sans succès, mais toujours en me disant que ce n’était rien car effectivement avec la diversification il y aurait d’autres alternatives. Puis est venue l’adaptation chez la nounou et là… MIRACLE! Adam a pris le biberon avec elle, 80ml le 1er jour, 110 le 2ème! Il a même pris la tétine pour dormir chez elle chose qu’il ne fait jamais (en gros sa tétine c’est moi 😅)
        Pour le moment il n’y a été que 2 fois, je verrai comment se passe la suite mais je ne me prends plus la tête avec ça. S’il prend son biberon c’est super sinon ce sera purée de légumes additionnée de mesurette de lait, compote et/ou laitage (sur les conseils de la pédiatre) et tant que c’est possible le sein matin et soir. Enfin voilà, pour le moment je n’ai pas réessayé de lui donner le biberon, je préfère y aller en douceur. Il le prend chez la nounou c’est déjà bien.
        Et vraiment merci pour votre article qui m’a permis de vivre la fin de mon congé maternité beaucoup plus sereinement!
        Merci beaucoup ❤️

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  8. Bon tout d’abord je tiens à vraiment te remercier pour ce le temps que tu as consacré pour écrire et partager ton histoire, j’étais passionné par celle-ci et impatiente de découvrir la fin que malheureusement plusieurs ne partagent pas une fois le problème réglé comme tu l as bien mentionnée. Bref moi par contre j ai à peu près le même problème à part que mon bébé au debut elle a toujours été allaitée au biberon et au sein depuis sa naissance sans aucun problème, mais là vers ses 4 mois, elle a commencé à refuser son biberon petit à petit jusqu’au refus définitif. Ça fait presque une semaine qu elle ne le prend plus, bref et biensur la suite tu la connais très bien.
    Je sais plus quoi faire, mais si non au moins là je suis un peu rassurée, je ne suis pas la seule. c est normal !
    Merci encore une fois !
    Dans l attente d autres histoires

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    1. Merci pour ton commentaire !
      C’est vrai qu’on oublie souvent que même si les bébés ont étés habitués au biberon depuis tout petits, ils peuvent aussi finir par le refuser… comme quoi rien n’est figé !
      Et non tu n’es pas seule 🙂
      J’espère que ce refus sera juste une phase en tout cas, ou bien que la diversification vienne aider un petit peu… Bon courage 🙂

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  9. Bonjour,

    J’ai eu, en lisant votre témoignage, l’immense impression de lire mon histoire, celle que je vis/ Que l’on vit avec notre petit bebe de 3mois. J’ai eu la chance d’avoir 28jours supplémentaires par Mon médecin, pour l’allaitement… mais cela n’a juste fait Que décaler le probleme.. merci pour votre récit : j’ai beau dire que je ne suis pas « tant » stressée que cela, Que je lâche prise (oui bien sûr), les larmes qui ont coulé le long de mes joues en lisant votre texte prouvent le contraire ! Je pense que je vais également profiter des derniers 15jours de mon congé et arrêter de me focaliser sur les deux seuls points négatifs : le biberon et l’endormissement au sein… Car pas de pouce ni de tétine. Et puis on verra bien… c’est juste difficile d’imaginer son bebe hurler comme jamais en attendant le retour de sa Maman…

    Merci à vous.

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    1. Oui, c’est ce qui me terrorisait aussi : imaginer ma fille hurlante de ne pouvoir se nourrir ou dormir loin de moi et en fait… ses capacités d’adaptation m’ont bluffé ! (même si, pour être honnête, elle a beaucoup pleuré la journée où j’ai du prendre l’avion et m’absenter…. mais cela n’a pas été si affreux que je ne me l’étais imaginé)

      Essayer de lâcher prise au maximum, même si c’est tellement plus facile à dire qu’à faire 🙂 Et accrochez vous : d’ici quelques semaines, tout cela sera derrière vous 🙂
      N’hésitez pas à venir raconter ici la suite de votre histoire !!

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    1. Merci pour votre commentaire.
      Ne culpabilisez surtout pas, le choix de manger au biberon dépend en majorité du bébé, pas à la manière dont vous lui avez présenté la chose…
      Accrochez-vous 🙂

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  10. Bonjour Maman BCBG,
    Merci pour cet article, ça me donne du baume au coeur!
    J’allaite ma fille depuis 3 mois et demi et l’allaitement se passe à merveille, bébé grossit très bien, je n’ai aucun problème qui pourraient rendre l’allaitement douloureux.
    Je ne suis pas dans la même situation que toi car je n’ai pas de deadline de reprise de boulot bientôt, mais je souhaite (enfin, j’essaie de me convaincre du moins.. Je crois que c’est davantage mon mari) retrouver un peu d’indépendance, pouvoir confier ma fille, retrouver des moments avec mon mari, et puis retrouver mon corps tout entier.
    J’essaie donc depuis quelques temps, de donner le bib (avec mon lait pour le moment) à ma fille, mais rien n’y fait: exactement les mêmes symptômes que bébé gluon. Toute rouge, repousse la tétine, cri très très fort et se jette sur mon sein quand ne baisse les bras.

    Je suis donc partagée entre ne pas insister et ça viendra tout seul (sauf que j’ai peur que ca ne vienne pas tout seul!), insister avec des mini quantités tous les jours (parce que je ne veux pas jeter 150ml de lait maternel à chaque échec, il faut pas pousser) ou partir quand mon mari essaie désespérément de lui donner et si elle ne prend pas, la laisser crier jusqu’à ce qu’elle finisse pas prendre (mais j’en suis incapable en fait) surtout que je veux remplacer seulement 1 tété par jours pour commencer, alors elle fait comment ma fille pour comprendre que cette fois ci c’est le plastique, et la prochaine fois c’est le sein?

    Voilà, je suis un peu perdue avec tout ça moi. Même si un bébé ça ne se laisse pas mourir de faim, moi ca me fait mourir de tristesse de lui refuser du jour au lendemain ce que je lui propose depuis presque 4 mois ^^

    Merci pour tes/vos conseils!

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    1. Bonjour Annaëlle,

      Je ne veux surtout pas être intrusive, mais en te lisant, j’ai l’impression que c’est un peu à contrecœur que tu envisage d’introduire le biberon…
      Pardonne-moi, mais je trouve cela dommage, si comme tu le dis ton allaitement se passe bien, et que le biberon ne correspond pas à une réelle envie de ta part, de te forcer toi et ta fille à cette introduction.

      Je comprends vraiment l’envie de vouloir se retrouver, retrouver son corps, pouvoir confier sa fille hein…. personnellement pour ces raisons là j’étouffais dans mon allaitement,et pour cela je voulais aussi sevrer ma puce, indépendamment de la reprise du travail mais… il faut que ces envies soient réellement les tiennes et, pardon, pas uniquement celles du papa.

      Je ne veux pas du tout dire qu’il n’a pas son mot à dire mais… s’il se sent exclu, il existe des milliers de manière pour un papa d’être indispensable à son enfant autre que la nourriture 🙂
      Si les temps à deux lui manquent, et c’est très compréhensible, il ne faut pas oublier que 3 mois et demi, c’est encore tellement accaparant un bébé…(en vrai, tu n’as pas de vie 😉 ) donc même si votre fille boit au biberon, ce n’est pas pour autant que pouf, dans la foulée, vous pourrez avoir 4 heures de libre ou une soirée tranquille car elle dormira bien sagement après.
      Par contre, allaitement ou non, les temps en couple reviennent même s’il faut être patient (ou imaginatifs ! Le nombre de soirées films qu’on a fait en berçant d’un pied ma fille insomniaque dans son transat ahahahahah)

      Ta puce a trois mois et demi, dans quelques semaines, la diversification commencera, le papa pourra s’y investir dans ce nouveau mode d’alimentation 🙂 et petit à petit, ta fille va s’ouvrir sur l’extérieur et te lâcher un peu le sein…
      Et l’allaitement, c’est finalement un temps très court à l’échelle d’une vie…

      Je ne cherche pas à te convaincre, juste je pense qu’avant de tenter de forcer les choses, il faudrait peut-être que tu essaye de voir ce qui TE fais envie à TOI. Pas à ton pédiatre. Pas à ta mère. Pas à ton mari et, pardon, pas à ta fille, mais à TOI. Ça peut paraître hyper égoïste, mais il faut d’abord que tu sois au clair avec ce que tu veux vraiment pour pouvoir en discuter avec ton mari, et décider de ce que vous pouvez faire.

      Et voir si ce qui vous manque, te manque, lui manque passe forcément par l’introduction du biberon, ou si d’autres solutions existent…

      Désolée si je suis intrusive, ou maladroite, mais ce sont les mots qui me viennent en te lisant 🙂

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  11. MERCI ! Un grand MERCI !
    Exactement ce qu’on vit en ce moment avec notre petite dernière de 6 mois (alors que sa grande sœur n’avait posé AUCUN problème, c’était passé crème à 5 mois 😅)
    Jamais on ne s’est même posé la question du sevrage comme un souci éventuel… et vlan !
    J’ai repris le boulot lundi…bon bah chez la nounou c’est pas terrible. Elle ne veut RIEN de ce qui est lacté… et là je suis partie en déplacement pour 2 jours… donc papa doit faire ce qu’il peut… je crois qu’il a tout essayé, mon lait, le lait en poudre, les biberons, la tasse en silicone, la pipette… je viens de lui envoyer le lien de l’article 😉
    Merci encore, en espérant que ce ne soit qu’un mauvais souvenir stressant plutôt rapidement 😰😊 ! Parce que c’est vrai que c’est dur dur, même quand elle a 6 mois !

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  12. Quand je lis votre article mon dieu à quel pont je me vois en ce moment je vis un enfer une dépression totale car je stresse énormément avec ma fille de 5 mois pile ,qui ne lache pas mon sein je suis en congé parental encore un petit moment jusqu’à ses 10 mois , je sais que je ne devrais pas stresser car jai encore un peu de temps Mais Le soucis cest que ma fille ne prènd pas assez de poids je n’ai pas assez de lait je voulais lui compléter pour me soulager mais impossible elle bois 20-30 , du coups elle se réveille souvent Et la fatigue est de plus en plus difficile à supporter sachant que jai un petit garçon a coter de 4 ans je me sens vide d’Energie , j’essaie d’arrêter Mais pAS par choix plus par obligation car je me dis ma fille ne grossis assez au sein , Mais je n’y arrive pas je cede à chaque fois je lui donne le sein je suis tellement triste je me sens coupable de tout ça de l’entendre pleurer car elle veut Le sein , on arrive à un stade ou même ces purées ça devient compliqué elle ne veut rien d’autre que Le sein … je ne sais plus comment me raisonner je n’arrive plus à réfléchir ni à prèndre de décision et pourtant je suis une personne qui me laisse pas abattre facilement mais en dirai que je suis arrivée à ma limite je sii désarmé ..alors lire un peu des témoignages comme le votre me redonne un peu espoir à vrai dire je me dis elle a réussi à trouver Mais ca ne marchera pas Pour nous… Mais je me dis jUste bon ok tu n’es pas la seule

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    1. Non vous n’êtes vraiment pas seule… j’espère que cette situation s’arrangera car cela doit être épuisant pour vous, et visiblement cela impacte beaucoup votre moral…
      Essayez si cela est possible de vous faire aider pour tout le reste…. normalement, la diversification devrait devenir plus facile avec le temps mais que dis votre médecin concernant le poids de votre fille ? (attention ceci dit, les courbes de poids des enfants allaités ne sont pas les même que celles des enfants au biberon !)

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  13. Merci beaucoup pour ce témoignage qui me rassure un peu. Ma fille de presque 3 mois refuse aussi les biberons (ou alors prends 30/50 ml) mais après 2h de cris intensifs très difficiles à vivre. Que ce soit avec moi ou le papa/ les grands parents, c’est pareil. J’étais étonnée aussi car, avant, elle prenait de temps en temps un biberon de mon lait. Maintenant, que ce soit mon lait ou du lait en poudre, c’est la même crise. On fait les essais chez la nounou la semaine prochaine, j’ai décidé de lâcher sur les biberons ces quelques jours, en espérant que ça ira avec la nounou..
    Et je suis bien d’accord pour les coups de gueule !

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  14. Bonsoir, j’ai fait bonne lecture de cet article. Ma fille de 4 mois et demi rejette le biberon avec LA ou LM. Je change de contenant, de position, de personne… bref. C’est un souhait de ma part, non imposée par une reprise du travail (congé parental). Je dois m’absenter en mai 5 jours et j’aurais aimé un sevrage définitif en douceur avant mon départ. Elle vient tôt juste de commencer la diversification et elle aime ça. Le stress commence à se faire sentir. Je ne sais pas comment procéder. HELP!

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    1. Malheureusement, nos bébés peuvent se montrer bien têtus lorsqu’ils ont décidés que non, ils ne prendront pas de biberon… Peut-être que le voyage en mai sera un déclic ?
      si la diversification intéresse votre fille vous pouvez aller en ce sens…. il me semble que les pédiatre recommandent une diversification à 4 mois maintenant (c’était 6 mois à mon « époque »)
      Bon courage !!

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  15. Merci pour ce billet réaliste et… rassurant!
    Mon Petit Dodu avait accepté les bibs dès son 10e jour sans broncher (allaité en mixte au final jusqu’à 12 mois), c’est donc avec un grand optimisme que j’envisageais la chose pour Petite Paupiette. Tout comme chez toi, quelques bib par-ci par-là étaient plutôt bien passés au début. Et à 3 mois, patatras la cata : refus catégorique! Huuuuurlements! Je reprends le boulot dans 3 semaines… alors lire ton expérience me conforte dans l’idée de ne pas nous gâcher les dernières semaines à faire du forcing sur les bibs! Elle sera bien assez vite confrontée à la réalité de la chose. Merci merci 😉

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  16. Merci pour votre article! J’allaite encore ma fille de 6 mois et pour le moment elle refuse catégoriquement le biberon:( et j’ai tendance à la forcer un peu. On a par ailleurs commencé la diversification et on compense avec les purées et compotes qu’elle dévore avec appétit. Je suis un peu stressée car pour son grand frère, le sevrage s’était très bien passé à ses 3 mois avant qu’il n’entre en crèche.Votre article m’aide vraiment à relativiser. Ayant la chance d’être en congé parental pour BB2, je me dit du coup qu’on va se laisser encore un peu de temps et ne plus la forcer a prendre son biberon. On va la laisser décider. Alors je vous dit sincèrement merci. Vous faites une maman moins stressée!

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  17. Je suis en plein dedans depuis lundi ! Ma fille a 6 mois et j’ai décidé de la sevrer. C’est très très compliqué. Ça me fend le coeur de la voir manger si peu parce qu’elle préfère ne pas manger plutôt que prendre son biberon. Mais ça ne fait que trois jours. Je vais suivre tes conseils (même si j’ai déjà acheté le fameux biberon avec la tétine acceptée par 94% des bébés) et croiser les doigts.

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  18. Bonjour,
    C est un très bel article qui m’a fait rire et pleurer en même temps. Merci pour ce témoignage, on se sent tellement moins seule en lisant ces lignes… Quand j ai repris le travail ma fille ne prenait toujours pas le biberon. J ai écumé aussi les sites internets, les conseils à droite et à gauche. Essayé tous les biberons possibles,tétines, la pipette du doliprane, le verre, la cuillère. Je ne l ai jamais forcée, j ai essayé d aborder la situation de manière sereine (enfin autant que possible évidemment) j ai maudit tous les gens qui m ont dit de ne pas m inquiéter, que ma fille prendrait le biberon quand elle n aurait plus le choix… Puis je me suis finalement résignée à croire que oui, ma fille s adapterait, qu elle prendrait le biberon quand elle serait en situation réelle ( je n avais plus d autres choix a vrai dire…) Sauf que, j ai repris le travail depuis maintenant 2 mois et NON elle ne prend toujours pas le biberon. Les deux premiers jours de garde, elle a pleuré jusqu a ce que je rentre, le troisième jour elle était résignée, elle m attendait gentillement (soit 10h sans moi)… au bout d une semaine et demi elle s est adaptée, cad: elle a recommencé a manger plusieurs fois par nuit. Je ne vous parle pas de ma souffrance, vous savez toutes ce que je ressens. Mais j ai rencontré une consultante en lactation et nous avons trouvé une solution, elle se nourrit maintenant grâce à un dispositif d aide à l allaitement (sonde fixe au doigt, et ma fille tête le petit doigt comme le sein) quand je ne suis pas là. Un énorme merci aussi à mon AM qui garde ma fille, qui est merveilleuse et qui m a soutenue et qui essaye de trouver des solutions avec moi. On continue de lui présenter le biberon tous les jours. Elle a 5 mois aujourd’hui et j ai commencé la diversification. Enfin j essaie… la cuillère n a pas l air de lui plaire plus que le biberon ( ma fille est peut être têtue?)… mais cela ne fait qu une semaine qu on essaie! Désolé si mon commentaire ne rassure pas les mamans qui le lise, mais ce qu il faut retenir, c est qu il y a toujours une solution malgré tout! Mon expérience est difficile est compliquée, mais dans quelques mois je suis sure que moi aussi j en rirait!

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    1. Quel parcours ! Et quelle volonté chez un si petit bébé, ça me laisse toujours pantoise…
      Merci pour votre commentaire, et oui, c’est une réalité, certains bébés refusent de prendre le biberon même en situation réelle…. vous avez réussi à trouver une solution alternative et visiblement, vous êtes très bien entourée c’est super, même si j’imagine que le retour des réveils de nuit a du être très très difficile 😦
      Bon courage pour la diversification, normalement ça s’arrange avec le temps 🙂

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  19. Tout simplement 1000 mercis pour cet article. C’est bien simple c’est mon histoire à 100% et ça fait tellement du bien de savoir qu’on est pas seule. Ma petite est chez l’assistante maternelle depuis un peu plus d’une semaine pendant l’adaptation (quelques heures chez l’assistante maternelle) elle a refusée catégoriquement le biberon, et quand j’ai repris le travail (depuis mercredi dernier) elle a commencé à prendre de petite quantité certe, mais de petite quantité quand même ! Et je continue de l’allaiter matin et soir. On en est à 6 marques de biberons différentes, 1 soft cup et une tasse magique ! mais je pense qu’on va arrêter les dégâts là et laisser faire le temps au temps. Je me sens tellement rassurée après la lecture de cet article.

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    1. MAJ : après un mois depuis le début de l’adaptation chez l’assistante maternelle. Ma fille prend enfin le biberon exclusivement y compris à la maison ! Au début la Soft cup a eu le plus de succès. Puis un week end pendant lequel j’étais seule avec ma fille, j’ai glissé un biberon quand elle était au sein et j’ai alterné comme ça à chaque fois que je lui donnais à manger. Et au final ça l’a débloqué maintenant elle prend le biberon (et n’importe quelle marque). Je souhaite bon courage à toutes les mamans qui sont dans la même situation. Ne perdez pas espoir, tout fini par s’arranger !

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    2. Merci pour votre commentaire 🙂 C’est très positif que votre fille prenne même de petites quantités… cela peut s’améliorer avec le temps !
      Bon courage pour la suite, j’espère de tout coeur que vous êtes sur la bonne voie !

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  20. Je vous remercie de tout mon cœur pour votre témoignage, je suis. 15 jours de ma reprise et ma fille refuse catégoriquement le biberon je vis exactement tout ce que vous décrivez! Je ne dors plus, je ne fais que pleurer, j’ai tellement mal et peur de la laisser chez nounou!! Elle va tout juste faire 3 mois elle est si petite! Je suis découragée, j’espère pouvoir regarder en arrière d’ici quelques moi et me dire que tout ça n’etait Q’un Mauvais moment à passer..

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    1. Oooh toutes mes pensées pour la reprise… c’est déjà tellement difficile de laisser un bébé si petit, alors quand en plus on est stressé par le fait qu’il ne prenne pas le biberon…
      Courage, d’une manière ou d’une autre ces moments seront derrière vous…

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  21. Bonjour.
    Je suis en plein dedans. Épuisée par des nuits difficiles et un sevrage impossible pour mon 2eme bonhomme de 4 mois. Diversification commencée il y a 10 jours face au blocage biberon (après 4 rétines, 3 laits, 6 personnes pour donner…). Je me retrouve tellement dans ce que vous racontez.
    Aujourdhui adaptation à la nounou, il hurlait face à son petit suisse qu’il prend habituellement. La veille il avait mangé un petit suisse avec elle mais avait ensuite encore faim. C’est dur pour une maman qui avait pris un mois de congé après le congé mat pour faire des bisous à son poupon.
    Je ne sais pas trop comment ça va se passer mais merci pour votre histoire.
    Gaelle

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    1. Merci pour votre commentaire, j’espère que les choses iront en s’améliorant pour votre fils et vous 😦
      L’adaptation chez la nounou implique tellement de choses nouvelles… peut-être qu’un fois la nouveauté passée, votre fils arrivera à se nourrir ?
      Bon courage en tout cas…

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  22. Alors déjà merci !! Merci pour cet article qui m’a fait rire aux éclats et pleurer en même temps (car moi aussi j’ai peu d’heures de sommeil au compteur). Je me suis tellement retrouvée de ma SF qui m’a dit : »vous avez l’air timide et de manquer de confiance en vous, ça doit être pour ça que bébé ne prend pas le biberon », aux multiples essais (position, lait, biberon) aux multiples articles que j’ai attentivement scruté (en prenant des notes) au lieu de me reposer, à cette fameuse pipette à doliprane avec laquelle j’ai gavé bébé un soir de craquage après une journée sans manger (qu’il a tout revomi.. logique). Bref moi je suis maman d’un amour de pti mec qui va avoir 6 mois dans 15 jours et c’est la galère depuis 2 semaines environ. Je commencé par introduire des biberons « jeux » avec un peu d’eau dedans, puis un biberon de mon lait (que j’ai du jeter le cœur lourd), puis j’ai essayé à chaque tétée avec du LA de la pharmacie, relais pour l’allaitement blablabla (pour éviter d’avoir à jeter le précieux LM) : RIEN À FAIRE ! Et la semaine dernière j’ai commencé à intégrer un biberon à 17h ( qu’il n’a jamais vraiment pris, il le recrachait, s’amusait avec la tétine, pour finir avec du lait plein la bavette et énervé). Et cette semaine j’en intégre un nouveau à 11h, et il ne veut se nourrir que la nuit (youpi). On avais commencé la diversification alimentaire il y a un mois pendant une semaine, puis on a arrêté en pensant que ça lui ferait trop de changement d’un coup, là je me demande si c’était une bonne idée. Bref mon quotidien ce résume en phases ou je suis sûre de moi et d’autres ou je remets tout en question..

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    1. Argh la réflexion de la sage femme…. on s’en passerait des bêtises pareilles. Comme si seules les mamans timides avaient un problème de sevrage… grrr
      Je comprends, moi aussi cela me faisait mal au cœur de devoir jeter du lait maternel 😦
      La diversification est peut être une bonne piste… à six mois, les autres sources de nourritures peuvent intéresser un bébé 🙂
      Bon courage en tout cas, accrochez vous : un jour ce sera derrière vous 🙂

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  23. J’ai été très contente de tomber sur votre blog et surtout sur cet article. Je rencontre cette situation avec ma fille de 2 mois et demi. Elle est allaitée exclusif depuis sa naissance et depuis un mois on a essayé différents biberons, tétines, tasses, gobelets, lait infantile, lait tiré, … mais pas de résultats concluants. Elle vient de commencer l’adaptation chez la nounou et au moment du repas c’est 2*30ml et des pleurs… J’espère vraiment que d’ici 10 jours ça ira de mieux en mieux. Votre article m’a rassuré mais c’est vrai que la situation est stressante et on se pose diverse question et en prime la reprise du boulot qui pèse.

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    1. Merci pour votre commentaire 🙂
      J’espère que les quantité augmenteront petit à petit chez la nounou… c’est vrai qu’en plus de la reprise, cette préoccupation peut peser aussi…. Bon courage !!!

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  24. Juste un grand merci pour cet article qui m’a soulagé…
    Mes 2 premiers n’ont eu aucun mal à passer au biberon (Bb1 après 3 mois d’allaitement exclusif, Bb2 juste une semaine…).
    Mais BB3 refuse en bloc le bib. Il tetouille vaguement une poignée de millilitres avant de finir en rage car il ne veut que le sein de maman ou il fait si chaud et si bon de s´endormir.

    Je culpabilise déjà de le sevrer mais là ćest en encore plus dur.
    Surtout avec les réflexions de l’entourage sur « mais commment vas tu faire?? » et sur le « ca t´arrange bien j final » du papa qui lui enfourne la tétine’ au fond du gosier en mode « si je t’ettouffe avec tu finiras peut être par aimer ça… »

    Bref. Moi je n’ai pas spécialement d’urgence mais ca m´aurait grandement facilité la vie…
    On verra bien si j’y arrive un jour et de quelle manière…

    Merci encore pour cet article merceilleux!

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    1. Heureuse si j’ai pu vous aider un peu… bon courage je suis sûre que vous allez finir par trouver une solution… Quand aux réflexions de l’entourage… broumffff… ce n’est jamais très aidant… 😦

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  25. merci pour votre article qui sèche mes larmes.Bébé accroché à mon sein.je vous réponds d’une main.il n’y aura pas de masjucules ne vous en offusquez pas…mon fils à 3mois et demi et n’a jamais accepté un biberon du lait que je tire.il ne s’endort qu’au sein aprés avoir tété pendant des heures. selon mon entourage c’est de ma faute je le couve trop ce bébé.selon le papa c’est mon role de femme et puis entre nous c’est moi qui l’ai voulu cet enfant alors la moindre des politesse serait d’assumer .
    je suis épuisée je n’ai pa fait de sorties supérieures à 2heures seule depuis de nombreux mois.je n’ose pas reprendre le travail.j’étais en libéral et merci la france je n’ai pas eu le droit au congé maternité du tout. et bien evidemment je suis seule socialement car je ne peux sortir sans mon amour de greffon.je l’appelle comme ça mais c’est très affectueux.
    en bref vous y etes arrivée merci pour vos encouragements.bisous et bonjour chez vous.

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    1. Ah les tétées avec le smartphone à la main, que de souvenirs… 🙂
      Merci pour votre commentaire !
      L’endormissement au sein est très très classique et naturel chez les bébés allaités… ce n’est en aucun cas car vous couvez trop ou pas assez votre petit 😦
      Un enfant se fait à deux… normal que ce soi la maman qui assume l’allaitement (difficile pour le papa, on est bien d’accord !) mais pour tout le reste, il devrait pouvoir vous soulager… c’est son rôle de papa :-/

      L’épuisement vient autant du manque de sommeil que du fait de ne pouvoir être seule pour de bon… normalement les périodes sans tétés devraient s’allonger dans les semaines à venir et vous permettre de souffler un peu plus… sinon la diversification qui se profile vous permettra aussi d’avoir un peu de répit…
      trop mignon comme surnom « le greffon » ! Moi j’appelais (j’appelle encore remarquez !) ma fille « mon Gluon »
      Bon courage et essayez de vous ménager au maximum 😦 J’espère de tout cœur que les choses vont s’arranger…

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  26. Comme promis suite et fin…. de nos aventures!!!! Il ya quelques temps de ça je vous écrivais…
    Merci pour cet article!!! J’ai beaucoup ri en lisant votre périple qui fait tant écho au notre!!. Notre petit bout de 3 mois acceptait le biberon avec son Papa lors de mes absences (somme toutes assez rares, car j’ai dû mal à le laisser trop longtemps) …. et j’avoue que pour ma part j’ai continué à l’allaiter, trop désireuse de continuer à nourrir mon fils, envie de profiter encore un peu…. Oui mais voilà, nous venons de commencer la nounou et là rien ne va plus! il refuse catégoriquement le biberon avec la nounou et même avec nous maintenant! A la simple vue de cet objet, Mon petit ange se transforme en un petit hystérique! Seul le sein le calme! et il nous fait des pleurs à vous déchirer le cœur! Je culpabilise énormément de ne pas avoir voulu arrêter l’allaitement… n’avoir pas mieux anticiper… Je reprend dans une semaine et j’ai la boule au ventre! Alors même si à l’heure actuelle nous n’avons pas trouver de solution… Je vais m’endormir avec le cœur un peu moins lourd grâce à votre témoignage. Merci à vous.

    Aujourd’hui, tout ça me parait bien loin…. Revenant 1 petite semaine avant ma reprise! Je parle de mes aventures à ma pédiatre qui rigole en attendant mon histoire et elle me raconte que elle aussi elle a connu ça! Sa fille refusait le biberon et elle a dû tenir une journée complète sans l’allaiter pour que sa petite demoiselle accepte le biberon…;
    Nous sommes donc sortis du rendez-vous mon conjoint et moi soulagé qu’une pédiatre rencontre nos difficultés…
    Nous avons donc décider de laisser encore 2 jours à notre petit bout pour accepter le biberon sans méthode forte.: je commençais par l’allaiter puis au milieu, je le coupais et remplacer le sein par le biberon! Évidemment, mon coquinou ne s’est pas laissé avoir comme ça et il a beaucoup râlé! Mais à force, il a pris conscience que s’il ne prenait pas le biberon il n’aurait plus à manger…. Il a donc capitulé et a accepté son biberon.
    Du coup, au bout de ses jours et à force de lui expliquer qu’il fallait qu’il prenne son biberon quand Maman n’est pas là…. tout s’est bien terminé!!! Aujourd’hui, il prend le sein quand je suis avec lui et accepte volontiers son biberon quand je ne suis pas là!!! L’aventure continue,..
    Bonne soirée à toutes!

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    1. Super, merci beaucoup d’être revenue raconter la suite de vos aventures… ! Cela sera très utiles aux autres maman stressées !
      Je suis heureuse de lire que pour vous, tout est bien qui finit bien 🙂

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  27. Très beau texte pleins d’humour et d’amour! Ça m’a fait rire et pleurer. Merci, ça m’aide beaucoup pour la suite car je vis la même chose avec ma puce de 5 mois. À la différence que j’ai encore 7 mois pour faire la transition, c’est juste que j’en ai assez. Je trouve terrible qu’en France le congé de maternité soit de 3 mois seulement… Au Québec nous avons 1 an et c’est parfait.

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  28. Merci pour cet article!!
    Ma situation est différente mais je me retrouve dans le désespoir et les heures à écumer sites et forums vieux de 10 ans… j’allaite ma fille de 2 mois, tout s’est
    bien passé jusqu’à ses 1 mois et
    demi: née a terme mais petite, elle a recupéré
    comme une championne à coups de 300 gr par semaine! mais depuis quelques semaines
    les tétées sont de plus en plus difficiles l’apres-midi et le soir, elle s’agite, grogne,
    tape des poings et griffe (je me console en me disant qu’elle ne fait pas encore de vrais gestes volontaires, et que ces mains qu’ellenadore gober quand elles
    passent devabt sa bouche sont ses mains!.) Après mille recherches du pourquoi du comment, sur le Reflexe d’Ejection Fort (vous savez les jets de lait a travers la piece…), les
    pics de croissances, le « plus tu la mets au sein plus tu produis », le
    pediatre qui me dit qu’elle a un frein de langue « un peu » court (trop?!), les infirmieres et sages femmes de la PMI qui me disent « c’est rien ca va lui passer, puis elle grandit bien de toute façon » (je vis en Italie… ici on ne te demande pas si tu veux allaiter, maiz pourquoi tu ne veux pas), et bien j’ai décidé d’introduire un biberon de LA à la place de la tétée du soir car mon instinct me
    dit qu’elle a simplement faim… et lorsque j’ai essayé de le tirer pour voir ce qu’il en était, en effet je n’arrive même pas à 20 ml… puisqu’elle grossit tout de même je ne devrais pas m’inquiéter, mais lasse de mal vivre les tétées de l’après midi et du soir, j’en ai décidé ainsi. Alors depuis 3 jours elle tente de s’accommoder du biberon, du lait artificiel, elle s’énerve à la moitié du biberon et accepte de le reprendre plus tard dans les bras de Papa et moitié endormie ou dans le transat! La tétée de l’aprem a été remplacée par un bib de lait maternel que j’arrive à tirer tard le soir si je ne l’allaite plus depuis des heures… là aussi, elle l’accepte, parfois je tente le
    sein mais je complete et elle
    boit donc me conforte dans l’idee qu’elle voudrait manger plus… Je me dis que c’est beaucoup de changements en si peu de temps donc j’essaye de
    rester sereine (en apparence, au fond j’angoisssssse a l’idee qu’elle reste sur sa faim!). Et avec tout ca, je me rends compte que j’aimerai bien finalement introduire plus de biberons… je dois rendre ma thèse dans quelques mois et encore beaucoup de pain sur la planche, toute naïve que j’étais avant de connaître ma choupette, jj’avais imaginé pouvoir rédiger entre deux tétées, pendant de longues siestes, mais ici on a un bébé qui commence à bien faire ses nuits mais qui dort par micro siestes en journées, et les tétées sont rarement plus espacées de 2h30 et qyu durents pas plus de 10 min.. j’ai la chance d’avoir la mère de mon mari présente pour la garder, mais avec l’allaitement rapproché et les tétées difficiles l’après midi, la pauvre mamie ne sait pas bien quoi faire! J’essaye de déculpabiliser de « vouloir » arrêter l’allaitement et je crois qu’on va bientot essayer d’introduire d’autres biberons. Encore merci pour tes mots, pour ton histoire, ça m’aide à assumer que c’est moi aussi qui ai envie doucement d’arrêter et de trouver un rythme qui me convienne aussi à moi… Des conseils pour l’allaitement mixte, le nombre
    de bib, leur quantité? Quelles tétées garder ? Parce que oui, je suis aussi triste à l’idée d’y renoncer totalement 🙂

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  29. Je suis en plein dedans avec Emma 3 mois elle refuse le biberon que ce soit le lait artificiel ou le mien.
    Demain adaptation chez la nounou comment on va faire ? Je ne dors plus… Je reprends dans 1 mois le travail.
    Et ma super mère qui me dit que la nounou ne voudra plus la garder…

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    1. ça doit être le prénom !! Ma fille Emma c’était exactement la même chose. Pendant l’adaptation elle n’a quasiment rien pris. Elle a commencé à prendre de petites quantités quand j’ai vraiment repris le travail. et elle tétait beaucoup le matin et le soir. On a essayé la soft cup au début c’est ce qu’elle prenait le mieux avec l’assistante maternelle. Et un week end où j’étais seule avec elle je lui ai donné le sein et de temps en temps je glissais le biberon (pour tenter de lui faire comprendre que c’était la même chose) et bien ça a plutôt bien fonctionné ! ça lui a fait comme un déclic et maintenant elle prend enfin le biberon et j’ai pu arrêté mon allaitement.
      Pour ce qui concerne la nounou, la notre était très stressée à l’idée d’avoir Emma alors qu’elle ne voulait pas prendre le biberon. Et quand elle essayait de lui donner à manger au début ce n’était que des pleures. Elle avait peur que ma fille la déteste. Mais on l’a beaucoup rassuré en lui disant que le pédiatre n’était pas du tout inquiet. Qu’elle ne se laissera pas mourrir de faim et que si elle se contente que de la tétée du matin et du soir alors c’est toujours ça de pris.
      Je sais à quel point c’est dur et que ça tord le ventre de laisser son enfant dans de telle conditions mais je pense que le déblocage se fait forcément à un moment donné.
      Gardez espoir !!

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      1. Merci beaucoup pour votre témoignage. Elle a bu 120 chez la nounou en plusieurs fois en pleurant mais elle a bu. J’ai l’impression qu’un poid est parti de mes épaules. Ma nounou a trente ans de métier et m’a rassuré et m’a dit qu’elle en avait vu d’autre. Je reprendrai le travail avec ce stress en moins.

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  30. Nous avons aussi acheté 1000 tétines, 36 laits en poudre, tenté 72 positions et demandé a la terre entière de tenter de nourir notre fils de 3 mois. Il nous tient toujours en echec (et ce depuis 1 mois) mais grâce a vous je déculpabilise un peu et commence a relativiser.
    Je vais faire un break sur le bib pour profiter de quelques jours de sérénité. Peut etre que la nounou aura plus de succes que moi !
    Merci beaucoup !

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  31. Merci pour ce superbe article très réconfortant ! Ma fille de 4 mois refuse clairement le biberon, je pense aborder la chose bien différemment dès demain grave à vous !!! Merci encore

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Va ! Commente hardiment !!!

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