Allaitement et grossesse·Working Mum

Faire accepter le biberon à mon bébé: Mission impossible!

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Hier soir, je réchauffais le petit pot préparais le repas de Petit Quark pendant qu’il jouait dans le salon avec Bébé Gluon. Du haut de ses presque 3 ans, sa complicité est déjà bien réelle avec sa petite-sœur de 7 mois, et il se fait volontiers l’interprète de ses rires et de ses pleurs. Aussi, quand elle a commencé à chigner et grogner,  Petit Quark est venu tout naturellement me signaler qu’à son avis, elle commençait à avoir faim (et que lui aussi, par la même occasion)

Après avoir installé mon fils pour le dîner, j’ai donc préparé le lait en poudre de Bébé Gluon, qui s’est mise à frétiller de joie en me voyant arriver chargée du précieux liquide.
J’ai souri.
J’ai souri et je me suis tout d’un coup revue plus de 5 mois en arrière, équipée de ce même biberon, sangloter d’impuissance face à ma petite fille qui refusait obstinément de le prendre.
J’ai souri en pensant à quel point ce refus d’autre chose que le sein avait été une montagne infranchissable à l’époque, et combien cela me semblait anecdotique aujourd’hui.
J’ai souri… et puis j’ai réfléchi.

Je me suis remémorée les dizaines d’heures passées sur internet à essayer de trouver une solution miracle pour faire accepter le biberon à mon bébé. J’ai repensé au soulagement que j’avais ressenti en lisant les questions, parfois vieilles de 10 ans, d’autres mamans insomniaques et désespérées qui me prouvaient  que notre cas était loin d’être unique. Et je me suis rappelée la frustration de voir que, presque jamais personne ne revenait raconter la fin de l’histoire. Les bébés sont-il morts de faim ? Ont-ils fini par boire leurs biberons ? Quand ? Comment ? Pourquoi…?!

« Si je m’en sors, je reviendrais raconter ! » me suis-je promis.

Et bien sûr… je ne l’ai pas fait.
Je suis passée à d’autres défis, à d’autres problèmes, d’autres questionnements.
Alors aujourd’hui, je vais me rattraper.
Aujourd’hui je vais vous raconter l’histoire… jusqu’au bout.

Septembre 2016.
Ma fille a 1 mois et demi.
Elle est allaitée depuis sa naissance et pousse comme un adorable champignon.
La reprise du travail qui se profile à grands pas et d’autres raisons qui rendent cet allaitement compliqué nous poussent, mon mari et moi, à vouloir introduire des biberons.
Nous décidons donc de mettre en place un sevrage progressif pour que, fin octobre, Bébé Gluon puisse être confiée à la crèche en étant 100 % au biberon.

Je n’étais pas vraiment inquiète. Pour mon fils aîné, les choses s’étaient déroulées très simplement. Petit Quark était un bébé au solide appétit, qui a été allaité durant 1 mois et demi en exclusif sans aucun problèmes. J’avais souhaité mettre en place un sevrage en douceur avant ma reprise du travail, et nous avions donc remplacé une tétée par un biberon, puis deux tétées et ainsi de suite jusqu’au sevrage total environ 1 mois plus tard. Mon bébé avait à peine tordu le nez lorsque je lui avais présenté son premier biberon avec mon lait, ni daigné manifester une quelconque réaction lorsqu’il était passé au lait artificiel (s’en était même limite vexant!) Nous avions acheté la première marque de biberon qui nous était tombée sous la main, des Avent compatible avec le petit tire-lait manuel que je m’étais procuré et qui faisaient de plus partie des deux marques acceptées par la crèche. Pour le lait, mon mari avait benchmarké les différentes marques de lait et sélectionné un lait trouvable en pharmacie et abordable.  Bref, le sevrage idéal, qui aurait pu servir de base à la rédaction d’un article « Comment sevrer son bébé pour les nuls« .

Depuis sa naissance, bébé Gluon avait déjà bu deux ou trois petits-biberons de lait maternel, dans les mêmes biberons que son frère. C’est donc très confiante qu’un beau matin de septembre, je lui ai présenté son premier biberon de lait en poudre. J’avais choisi la tétée de 11h, tétée qui se passait en général particulièrement bien, pour commencer le sevrage. J’avais bien pris soin d’expliquer à ma fille ce qui allait se passer, pourquoi et comment, et que je l’aimais de tout mon cœur, biberon ou pas biberon, sein ou pas sein.

Ma fille a vaguement mâchonné la tétine, a avalé une ou deux gorgées et s’est complètement désintéressée de la chose. Elle s’est même mise à gigoter en repoussant le biberon avec sa petite langue pour bien me signifier que ce n’était pas ce qu’elle voulait.

Je ne me suis bien sûr pas démonté, je n’ai pas insisté pour ne pas la braquer et l’ai vivement félicité pour les quelques gouttes ingérées. J’ai attendu quelques minutes avant de lui donner le sein.

Puis j’ai réessayé le biberon à la tété suivante.
Puis à celle d’après.
Et à toutes les autres.

Sans. aucun. succès.

Mentalement, je me suis dit « OK. Je suis allée un peu vite : essayons plus progressivement. »
J’ai tiré mon lait, et lui ai proposé à plusieurs reprises, toujours dans la joie et la bonne humeur. Même résultat. Bébé Gluon jouait avec la tétine, ne faisait pas mine de téter, et se fâchait tout rouge si je lui laissais cet objet étranger dans la bouche un peu trop longtemps.

J’ai commencé à me renseigner, voir s’il n’y avait pas quelques astuces pour faciliter la transition. J’ai chauffé la tétine, l’ai trempée dans le lait, dans du sirop d’agave bio, testé diverses températures, refilé le bébé (hohoho) au papa, quitté l’appartement, essayé dans le transat, en me baladant, dans le bain, au parc, passé le relais à une amie… Rien à faire.

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Essai biberon n°485 – Le bain

Bon, me suis-je dit, nous avons encore le temps, la reprise est dans 3 semaines. Pas de pression. (Alors qu’en fait, tu commences à bien la sentir la pression. Surtout lorsque tout ton entourage prend une mine épouvantée en s’exclamant « Mais comment tu vas faire?!? » lorsque tu leur racontes tes essais infructueux)
J’ai essayé d’autres biberons. Tout d’abord, avec un biberon que j’avais reçu gratuitement avec une robe de soirée pour femme enceinte que j’avais acheté à l’occasion d’un mariage (sont-ils malins ces marketeux!), puis avec un biberon qui me restait de l’enterrement de vie de jeune fille d’une amie et qui m’avait servi à boire des cocktails (non) alcoolisés dans un bar parisien (sait-on jamais…?)
Puis avec la deuxième marque de biberon qu’acceptait la crèche, commandés un soir où le désespoir commençait à poindre, avec l’option « livraison super rapide moyennant le double du prix de l’article que vous commandez »
Et enfin avec la super marque acceptée par « 94 %  des bébés ». Pas de bol pour nous, visiblement, Bébé Gluon fait partie des 6 % restants.
Nous avons aussi testé plusieurs tétines : vitesse 1, vitesse 2, en caoutchouc, en silicone… Longues, courtes, épaisses, étroites, striées, lisses, imitant la forme du sein, imitant la texture du mamelon et j’en passe (je ne sais pas vous, mais moi je n’ai jamais bien vu le rapport entre ces bouts de plastique et ma poitrine… et visiblement, ma fille non plus)

À partir de là, je l’avoue franchement, la panique s’est installée.

J’ai commencé à écumer internet, à la recherche de LA solution, ou tout du moins d’une piste que je n’aurai pas encore explorée. J’ai dévoré tous les forums, blogs et articles qui traitaient de près ou de loin du sujet. J’étais même tellement désespérée que j’ai consulté les résultats des recherches Google au-delà de la page 3 (Personne ne fait ça. Personne)
Franchement, une maman m’aurait juré que son bébé avait enfin accepté le biberon lorsqu’elle lui avait donné en faisant le poirier, à 15h48 tapante, au pied d’un chêne centenaire, après s’être enduit le corps de liniment et avoir chanté « Les petits poissons dans l’eau« , je l’aurai fait.
Mes globules rouges avaient été remplacés par de l’adrénaline pure. Je n’avais pas un, mais deux torticolis (un de chaque côté… oui oui c’est possible) et je pleurais nerveusement plusieurs fois par jour. Dans mes pires cauchemars, je voyais ma fille hurlante et affamée, sanglotant loin de moi et se laissant dépérir lentement à la crèche. J’avais bien sûr lu à droite et à gauche qu’un bébé ne se laisse pas mourir de faim, mais franchement, cette idée ne me rassurait absolument pas. Des fois que mon enfant soit l’exception qui confirme la règle…
Tous les soirs je faisais le compte rendu à Papa-pas-BCBG des malheureux millilitres que Bébé Gluon avait avalés. Millilitres qui se comptaient, les bons jours, sur les doigts d’une main… Cela tournait à l’obsession.

A J-15 de la reprise du boulot, j’ai arrêté de dormir.
A J-10, j’ai arrêté de manger.

Nous avons tout essayé. Tout.
Changer de biberon, de tétine, de lait.
Faire donner le biberon par moi, par le papa, par les voisins des amis.
Essayer différentes positions, différents endroits, différents moments de la journée.
C’est bien simple, nous avons écrit et testé l’intégralité du Kamasutra du biberon!
Sur internet, je pouvais lire que certaines situations s’étaient débloquées en changeant de contenant. Les bébés plus grands finissaient par boire à la tasse à bec ou directement au verre. D’autres n’acceptaient jamais le biberon, mais étaient assez âgés pour être diversifiés et passaient directement aux laitages. Mais pour ma fille qui n’avait même pas trois mois, impossible (et ce n’est pas faute d’avoir essayé la tasse à bec et le verre…)
La situation semblait vraiment inextricable, d’autant plus que je voyais bien que ce n’était pas un blocage « technique » mais un refus catégorique. Un soir nous avions en effet réussi à feinter Bébé Gluon en commençant par le sein et en enchaînant discrètement sur un biberon, qu’elle avait bu d’une traite, à moitié endormie. Elle pouvait donc boire au biberon, mais… elle ne voulait pas.
J’avais même essayé, un jour,  en désespoir de cause, de lui refuser à manger et de ne lui proposer que le biberon. J’ai craqué au bout de 6 heures. Je ne pouvais tout simplement pas supporter de laisser ma fille hurler de faim en lui refusant la seule chose qu’elle voulait: le sein.
Je m’étais confiée à la crèche au sujet de nos difficultés, en leur demandant ce que nous pouvions faire si elle n’acceptait toujours pas les biberons lors de la semaine d’adaptation. La réponse m’avait encore plus stressé, si cela était possible : ils ne pourraient pas la garder si elle ne s’alimentait pas. Voilà. Je me voyais déjà contrainte à prendre un congé parental parce que ma fille refusait le biberon.

Je suis passée par beaucoup d’états d’esprit différents : angoisse, détermination, culpabilité, colère. J’ai même regretté avoir commencé à allaiter, je me suis maudite de m’être fichue dans une situation pareille. L’allaitement était devenu une contrainte, car s’il n’y avait pas d’échappatoire possible, il n’y avait plus de liberté et donc plus de plaisir à nourrir mon enfant.
J’en ai voulu à Bébé Gluon. Beaucoup. Certains jours, je ne pouvais plus la voir en peinture. J’avais envie de partir, loin. Le soir, je ruminais des pensées un peu délirantes. Je m’imaginais m’enfuir sans rien dire à personne, prendre une chambre d’hôtel, couper mon téléphone et dormir. Dormir durant des jours. Bien sûr cela aurait été très dur pour mon mari et ma fille au début, mais ils auraient forcément trouvés une solution, puisqu’un bébé ne se laisse pas mourir de faim. Et puis je serai revenue, une fois le problème réglé…

A J-7, j’ai décidé d’agir.
J’ai contacté une coach parental. Nous avions besoin d’aide, et le timing ne nous laissait plus le choix. D’autant plus que, cerise sur le gâteau, Bébé Gluon s’endormait exclusivement au sein, ce qui rajoutait un stress supplémentaire : non seulement elle était incapable de se nourrir sans moi, mais elle ne pouvait pas dormir non plus.
La consultante en Puériculture et Parentalité nous a écouté avec beaucoup d’attention.
Elle nous a donné des clés pour aider notre fille à apprendre à s’endormir seule (cela nécessiterait un article entier à ce sujet), et nous a conseillé de relâcher la pression, et de faire une pause dans notre « mission biberon ».
« Mais l’adaptation à la crèche débute la semaine prochaine, qu’allons-nous faire si elle refuse de s’alimenter?!? » nous sommes-nous exclamés !
Après nous avoir rassuré sur le fait que de nombreux enfants, même ceux qui n’ont jamais étés allaités font la grève du biberon lorsqu’ils commencent la crèche ou la nounou , elle a prononcé LA phrase qui m’a aidée à voir la situation sous un nouveau jour :

« Votre responsabilité en tant que parent, c’est de proposer à manger à votre enfant. S’il choisit de manger, ou non, cela ne dépend pas de vous, mais de lui. C’est son choix, et il faut le respecter.« 

Attendez… Nous n’étions donc pas de mauvais parents, incapables d’une chose aussi simple que de nourrir notre enfant?
C’était à Bébé Gluon de choisir ??
Nous pouvions arrêter de faire le forcing matin, midi et soir avec le biberon et (enfin) profiter des derniers jours de mon congé maternité avec notre fille ???
C’est tout bête, mais j’avais l’impression d’avoir 10 kilos en moins sur les épaules (ce qui n’était pas tout à fait faux, étant donné que le stress me coupait l’appetit depuis des jours…)

La semaine précédant l’adaptation à la crèche, mon mari était en congé paternité. Nous nous sommes donc concentrés sur le sommeil de bébé Gluon et avons lâché du lest sur les biberons.
Le samedi, je devais absolument m’absenter pour la journée, afin d’être présente au baptême de mon adorable filleul, dans le sud de la France. Il était question à l’origine que je parte du vendredi soir au dimanche après-midi (j’avais pris mes billets d’avion plus de 2 mois à l’avance, étant absolument persuadée que ma fille serait bien évidemment sevrée le week-end avant ma reprise !) Mais au vu de la situation, et sur les conseils de la coach, j’avais réorganisé mon voyage en faisant l’aller-retour en avion sur la journée du samedi.

Le matin de mon départ, j’ai donc allaité Bébé Gluon dans son sommeil, vers 5 heures du matin, et l’ai recouché toute endormie dans son petit lit en lui disant que je partais, que je serais de retour le soir, et que son papa lui proposerait des biberons. Biberons qu’elle n’était pas obligée de prendre, mais dans ce cas-là il faudrait qu’elle attende mon retour pour manger.

Je suis revenue le soir vers 19h (parce que forcément, mon avion avait 1h de retard grrrr). Je ne vais pas vous mentir, la journée avait été très difficile. Elle avait beaucoup dormi la matinée, et… beaucoup pleuré le reste de la journée. Mon mari avait réussi à lui faire prendre 30 ml de lait en milieu d’après-midi, mais c’était bien tout (et je le soupçonne d’y être allé à la barbare avec la pipette de doliprane….) Heureusement, elle avait fait de nombreuses siestes, et fait aussi une longue ballade en poussette durant laquelle elle était resté bien calme.
Elle s’est bien sûr jetée sur le sein dès que je l’ai prise dans mes bras, et s’est endormie pour sa nuit tout de suite après.

Le dimanche, je lui ai proposé un biberon qu’elle n’a pas voulu, et je l’ai donc allaité sans vergogne toute la journée, profitant un maximum d’elle avant de reprendre le travail le lendemain.

Le lundi, j’ai enfilé mon armure mes vêtements de working mum, je me suis maquillée, et j’ai pris mon RER, laissant Bébé Gluon avec son papa, qui gérait l’adaptation à la crèche.
J’ai fait ce que j’avais essayé d’éviter de toutes mes forces depuis des semaines : je suis partie au travail alors que ma fille ne prenait pas le biberon.

Et vous savez quoi ? Ça s’est bien passé.

J’ai continué d’allaiter ma fille le matin dans son sommeil, et le soir en rentrant. Et son papa lui a proposé des biberons plusieurs fois dans la journée.
Le lundi, elle a bu 60 ml.
Le mardi, idem.
Le mercredi, elle a pris deux petits biberons de 90 ml.
Le jeudi pareil, dont un qu’elle a bu à la crèche.
Le vendredi, elle a accepté deux biberons de 150ml.

Elle compensait le matin, et le soir en faisant deux grosses tétées.
La semaine d’après, elle s’est calé sur deux biberons de 150 ml, puis de 180.
Et… moi qui voulais arrêter les tétées le matin et le soir, une fois que les biberons seraient bien acceptés… j’ai continué. J’ai allaité ma fille en travaillant. Pendant presque 3 mois. Et de tous les trucs que j’ai déjà réalisés dans ma courte vie (on va dire que 31 ans c’est court, hein 😉 ? ) c’est une des choses qui me rend le plus fière.
Avoir  une petite fille ne dépendant plus uniquement de moi pour se nourrir et s’endormir m’a permis de me sentir libre d’allaiter. Cela redevenait un vrai choix, et non plus une corvée dont moi seule pouvait m’acquitter.

Avant de conclure, juste deux petits « coups de gueule ». Oh trois fois rien. Une paille… C’est mon côté féministe qui me démange… Tout d’abord, la durée du congé maternité. On en parle ? En France, cela représente 10 semaines après la naissance pour les deux premiers enfants. 2 mois et demi. Je défie n’importe qui sur cette planète de tenir un nourrisson de cet âge là entre ses bras et de m’affirmer, les yeux dans les yeux, que cet enfant peut se passer de sa maman toute la journée et qu’elle peut retourner travailler l’esprit tranquille. (Et allaitement ou biberon, là n’est pas la question !) Surtout que, ironie ou cynisme, les structures d’accueil collectif n’acceptent pas les enfants avant 3 mois révolus. Alors… on fait comment ? Clairement, si j’avais pu reprendre le travail plus tard, le sevrage de ma fille aurait été beaucoup moins stressant. Vers 6 mois par exemple, une autre option que le biberon aurait pu être envisagée, et la diversification nous aurait offert d’autres perspectives.

Deuxième petit point : si vous croisez sur internet ou dans votre entourage une maman qui se retrouve dans la même situation que moi il y a quelques mois, avec un bébé qui refuse de lâcher le sein pour se mettre au biberon… Pitié… Ne lui faites pas le vieux coup du « blocage qui vient de la mère« . Laissez la psychologie de cuisine… à la cuisine.
Ne rajoutez pas une angoisse supplémentaire à une maman qui s’en veut déjà bien trop de cette situation. C’est trop facile de dire « Ah mais, en fait c’est de ta faute si ton bébé refuse le biberon, c’est parce que tu ne veux pas le lâcher. » J’ai trop souvent vu sur les sites internet, les blogs ou les forums cet argument un peu bateau qui culpabilise à bon compte les mamans, et dédouane de vraiment chercher une solution au problème, ou d’offrir tout simplement une oreille attentive.
Attention, je ne dis pas qu’il ne peut pas y avoir de blocage inconscient à un sevrage. D’où l’importance de se poser vraiment la question concernant le bien fondé de ce qui nous pousse à arrêter d’allaiter. Il faut être sûre de son choix ( nos sein, notre choix je rappelle, hein. Pas celui de tante Gudule ou du pédiatre). Il faut aussi également savoir que travailler et allaiter est possible dans certains cas (et là je vous renvoie une fois de plus sur Lactissima si vous voulez vous lancer dans l’aventure! 😀 ) Le sevrage n’est pas forcément une obligation.
Alors bon sang de bonsoir, arrêtez de charger la mule ne collez pas une responsabilité supplémentaire sur la maman. Un sevrage ça se vit à deux, car cela impacte deux personnes. Avec chacune sa volonté propre. La réticence au sevrage peut aussi très bien venir de l’enfant.

Comme promis, voici donc la fin de l’histoire :
Aujourd’hui Bébé Gluon est sevrée. Elle boit ses biberons sans difficultés, même si les compotes et les purées qu’elle commence à découvrir la passionnent bien plus. Lorsqu’elle ne veut plus de son biberon, elle sait nous le montrer très clairement et le verdict est sans appel: impossible de la forcer à manger.

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Le début de l’autonomie

Avec du recul, je me rends bien compte que je me suis stressée « pour rien » et que tout ne dépendait pas que de moi. Si je devais revivre cette situation avec mon expérience actuelle, je n’essayerai même pas de présenter de biberons à ma fille avant la reprise (sauf pour pouvoir me soulager à l’occasion) Je n’achèterai pas 36 biberons et accessoires. Je ne testerai pas 150 positions différentes. Et surtout, je ne me gâcherai pas les dernières semaines de mon congé maternité à me focaliser là dessus. Mon bébé n’était pas prête à ce changement, et elle s’est adapté étonnamment vite lorsqu’elle a été en conditions « réelles ». Cependant, c’est le genre de constat qu’il est facile d’établir après-coup, qui demande un lâcher-prise que je n’ai acquis justement qu’en vivant tout cela.
Je sais aussi que j’aurai bien du mal à rassurer une maman qui serait dans la même situation que moi. Car tout ce que je pourrai lui dire lui semblerait dérisoire comparé à cette peur primaire, viscérale, de ne pas réussir à nourrir son tout-petit.
Alors j’aimerais juste dire aux mamans noctambules et stressées qui passeraient par ici : vous êtes des mamans formidables. Vous avez donné le meilleur de vous-même en allaitant votre enfant. Vous souhaitez (ou vous devez) passer à autre chose, et c’est la vie. Mais vos bébés ont le droit de préférer votre sein tout doux et votre lait aux tétines en plastique et au lait en poudre.
Votre devoir en tant que mamans, en tant que parents, c’est de proposer à manger, sein ou biberon, pas de forcer son bébé à avaler sa ration. La logique reste finalement la même que pour un allaitement à la demande : faire confiance à son enfant pour se nourrir. Lui laisser le temps et l’espace pour ne pas être d’accord.
Certains enfants sauteront l’étape du biberon, il y a d’autres alternatives valables. D’autres comprendront petit à petit qu’à la crèche ou chez la nounou, maman n’est pas là, et qu’il faut donc se nourrir autrement.
Et même si c’est très difficile, essayez de vous imaginer dans quelques jours, quelques semaines, quelques mois: d’une manière ou d’une autre, votre enfant arrêtera de boire au sein. Alors, vous vous retrouverez face à d’autres défis, à d’autres problèmes, d’autres questionnements. Et ce que vous vivez aujourd’hui comme une montagne infranchissable vous semblera bientôt anecdotique. Les bébés ne meurent pas de faim. Ils finissent tous par se nourrir… autrement.

En attendant, du courage ! (Et des bisous !)

Et chez vous, y a t-il eu une transition sein-biberon? Comment cela s’est-il passé? Racontez moi! (À chaque commentaire, une maman insomniaque retrouve le sommeil!!!)

97 réflexions au sujet de « Faire accepter le biberon à mon bébé: Mission impossible! »

    1. Merci pour ce blog, ça rassurera peut être le papa : non notre petit n’est pas le seul bébé qui refuse le biberon. Je suis en allaitement exclusif, Loulou est h24 au sein ne me laisse que très très peu de repis, dort très peu et uniquement dans MES bras et au sein… Il n’est pas suffisamment rassasié selon moi, j’ai donc décidé d’introduire des biberons de complément : ça fait presque deux mois que j’essaie en vaint !!! Comme il ne prends pas suffisamment de poids (15g en moyenne par jour) je complète depuis ses 3 mois et 10 jours 1 pot de légumes le midi et 1 pot de compote a 16h, je donne la quantité qu’il désire, il mange 2/3 du pot. J’ai conscience que la diversification si tôt n’est pas la solution idéale mais il pleure trop, ne dort pas assez, prends trop peu de poids et quant à moi je ne peux faire guère plus : fenugrec, galactogyl, tisane fenouil… J’aimerai avoir plus de production mais comme il est tout le temps au sein difficile de le ressasser… Bon courage à toutes !

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      1. Merci pour ton commentaire Bouchet. Si l’article (et les commentaires) peuvent aussi rassurer le papa, c’est super !
        C’est vrai que de nos jours on diversifie plutôt vers six mois, mais ma maman me disait qu’à son époque, tous les bébés découvraient les purées et compotes vers trois mois.

        Pour la prise de poids, n’hésite pas à regarder la courbe des bébés allaités pour te situer… car souvent les médecins ont en tête les courbes des enfants au biberon, et ce n’est pas tout à fait la même chose.
        En tout cas, tu as l’air de faire le maximum avec ton bébé. Si tu as peur qu’il ne soit pas assez rassasié, n’hésites pas à consulter une conseillère en lactation, cela peut aider 😀

        Bon courage à toi !

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  1. Tu nous a fait un long article, tu étais inspirée sur ce sujet.
    je n’ai pas connu ça car j’ai donné le biberon à bébé ici, je sais que beaucoup me jugent sur ça mais je ne me sentais juste pas.
    En ce qui concerne le congé maternité, en effet il est bien trop court. Deux mois et demi, le bébé est bien trop petit, je sais que dans d’autres pays européens c’est bien plus long, mais la dernière fois j’ai vu un reportage et apparemment notre congé maternité coute déjà trop cher à la sécu. Je pese que s’ils pouvaient ils le raccourciraient même.
    Bisous

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    1. Oui, c’est vrai que j’ai écris un gros pavé… (et encore, j’ai retiré des parties car je me suis rendue compte que j’abordais en plus mon propre rapport à l’allaitement, ce qui en fait nécessiterait un article à part entière…)
      Tu sais, ça ne transparaît peut-être pas vraiment dans ce texte (dans ces cas là, je te présente mes excuses) mais il n’y a pas de jugement ni de volonté d’alimenter la vieille guéguerre allaitement VS biberon 🙂 Oui, d’un point de vue nutritif, l’allaitement est ce qu’il y a de plus adapté au bébé, mais ça ne peux pas être le seul critère à considérer.
      Il y a d’autres moyens de donner de l’amour et de la sécurité à un tout petit que le sein, et le bien-être de la maman, sa position vis à vis de l’allaitement doit être respectée absolument: on ne peut pas être dans une posture de sacrifice absolu envers son enfant de manière permanente (il y a déjà tant à sacrifier lorsqu’on devient maman!) Si l’allaitement n’est pas un choix, ce n’est bon pour personne (et franchement, je sais de quoi je parle pour avoir été « prise en otage » par ma fille, contrainte d’allaiter alors que je voulais arrêter, ça a été très très dur! Pour tout te dire, je ne suis moi-même pas sûre du tout de retenter l’aventure pour un troisième, et pourtant j’ai allaité « longtemps » au regard des critères actuels)

      On est bien d’accord au sujet du congé maternité! Pour moi cela ne me choque pas que cela pèse sur le budget de la sécu: C’est dans l’intérêt d’une société d’avoir des enfants, elle doit donc les assumer, et encourager sa natalité… On est bien solidaires de ceux qui fument au détriment de leur santé, ou de ceux qui font des excès de vitesse… et les cancers des poumons ou les séquelles des accidents de la route ne génèrent aucune richesse hein (enfin sauf pour l’industrie pharmaceutique…)
      Et puis si on avait une vision un peu plus « macro »: Une maman qui s’occupe plus longtemps de son bébé, c’est un bébé moins malade, c’est moins de visites chez le médecin, moins de RDV en urgence chez le pédiatre. Des économies de médicaments, de kiné-respiratoire… alors serait-on vraiment perdant?

      Et puis, je n’en ai pas parlé, mais quid de l’état de santé de la maman, 2 mois et demi après son accouchement? Je ne sais pas pour les autres mums, mais moi, je n’étais pas franchement vaillante après mon accouchement et 2 mois et demi de nuits plus ou moins pourries :p!!!

      Merci en tout cas pour ton commentaire!
      (et voilà, j’ai refait un pavé 😀 😀 😀 )

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      1. ah ben ça c’est de la réponse de commentaire, on sent que ce sujet te touche.
        Non je te rassure, je ne me suis pas du tout sentie jugée par ton article et on est pas là pour faire la guerre entre les deux clans. Il n’y a pas véritablement de clan en réalité, juste des mamans qui font leur maximum. Entre celles qui ne veulent pas, ne peuvent pas pour diverses raisons, il y a beaucoup de critères à prendre en considération même si en effet le plus naturel reste l’allaitement.

        Pour le reste je ne pouvais pas mieux dire, je vote pour que tu sois ministre de la Santé ! Non plus sérieusement tu as entièrement raison, la société veut que la femme fasse des enfants car c’est ce qui fait tourner un pays mais on ne lui en donne pas les moyens, sans parler du fait que c’est encore mal vu au travail et qu’elle doit encore choisir de privilégier sa vie familiale ou sa carrière, vu que rien n’est véritablement fait pour les mamans.

        En effet il est préférable de payer une maman qui élève l’avenir d’un pays plutôt que les fumeurs (mais ça c’est encore un autre sujet car l’Etat y trouve son compte car les cigarettes leur rapportent beaucoup).

        2 mois après l’accouchement je n’étais pas vaillante non plus. Je crois que les politiciens ne se rendent pas comte ce que c’est une grossesse et mettre au monde un enfant. Et on en parle du congé paternité de 2 semaines ou du congé parental payé une misère ? Oui il y vraiment matière à dire sur ce sujet. Même l’allaitement il faudrait que si la maman a besoin elle puisse tirer son lait sans que ça choque autour d’elle, car même si elle a le droit en théorie c’est jamais très bien vu.

        Bisous et désolé pour cette longue réponse.

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        1. Aahahhaa moi j’adore les pavés! (les lire et les écrire, pas me les prendre dans la tronche hein!) Alors ne t’excuse surtout pas de la longueur de tes commentaires 🙂
          C’est vrai que le congé paternité est aussi scandaleusement court… 😦 Et encore, même ses 11 jours, ça n’a été pas super bien perçu que mon mari les prennes dans son boulot. 😦

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  2. Bel article! Oh oui, ce congé mat trop court…on nous pousse beaucoup à l’allaitement jusqu’à six mois mais on ne nous en donne pas le temps…pour chouquette le sevrage s’était bien passé. Mais pour bouclette, j’ai du insister un peu plus (même si c’était sans commune mesure avec ta gluonne, et bien plus tard!). Après, tu as raison. Il y a toujours une solution. Mais au prix de combien d’angoisses pour les mamans! Heureusement ton retour d’expérience pourra maintenant les aider!

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    1. Merci Picou!
      Il y a une vraie schizophrénie sur l’allaitement je trouve: il « faut » allaiter, sinon tu es perçue comme une « mauvaise » mère (rien que ça, ça me donne déjà envie de distribuer des baffes!), mais en même temps, il faut reprendre le boulot alors que l’allaitement vient à peine de se mettre en place, il ne faut pas allaiter « trop longtemps » sinon tu es limite une mère incestueuse, il faut aussi compter avec un personnel de santé très ignorant de l’allaitement en général, quand ce n’est pas carrément de la nocivité (mais ouiiii vous pouvez commencer l’allaitement mixte AVANT la montée de lait, AUCUN problème….!)

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  3. Superbe article ma poulette !!
    C’est dur d’être maman, on en bave vraiment ! Mais tu t’en est très bien sorti !
    « le Kamasutra du biberon » là tu m’as perdu MDRRRR !
    Nous sommes des Working Mums, et quand ils te voient avec un bébé ça donne ça au travail : bébé = enfant malade ! Et tu sais quoi on les emm#rde ! On essaye de faire de notre mieux, et qu’ils viennent eux nous montrer ce qu’ils sont capables de faire !
    Et toc !

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    1. Merci Lyna!

      En écrivant, j’ai revécu un petit peu mes émotions de l’époque. on oublie vite, mais ça avait été très très dur.

      Je suis abusivement fière de mon expression du « Kamasutra du biberon » 😀 (Copyright Maman BCBG) Je voulais même le mettre en titre mais j’avais peur de perdre les gens AVANT même qu’ils lisent, et de me retrouver avec des requêtes google pas nettes 😀

      Et oui, vive les working mum! Ceux qui critiquent n’ont qu’à…entrer dans l’arène et voir comment ils s’en sortent en jonglant avec le boulot et les enfants :p

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  4. Un article très intéressant qui devrait certainement en aider plus d’une :). Tu as bien fait de vous faire aider, au mois tu as pu vivre les derniers jours plus sereins. C’est clair que laisser son enfant (il avait 3 mois), n’est pas facile. J’ai chialer comme une madeleine le premier jour de crèche! Bisous

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  5. Merci beaucoup Piline pour le partage de ton expérience! Personnellement, j’aurais aimé allaiter plus longtemps que ce que j’ai fait : une semaine et demie au sein 😦 malheureusement, j’avais des crevasses qui me faisaient terriblement souffrir et j’ai pris la décision de tirer mon lait pendant la semaine qui a suivi puis nous sommes passés au lait en poudre après. Mon fils a bien accepté le biberon de son côté, mais j’ai demandé au papa de lui donner le tout premier car j’étais tellement triste d’arrêter, ça me faisait mal au coeur d’en venir à cette décision… Et les mois passant, la diversification a commencé, puis régulièrement, mon fils refusait de manger. Comme toi, j’ai commencé à me sentir très mal, j’ai eu les mêmes envies! Partir et tout laisser tomber! C’est tellement dur à vivre, on se sent responsables de leur bien-être. Et comme toi, un jour, on m’a dit qu’il fallait lâcher prise. Aujourd’hui, mon fils continue régulièrement de manger le plat principal. Dans ce cas-là, je lui propose la suite du repas et rien de plus. Et s’il a vraiment faim, il se rattrape les repas suivants. Ca enlève un tel poids! Merci d’aider les autres femmes grâce à ton témoignage! Passe une excellente journée, bisous!

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    1. Merci à toi pour ton commentaire 🙂
      Les crevasses sont extrêmement douloureuses, et tenir une semaine et demie en ayant mal à chaque tétée (et on oublie souvent de dire à quel point elles sont nombreuses les tétées les premiers jours-semaines!!!) c’est déjà très courageux!
      (et je te comprends, j’ai pleuré comme une madeleine lorsque j’ai sevré mon fils, alors que j’étais paradoxalement super soulagée de ne plus allaiter…. on est bizarres hein parfois!)

      Il y a clairement un enjeu au niveau de la nourriture lorsqu’on est parents(que ce soit le sein, le biberon ou la nourriture solide hein!), je pense que c’est inscrit dans nos gènes: notre premier devoir, c’est de nourrir notre petit! Donc dès que ça coince, on se remet en question… et c’est dur à vivre 😦

      C’est chouette que tu arrives à lâcher prise avec ton fils, et à ne pas transformer les repas en bras de fer! (les enfants le sentent souvent alors plus on insiste, plus ils se braquent ^^)

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      1. Merci beaucoup pour ton soutien Piline! Oui, c’est vrai qu’on a tendance à vouloir être SURE que nos enfants mangent assez pour être en bonne santé, pour ne manquer de rien… Au final, ils se débrouillent tous seuls^^ quand je vois mon fils qui se débrouille pour aller chiper les galettes de riz que je mets en hauteur, je me dis qu’ils ont déjà l’instinct de survie!

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  6. Merci infiniment pour cet article. Mon fils a 9mois et refuse le biberon (et la diversification !). Nous avons également essayé le « Kamasutra du biberon » avec un grand nombre de biberons différents. Rien à faire. L’allaitement est devenu une petite torture, mon drame étant de bosser de chez moi et de culpabiliser à l’idée de mettre bébé en nourrice alors que je peux être là pour lui.
    Votre article va me permettre de prendre du recul, j’en avais besoin. Merci !

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    1. Laura, je travaille moi aussi à la maison, avec mon enfant à 10 min à pied qui refuse périodiquement de se nourrir en journée (voir mon (très – trop ?) long commentaire ! ). Je culpabilise aussi parfois de la laisser, mais je ne crois pas qu’on puisse offrir du temps de qualité à l’enfant tout en travaillant. C’est déjà assez dur de se motiver quand on est seule chez soi. On risquerait de l’obliger à expédier son repas parce qu’on a une urgence, qu’on doit se concentrer, etc., et ce n’est pas forcément mieux pour lui. Idem pour les temps du jeu et du sommeil. On le fait garder justement parce qu’on l’aime et qu’on veut qu’il reçoive toute l’attention dont il a besoin !

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      1. Tout à fait d’accord 🙂 à mon avis, c’est mieux de pouvoir se concentrer un bon coup sur son boulot, pour pouvoir ensuite être disponible pour ses enfants… je ne pourrais pas travailler avec mes petits à côté…je bâclerai mon travail, et serais vite impatiente avec les enfants 🙂 (je sais qu’il y a des mamans qui arrivent à tout faire, ça m’impressionne tellement!)

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    2. Je suis contente si cet article vous aide Laura 🙂
      Et je vous comprends quand vous parlez de « petite torture »…. On se sent prisonnière de l’allaitement et c’est vraiment dur. Personnellement, j’avais des bouffées d’angoisse quand revenait l’heure de la tétée, et que ma fille refusait une énième fois son maudit biberon!
      Avec du recul, je me rends compte que forcer le sevrage était vraiment un gouffre à énergie. J’aurai pu tellement plus profiter de mes dernières heures collées à ma toute petite. Au lieu de ça, le sevrage virait à l’obsession…!

      On culpabilise toujours un peu de faire garder son enfant, mais même si vous travaillez de chez vous… c’est un travail à part entière 🙂 Et on a besoin de se concentrer pour être efficace!

      Plein de courage pour la suite, j’espère que vous trouverez un mode de fonctionnement avec votre fils qui vous convienne à TOUS les deux 🙂

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  7. Ohh mais que ce billet me parle !!
    On est en plein dedans depuis des semaines et je commence à être bien lasse…
    Petit flash-back : je prends deux mois de congé parental pour profiter encore de ma toute-petite, et la faire garder à partir de ses 5 mois, début février.
    Mi-décembre, on commence à lui proposer des biberons de lait tiré (comme tout le monde, en tentant toutes les formes et vitesses disponibles sur le marché !), qui ne l’intéressent pas le moins du monde : elle joue avec la tétine, postillonne dessus en babillant/croassant, parfois referme sa bouche dessus, mais sans jamais boire. On n’insiste pas outre mesure, en nous disant que le moment venu, elle se rendra à l’évidence que c’est le seul moyen de se nourrir. Et bien non !!
    Pendant l’adaptation puis ma première semaine de reprise, elle accepte de temps en temps de boire quelques gouttes ou un bib complet, on sait qu’elle sait se servir du machin, mais le lendemain ou quelques jours après refuse à nouveau… jusqu’à passer une semaine entière sans se nourrir en journée, à part 60 ml une fois « sur un malentendu » dixit la nounou. J’ai lu sur Lactissima que tout va bien du moment que l’enfant se rattrape, ce qu’elle fait au moins en partie, on essaie d’accepter son droit de manifester ainsi sa tristesse de la séparation et son désarroi, mais le vendredi je la récupère le teint cireux, les traits tirés. C’est un petit gabarit à la base, là elle est l’ombre d’elle-même. Moi-même je suis complètement épuisée par les soirées et les nuits à la nourrir, sans parler du stress. Sur une impulsion, je lui prépare un bout de banane écrasée dans mon lait, et lui propose à la cuiller. Bingo, elle adore ! Je me décide donc à la diversifier un peu plus tôt que prévu, en priant pour que ça se passe bien car ses premiers mois avaient été très, très pénibles sur le plan digestif. Et pendant une semaine on lui donne de la bouillie à la vanille, à la cuiller, puis la semaine suivante du lait mixé avec des légumes, tantôt au bib, tantôt à la cuiller, et de la compote au goûter. Deux semaines tranquilles donc, à peine gâchées par un rhume (le truc insignifiant brillamment traité dans un précédent post 🙂 ) qui nous empêche tous de dormir, mais qu’importe, au moins elle MANGE !
    Et cette semaine, rebelote, trois jours qu’elle refuse à nouveau obstinément le lait qui ne sort pas directement de la source… Et la nounou qui commence à en avoir marre… Mais bon, je me dis qu’on n’est pas à l’abri d’un nouveau revirement dans le bon sens, et que bientôt ce sera loin derrière…

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    1. Olala StellaStellina, vraiment pas simple! (C’est quand même hallucinant quand on y pense la volonté qu’ont les enfants, même s’ils sont hauts comme 3 pommes)
      J’espère que la diversification va permettre à ta toute petite de s’alimenter, car j’imagine que ce doit être bien stressant (surtout si la nounou commence à grogner) Et le fait qu’elle se rattrape la nuit du coup, si tu as repris le boulot, ce doit être épuisant!
      Après effectivement, chaque jour qui passe vous rapproche vers du mieux… et un jour viendra (que j’espère proche!) où les repas seront devenus un vrai plaisir pour ta puce!

      N’hésites pas à donner des nouvelles!

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      1. Merci pour l’encouragement… et surtout merci pour ton blog drôle et tendre ! Et bien écrit aussi !
        Effectivement ils ont beaucoup de volonté, et savent très bien exercer leur libre-arbitre ! La mienne a refusé les compléments de LM donnés à la seringue (petit poids de naissance) en recrachant la sonde et en plongeant vers mon sein, à 3 semaines ! Là on a compris qu’on n’allait pas s’ennuyer avec elle lol.
        Mais qui a envie d’un petit bébé tout docile ? Quel ennui ! lol

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  8. C’est tellement dommage de se pourrir un mois de congé mat pour le sevrage, alors qu’on peut profiter avec lui jusque là, et laisser les choses se faire naturellement ensuite ! J’ai vraiment du mal avec cette obligation, cette injonction de sevrer avant la reprise. Le mixte c’est une solution assez pratique, un sevrage en douceur, sans les contraintes du tirage de lait.

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    1. Le mixte est effectivement une bonne solution, mais qui peut ne pas convenir à tout le monde… Chez certaines femme, cela demande quand même de gros efforts pour maintenir la lactation, nous ne sommes pas toutes égales avec ça… par exemple pour moi, j’ai allaité en mixte pendant presque 3 mois, et bien si je ne tirais pas au travail au moins 1 fois par jour, la fin de semaine était très difficile, même en repassant en allaitement exclusif pendant les week-ends. (mais je détestait tirer mon lait, alors je n’étais pas très assidue!)
      Et puis certains rythme de travail compliquent les choses, il faut bien le dire… les heures de transport aussi!
      D’autres maman ne veulent absolument pas donner de lait artificiel, donc s’orientent vers un allaitement sein+biberon de lait maternel qu’il faut alors fournir à la crèche, ou à la nounou… Et ça c’est encore plus sport!!!
      Enfin gérer sa lactation ET un travail ET les tétées le matin (moi je devais me lever 30 minutes plus tôt tous les matins) le soir, voir la nuit…. c’est usant sur le long terme…^^ d’où le besoin de sevrer qui peut se profiler.
      Et nous ne pouvons pas toutes tirer notre lait sur notre lieu de travail non plus!

      Bref, chacune fait comme elle le peux, avec les moyens et les ressources dont elel dispose, et aussi en fonction de son propre rapport à l’allaitement 🙂

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  9. Quel bel article ! Personnellement je n’ai pas allaité donc question sevrage pas de problème…par contre je suis d’accord avec toi sur la durée du congé maternité, c’est bien trop court et je compatis avec toi Sur la fin d’un congé maternité stressant car je l’ai moi même vécu (en grande stressée que je suis) mais c’était le boulot qui m’a bousillé la fin de congé maternité et qui du coup ne m’a pas permis d’en profiter de ma choupette sereinement…en tout cas je vois que ta puce tiens déjà son bib tout seul la grande classe !

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    1. Merci miss 😉
      On est toutes d’accord alors (ça me rassure!) il est beaucoup trop court ce congé maternité (qui n’a d’ailleurs de « congé » que le nom!!)

      Et oui, ma fille essaye de tenir son biberon toute seule, même si ce n’est pas encore tout à fait ça et qu’elle n’arrive pas à le reprendre quand il tombe…. 🙂

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  10. Bonjour,
    Mince j’aurais dû tomber sur votre article avant :).
    J’ai eu la chance de rester 5 mois avec fiston (je suis enseignante, j’ai accouché fin mars, j’ai eu droit à un congé patho post congé maternité, j’ai repris les 2 jours de juillet puis c’était les vacances). Mais au mois d’août, mon mari et moi avons essayé de sevrer bébé mais refus catégorique du biberon. Il hurlait, détournait la tête quand mon mari lui présentait une tétine. Ba oui il préférait nettement le lait de maman et mon contact. On a un peu stressé, essayé différents biberons. Et puis j’ai lu ici et là que la transition se ferait seule.
    Finalement chez nounou ce jeune homme prend des laitages, il a fait un refus catégorique du biberon même quand je n’étais pas dans les parages.
    Il a aujourd’hui 11 mois, prend une tétée matin et soir, mange solide + laitage midi et 16.00. Je tire mon lait le midi, que je mets au congèle au cas où. Ce n’est pas toujours évident mais on s’y retrouve tous les deux.

    Par contre je vous rejoins sur les réactions des gens: mais tu vas faire comment? Tu es sure qu’il mange assez le soir? Tu allaites encoreeeee? Bref… le jugement ou peut être le manque d’informations.

    Pour finir merci pour votre blog, j’ai déjà fureté plusieurs fois et vous avez permis de me rassurer sur certains points ^^.

    Bonne journée

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    1. Ah oui c’est une sacrée organisation que vous avez là!! Ils savent vraiment ce qu’ils veulent, ne veulent pas nos petits bouts 🙂
      En tout cas, c’est chouette que vous ayez trouvé un équilibre, même si j’imagine bien que vous avez du vous arracher un peu les cheveux pour ça ^^

      Les gens… ils sont gentils souvent et veulent montrer leur intérêt mais…. parfois c’est juste du stress en plus!!! 😀

      Merci de venir fureter par ici, ça me fait très plaisir!!

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  11. Je me retrouve dans ce que tu dis, mais pas en ce qui concerne le sein (je n’ai pas réussi, j’en ferai un article parallèle au tien, car la difficulté du sevrage et les aides qu’on peut tenter de trouver me rappellent les miennes pour arriver à allaiter). Cela concerne pour ma part la difficulté que j’ai toujours à l’heure actuelle de nourrir ma fille depuis la diversification (trouble de l’oralité, Bonjour ! Et encore, elle est dans le niveau 1, le moins catastrophique).
    Pour te faire le topo vite fait : Petite Grenouille a bientôt 3 ans et le midi, je suis toujours aux petits pots 6 mois, et uniquement petits pois-carottes. Imagine également ce que je peux entendre parfois des gens qui ne connaissent pas son soucis.
    J’avais fait un article sur mon ancien blog, je vais le reprendre je pense et montrer l’évolution très lente de ses choix alimentaires. Ça pourrait aider des mamans, sait-on jamais !
    Les gens ont toujours des réflexions-de-m*rde en pensant que ça va nous aider. Non, généralement, ça nous fait culpabiliser encore plus.
    Quand tout cela est derrière soi, on n’a plus l’impression d’avoir souffert autant. Et c’est tant mieux.
    On a toutes ou presque nos galères avec nos enfants, et on fait du mieux que nous pouvons, même dans les pires moments où on n’en peut plus. Il ne faut pas perdre espoir, c’est ce que Papa Crapaud me répète, et moi je cherche toujours les points positifs pour ne pas rester dans le noir !
    En tout cas, tu as eu une bonne idée de faire une « mise à jour » sur votre situation. Cela aidera de nombreuses mamans rencontrant ce genre de difficultés !

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    1. C’est vrai que l’allaitement peut vite devenir un parcours du combattant…cela dépend vraiment de sur qui on tombe, sur quels conseils…
      Je serai super intéressée par ton article sur les troubles de l’oralité! Je ne connais pas vraiment :-/ Et j’imagine que c’est le genre de truc qu’on gagne à connaitre avant que ça nous arrive, ou à un petit de son entourage (ou là on peut se montrer maladroite par ignorance avec nos réflexions)

      Merci pour ton commentaire en tout cas!!

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  12. Merci cet article fait un bien fou. Nous n’avons toujours pas réussi le sevrage ici!
    C’est vrai que souvent on se demande si inconsciemment on le souhaite vraiment ou pas? Si on est fautive et tout ce qui va avec… Parce que oui j’ai envie d’arrêter d’allaiter, mais en même temps ce moment est tellement précieux…
    Mathilde va bientôt avoir 7 mois et ne tête plus que le matin et le soir. J’ai commencé la diversification dès 4 mois pour me soulager un peu, et aujourd’hui elle se régale avec ses compotes et ses purées mais refuse complètement tout biberon la journée, je lui donne (avec beaucoup de mal) quelques gorgées d’eau au verre le midi.
    J’aimerais comme tu le dis au début pouvoir partir juste 1 jour ou 2. Sans stress penser qu’à moi et (boire plein de vin). C’est vrai que j’ai envie d’arrêter l’allaitement pour retrouver une liberté qui me manque.
    Mais je me vois mal la laisser au papa en lui disant bonne chance.
    C’est top d’avoir eu ton retour parce qu’en effet on n’a jamais la suite de l’histoire.
    A mon tour de donner mon retour lorsque je saurais par quoi remplacer la tété du matin et du soir…. et comment va-t-elle réussir à s’endormir. (Merci la poussette !) J’attends ton article avec impatience sur les clés pour le dodo touuut seuuul!
    Merci pour ton retour
    Marie du blog http://www.louiseetclo.blogspot.fr

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    1. On est toujours un peu ambivalente je pense sur une fin d’allaitement (et dans notre vie de maman aussi: schizophrénie maternelle ! ), il faut bien se poser pour essayer de dépatouiller nos envies/besoins/ressources réelles…

      Vous semblez avoir trouvé un petit rythme avec ta fille (j’adore son prénom! 😀 c’est très BCBG Mathilde 🙂 ) mais ça reste exigeant.
      Mais si j’ai bien compris, elle ne tête plus que le matin et le soir? Un petit verre de vin ou deux le midi devrait être envisageable non? Le temps que la tétée du soir arrive, l’alcool peut avoir le temps de s’éliminer 🙂

      Ahaha je n’ai pas trop de clés pour aider le bébé à dormir tout seul 🙂 Nous c’est la coach qui nous a donné une méthode, et nous avons suivi à la lettre. On en a bavé pendant 4 jours, et je n’aurai pas été contrainte par la reprise on ne serai peut être pas passé par la mais… ça a marché, c’est indéniable, aussi je recommanderai cette coach sans hésiter pour tous les parents en mode « désespérés » comme nous l’étions! 🙂

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  13. Ma fille n’ a jamais accepté le biberon. On a essayé bien évidemment tout, le seul moyen qu’avait trouvé l’assistance maternelle (et pourquoi elles/ils ne s’appellent pas assistant(e) parental(e) d’ailleurs!) à 3 mois et demie était de la nourrir à la petite cuillère! Bien évidemment chaque repas prenait des heures… du coup on a commencé la diversification à 4 mois et demie et à partir de ce moment là tout s’est bien passé : c’était allaitement à la maison et compotes la journée. Autant dire qu’elle se jetait sur moi quand j’allais la chercher chez l’assistante maternelle. Puis l’allaitement a duré longtemps … 20 mois. J’avoue que j’avais aussi parfois l’impression d’être prise en otage mais comme tt se passait bien pour la lactation, j’ai pu la nourrir une fois par jour au sein seulement pendant plusieurs mois et même partir en voyage d’affaires court et reprendre l’allaitement après (bon j’ai gardé le tire lait longtemps pour ces cas là). Puis petit à petit j’ai abandonné le tire-lait que je détestais et réalisé le sevrage à l’occasion d’un voyage de travail de 5 jours!

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    1. Eh bien, vous étiez tombé sur une perle de patience avec votre assistante maternelle…! 20 mois d’allaitement, c’est super comme parcours. Mais je vous comprends pour le tire-lait…ça dépanne bien, mais au bout d’un moment, on en a marre! 😀

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  14. Je me retrouve dans tout ce que tu dis ! Pour mes 2 filles aussi, la transition sein-bib à été dure. Pour le coup, les 2 se mettaient dans une colère noire dès que j’osais leur mettre le biberon dans la bouche, comme si je les trahissais ! Culpabilité et stress… alors même que je voulais mettre en place un allaitement mixte (d’ailleurs j’allaite toujours ma 2e de 9 mois 😉). Comme pour toi elles ont commencé à accepter le bib en situation, à la crèche ou avec la nounou !

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    1. Oulala, tu as vécu ça deux fois!!! 😦
      On entend partout que les petits finissent par s’adapter en situation réelle… et c’est bien souvent réellement le cas. Mais c’est dur d’y croire lorsqu’on est stressé à l’idée que notre enfant ne se nourrisse pas loin de nous. Mais du coup, pour la numéro 2, tu as réussi à être plus zen en voyant qu’elle suivait le chemin de son ainée?

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  15. Par contre ma 2e à eu beaucoup de mal avec la diversification, du coup on n’a pas voulu la braquer et elle a commencé à manger des purées à 7 mois passés. En tout cas je compatis à posteriori avec ces moments de désespoir par lesquels vous avez dû passer. Les enfants ont le chic de nous confronter à nos limites !!😂 Courage pour les mamans insomniaques ! Et pour celles qui doivent laisser leurs bouts de chou à 2 mois et demi et qui ont mal au coeur rien que d’y penser …

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  16. Je suis abattement dans ce cas là… Elle refuse catégoriquement le biberon et ne veut que le sein… Je suis sensée reprendre le travail dans 5 jours et elle ne veut toujours pas de biberon. Ça me stresse beaucoup et ne sait plus comment faire après avoir acheter tous les biberons du monde, la forcer, l’écouter…
    Merci pour cet article qui me rassure beaucoup. Mais j’espère que tout va rentrer dans l’ordre très vite…

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    1. Bonjour Coco,
      Tout d’abord merci pour ton commentaire. Je suis contente si mon article te rassures 🙂 Même si je me doute bien que dans ta situation tu aimerai une solution miracle qui résoudrait le problème d’un coup…
      Je pense que malheureusement cette solution… n’existe pas…
      Il est fort possible que ta puce n’accepte le biberon que lorsqu’elle sera vraiment en situation réelle, chez la nounou, ou à la crèche. Cela ne sera peut être pas facile les premiers jours (mais même un bébé au biberon a besoin de plusieurs jours d’adaptation pour appréhender ce nouvel univers) mais j’espère que tout le monde trouvera une solution satisfaisante.
      Je sais que c’est dur, mais essaye de profiter de ces derniers jours avant la reprise avec ta petite fille 🙂 Quel âge a t’elle?
      Et n’hésites pas à venir raconter comment la situation s’est débloquée pour toi!

      Du courage 🙂 🙂

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      1. Merci pour ta réponse.
        En lisant ton article je me dis que je vais profiter d’elle et je vais essayer de le prendre à la cool. Elle doit peut être ressentir mon stress aussi…
        Elle a bientôt 3 mois et demi j’ai pu poser des congés après le congés maternité. Mais c’est vrai que 2 mois et demi de plus ça aurait été mieux, pour pouvoir en profiter encore. C’est tout petit 3 mois et demi.
        En tout cas merci encore pour ta réponse et j’essaierai de revenir pour raconter la fin de mon histoire qui me semble insurmontable pour le moment.

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  17. Tiens, nos miss doivent être quasiment conscrites : la mienne va avoir 7 mois le 10 Mars 😉 Nous, c’est un peu « le cas contraire », dans le sens où l’on a été obligé de donner un biberon en complément dès la maternité jusqu’à … 1 mois et demi car elle ne tétait pas assez efficacement et ne prenait pas assez de poids. Puis j’ai réussi doucement à l’en déshabituer et à l’allaiter exclusivement donc quand j’ai commencé à la mettre chez nounou en Décembre, elle prenait le bib sans problème mais depuis quelques semaines, ça se gâte : il faut vraiment qu’elle soit affamée pour le prendre chez nounou ou avec Papa … ;-( En tout cas, ton article est très bien écrit avec humour, j’ai adoré et vais lire d’autres articles de ton blog avec plaisir ;-))

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    1. Merci pour ton commentaire! Je n’ai pas vécu le cas de devoir donner des compléments, mais je sais qu’àpres cela demande beaucoup de patience pour déshabituer le bébé et adapter la lactation… bravo!

      Ma fille est du 25 juillet, elles sont donc toutes proches! Et en ce moment, c’est gréve aussi du biberon à la crèche (et à la maison, ce n’est pas sa grande passion non plus…) en fait, depuis qu’elle a découvert les purées et compotes, elle se désintéresse de plus en plus du lait. On va donner le feu vert à la crèche dès lundi prochain pour qu’ils lui proposent un laitage le midi et le goûter en complément du biberon qu’elle boude, et de la purée et compote qu’elle dévore 😀

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      1. C’est vrai que je me suis « acharnée » pour que l’allaitement se mette en place, comme me disait ma mère mais je ne regrette rien et suis heureuse de cette belle poursuite 😉 Pour les purées / compotes, elle prend très bien avec un tiers (nounou ou papa) mais avec moi, elle se retourne rapidement vers le sein, bien sûr … C’est la bonne solution pour le laitage à la crèche, la nounou aussi me dit que cela simplifiera les choses de lui en donner à la place du bib … Bon week-end.

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  18. Super article qui va aider de nombreuses mamans confrontées à la situation. Pour ma part, j’ai allaité mon fils pendant un peu plus de 10 mois. Il a été complètement allaité les 3 premiers mois, puis progressivement à ma reprise j’ai introduit des biberons de lait maternel et de lait industriel en complément lorsque j’avais du mal à fournir. Au départ uniquement mon mari ou la nourrice donnait le biberon en mon absence, Bébé a donc accepté assez facilement mais il ne fallait pas que je sois dans la pièce… pour lui c’était maman est là = le sein maman est pas là = biberon. Par contre, il ne prenait que des petites quantités. A 6 mois, j’ai arrêté de tirer mon lait et il prenait soit des laitages soit du lait industriel chez la nounou, le week-end, pendant les vacances, je l’allaitais toujours en exclusif jusqu’à 10 mois. J’ai dû le sevrer subitement pour cause de traitement incompatible avec l’allaitement. Cela a été très dur à vivre pour mon fils qui y tenait beaucoup notamment pour l’endormissement, il a beaucoup pleuré, je l’ai énormément câliné, on a essayé de le rassurer autrement, on a opté pour le bercement à la place pour l’endormir. Cela a été assez difficile alors les conseils que tu as reçu pour apprendre à bébé à s’endormir seul m’intéresse énormément pour le prochain. Concernent la reprise du travail à 2mois et demi, j’ai trouvé que c’était un vrai déchirement, on trouve tout juste nos marques, on se remet de l’accouchement, de nos émotions et c’est lorsqu’on commence a avoir trouvé notre rythme que l’on doit reprendre et bébé est encore si petit, c’est dur… j’ai pu reprendre à 3 mois mais j’ai énormément culpabilisé. Et faire le choix d’un congé parental n’est pas forcément possible car cela représente une grosse baisse de revenus. Pas facile de tout concilier, l’idéal pour moi serait de pouvoir avoir un congé maternité de 6 mois et de travailler à mi -temps pendant le reste de la première année.

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    1. Merci Lisa pour ton commentaire… Ton fils sait vraiment ce qu’il veut on dirait 🙂
      10 mois d’allaitement exclusif c’est magnifique :)… je suis désolée que ça ait du s’arrêter si brutalement, j’imagine que cela n’a pas été facile, ni pour lui, ni pour toi.
      Je compte écrire un article sur la consultation que nous avons eu avec la coach, la méthode qu’elle nous a donné, et l’analyse que j’en fais, avec un peu de recul maintenant. (mais ça va encore être un pavé alors il faut que je trouve le temps de le faire!) Mais si c’est vraiment urgent pour toi de trouver une solution, je peux te passer ses coordonnées! (Le manque de sommeil EST une urgence, si cela affecte vraiment négativement ta vie, ton rapport avec ton enfant, etc…)

      Pour faire simple, on va dire qu’on a eu une semaine difficile à appliquer la méthode, et après… notre fille était capable de s’endormir toute seule dans son petit lit : ça marche, c’est indéniable….après c’est quelque chose que j’aimerai vraiment détailler car ce n’est pas la méthode idéale non plus, ni une méthode miracle (on en a bavé 3 jours entiers à ne faire que cela). Ça dépend de votre sensibilité, mais en gros, ça ne se fait pas sans pleurs ^^ (mais on ne laisse jamais pleurer le bébé plus de 4 minutes hein, je vous rassure!!!) le but n’est pas de le « briser » en le forçant à s’endormir dans son lit, mais clairement il y a un temps d’adaptation où… le bébé n’est pas content. du tout. et il l’exprime….
      Disons que c’est un (juste?)milieu entre « je laisse pleurer mon bébé jusqu’à ce qu’il s’endorme », et « je l’accompagne dans son sommeil tous les soirs »…en gros il faut aider l’enfant à passer ce cap, pour devenir autonome dans son endormissement…et que cela se fasse sans pleurs au bout d’un moment.
      Après cela n’aurait aucun sens que je retranscrive le protocole tel quel. Sans explications ni marche à suivre ça ne veut pas dire grand chose, et ce ne serait pas respectueux du travail de la coach je trouve… 😦

      Désolée mon commentaire est un peu confus, c’est pour cela que je voudrais tout poser à plat sur un (looong) article! mais si tu as besoin des coordonnées envoie-moi un petit mail 🙂

      En attendant, plein de courage et merci d’être passée par ici!

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  19. Merci.
    Vraiment merci pour cet article.

    Je suis maman d’une petite fille de 3mois et 4 semaines et je reprends le travail … ce lundi.
    Ma fille n’accepte absolument pas le biberon et ce , malgré les 2 semaines d’adaptation à la nounou.
    J’ai évidement acheté tous les biberons du monde et même des tasses à bec etc…
    J’ai essayé avec mon lait, avec du lait maternisé etc…
    Et je ne compte plus le nombre d’heure passées sur internet a chercher une solution.
    J’ai même hurlé ma détresse plusieurs fois sur Instagram en recevant plus d’une cinquantaine de message de conseil, soutien, etc…

    Mais j’ai aussi eut la chance d’avoir des amies qui m’ont dit de ne pas gâcher mes dernières semaines de congés avec cette histoire et que :
    1/ bébé ne se laisse pas mourir de fin
    2/ la situation est assez classiques chez les bébés allaités et que cela se débloquera lorsqu’on entre « pour de vrai » dans la situation qui donne lieu au passage au biberon.

    Mais il n’empêche que j’ai passé une semaine horrible à force de voir ce petit bébé refuser la tétine.
    Et alors que j’avais dis que je ne tenterais plus moi même le biberon j’ai cédé à la pression transmise par ma nounou qui ne supporte elle même pas de voir ce petit bébé pleurer et refuser de manger.
    Ce jour là j’ai tenu 4 heures en lui refusant le sein et j’ai fini en pleurs, mon bébé dans les bras, a lui donner le sein en m’excusant.
    Finalement la nounou lui donne le bib’ en appuyant elle même sur la tetine pour qu’elle avale qqch lors des demi journées ou je la lui laissait.

    Mais à 48h de ma reprise me revoilà sur internet a essayé de me rassurer.
    J’espere tellement que la situation va se débloquer d’elle même cette semaine… Je n’ai pas encore réussi a laissé ma fille 10h d’affilée à la nounou et je tremble à l’idée que ma nounou me lâche à force de pleurs et de refus de ma poupette.
    Je sais que les enfants peuvent parfois tenir toute la journée en attendant le sein maternel mais je n’ai vraiment pas envie d’en arriver là.

    Du coup ce midi j’ai préparé des flans de lait maternel « pour essayer au cas ou ». Et oui, je crois que je connais les articles de Lactissima par coeur maintenant :p

    Pour autant je n’ai jamais entendu (ou écouter?) cette histoire de fusion maternelle qui empêche l’enfant d’accepter le bib’. Je suis incapable de lui refuser le sein au bout d’un certain temps mais parce que j’assimile ça a de la torture qui n’est pas acceptable dans le cadre d’une éducation bienveillante :/
    Quand je serais « vraiment » absente, ce sera certes une torture pour elle, mais on ne pourra pas faire autrement. Mais en attendant, tout me pousse à lui offrir le sein lorsque nous somme ensemble. De toute façon je « coule » par tout mes pores quand elle pleure pour avoir le sein…
    Mon raisonnement est peut-être un peu tordu mais je ne me trompe pas en disant que le soucis n’est pas vraiment le biberon -car j’ai deja joué avec ma fille à têter plus ou moins l’objet sans qu’elle ne se mette en colère. Le soucis… c’est de ne pas avoir le sein pour manger alors qu’elle n’a toujours connu que ça et qu’il s’agit à la fois d’une nourriture et d’un moment rassurant…

    Bref… désolée cela part en tartine mais le sujet est « brulant ».
    Je me suis engagé à utilisé un bout de sein depuis jeudi, sur les conseils du pédiatre du RAM où va ma nounou, pour que la poupette s’habitue au plastique. Elle le prend en sourcillant un peu mais elle le prend.
    Par ailleurs je suis contente de retourner au travail donc je sais que ces premiers jours seront sans doute beaucoup plus dur pour elle que pour moi. Et c’est Papa qui ira chercher mademoiselle en attendant que je ne puisse rentrer moi même. Donc j’ai bien l’impression que je devrais résister à la pression même si je suis incapable de dire si je serais capable de lui dire « avec conviction » : il faut que tu manges au biberon quand tu es avec nounou et papa car nous n’avons pas le choix

    Bref…
    Je me sus égarée là non ?

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    1. Merci Melle Gima pour ton commentaire (rassure toi pour la « tartine », moi j’aime ça les tartines…!)
      Je pense que c’est tout naturel de lui donner le sein lorsque vous êtes toutes les deux: ne t’en prive pas, profites en tout ce week-end 🙂

      Je ne vais pas te mentir: les prochains jours après ta reprise ce lundi ne seront sans doute pas facile pour ta puce, pour la nounou et pour toi (et le papa aussi qui récupérera ta fille et devra la faire patienter jusqu’à ce que tu rentres). Désolée, je pourrais te dire « tout ira bien,ça va très bien se passer, elle va boire son biberon sans sourciller dès le premier jour « en vrai » chez la nounou » mais… je pense que ce sera plus délicat que ça, et que cela n’ira pas sans pleurs. Ma fille a vraiment passé une journée très difficile avec son papa lorsque j’ai du m’absenter dans le sud le samedi, et le lundi et mardi ont encore été un peu tendus. Ça allait mieux à partir du mercredi 🙂

      Mais… Premièrement, ça ne sera pas de la « torture ». Non. Absolument pas. La torture c’est de ne pas donner à manger ou à boire à quelqu’un. Là ta fille se verra proposer des biberons. Proposer, cela implique qu’elle choisira de les manger à un moment… ou non. Elle a le droit de ne pas aimer la transition, elle a le droit de refuser de manger les biberons chez la nounou et d’attendre ton retour. (et je comprends vraiment que cela t’angoisse, je n’en menais pas large du tout lorsque j’ai repris le boulot… ça équivaut à sauter dans le vide sans parachute un peu…enfin c’est la sensation que j’ai eu moi! Mais il faut essayer de faire confiance à son enfant: elle n’ira pas au delà de ce qu’elle peut supporter… tout comme dans l’allaitement à la demande, elle ne mangera pas plus qu’elle ne peut avaler)
      Le jour où elle sera prête, elle les mangera 🙂 Et ça se fera sûrement petit à petit…
      Je pense que, comme pour ma fille, ce n’est pas que ta puce n’est pas « capable » de boire au bib, c’est qu’elle n’en a pas envie. Alors à part lui proposer des bib’ avec bienveillance, on ne peut pas trop accélérer le processus…. et elle va sûrement manifester son mécontentement dans la phase de transition. Mais les enfants ont des capacités d’adaptation étonnantes!

      Mais, deuxièmement, même chez un bébé au biberons, il peut y avoir un refus de ceux ci en arrivant chez la nounou ou à la crèche. Ta nounou, sauf si elle débute, doit bien avoir vécu des périodes d’adaptation chaotique… grève des repas, grève du dodo…. le biberon dans ton cas cristallise peut-être un peu les choses, mais les bébés manifestent très souvent leur mécontentement avec ce qu’ils ont à disposition 🙂 La coach parentale m’avait bien rassuré là dessus: elle a travaillé de longues années en crèche, et beaucoup d’enfants refusent de manger ou dormir (ou les deux, l’horreur lol!!) durant plusieurs jours… ne t’inquiètes pas pour la nounou. Si vraiment tu la sens très stressée, dis lui que vous ferrez le point ensemble dans 15 jours, histoire de voir ce que ça donne après une vraie période en conditions réelles, et d’envisager des solutions s’il y a encore des problèmes (diversification par exemple, autre méthode pour donner à manger, verre, …)

      Ce qui m’amène au 3ème « Mais »…
      Mais troisièmement, c’est temporaire. Un sale moment à passer pour te parler franchement.
      Ça va te paraître hyper loin, mais la semaine va passer. Tu vas te retrouver vendredi soir prochain, pour ton 1er we avec ta puce après ta reprise, et… il y a beaucoup beaucoup de chance pour que la situation ait évoluée, et même se soit améliorée… 🙂 En tout cas c’est ce que je te souhaite, très très fort…
      Je n’ai pas trop de conseil à te donner, ni de super astuce de la mort qui tue (sinon tu penses bien que je l’aurai utilisée quand j’étais dans ta situation!) mais…. profite de ton week-end avec ta puce, ne touche plus à ces maudits biberons, ça ne fera pas avancer les choses 🙂

      Et…reviens nous dire comment ça s’est passé!!!
      Bon courage pour ta reprise!!!

      (Lol, moi aussi j’ai fais une tartine du coup 😀 )

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  20. C’est l’article avec lequel je découvre ton blog… que je vais suivre désormais ! 🙂
    J’ai eu des jumelles et j’ai donc bénéficié d’un congé maternité plus long, jusqu’à leurs presque 6 mois. Et je n’ai pas repris le travail encore, j’avoue que je n’en ai pas très envie… Je suis bien aux côtés de mes filles !
    La question du refus du biberon, nous la vivons aussi, mais avec cette pression de reprise professionnelle en moins, alors c’est beaucoup plus cool…
    L’apprentissage du sommeil dont tu parles au moment de l’entrevue avec la consultante fait-il partie de tes futurs articles ? J’avoue que si c’était le cas, je le lirais avec grand plaisir ! ^^
    Merci de ces témoignages vrais et soutenant que tu offres ici !

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    1. Merci pour ton commentaire 🙂 et merci de me suivre, cela me fait très plaisir!!!
      Je te comprends pour la reprise: on est bien au côté de ses enfants 🙂 Pour le refus du biberon, au pire du pire, à 6 mois, les laitages seront une possibilité à étudier… 🙂

      Oui, je compte écrire cet article sur la coach parentale et comment on a géré le sommeil de notre fille ( je n’aime pas trop ce mot « gérer » mais c’est moins long à écrire que « comment on a réussi à accompagner notre fille dans l’apprentissage du sommeil »… oups, je viens de l’écrire en fait :D)
      Mais comme cela va être encore un pavé, je ne sais pas quand je vais pouvoir le sortir… ^^

      En attendant, profite bien de tes puces 🙂

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  21. Eh ben, quelle histoire !

    Contente de lire qu’au final tout s’est bien passé lorsque tu as dû t’absenter de la maison 🙂

    Mais il est vrai que c’est un peu dommage que tu te sois en quelque sorte « gâché » ces derniers moments de ton congé maternité à cause de cette histoire de biberon. Même si bien entendu, j’aurais été aussi stressée que toi en voyant la date de la reprise du travail approcher à grands pas sans que mon bébé accepte de se nourrir au biberon… 😉

    Ici aussi la transition sein / biberon a été difficile (mais je ne reprends pas le travail, donc c’était moins gênant). Il aura fallu attendre plus d’un mois après le début de la diversification alimentaire avant que notre fille accepte de boire le biberon ! Elle ne voulait même pas boire une goutte de lait, elle avait décidé qu’elle ne voulait pas de cette chose, point barre… Avec mon mari nous étions un peu désemparés car la transition avait été si simple avec son grand-frère ! Là, à 7 mois et demi elle boit enfin ses biberons depuis environ une semaine (et je continue encore un peu l’allaitement, même si je sens que je produis beaucoup moins de lait depuis qu’elle accepte de boire de gros biberons).

    Sinon je suis aussi tout à fait d’accord avec toi concernant le congé maternité qui est bien trop court dans notre pays !

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    1. Merci pour ton commentaire. C’est chouette que finalement ta fille accepte les biberons, même si cela n’a pas été sans mal 🙂
      Et c’est vrai que ça m’a pas mal gâché les derniers jours de mon congé maternité, focalisée que j’étais sur cette histoire de biberon 😦 Je pense que si je me retrouvais de nouveau dans cette situation, je ne me prendrais pas autant la tête (car au final, cela dépend plus du bébé que de tout ce que l’on peut faire….)

      Mais bon, plus facile à dire qu’à faire!!! 🙂

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  22. Ah ah mais le congé maternité ce n’est pas pour le bien du bébé, c’est simplement pour éviter que la maman ne meure en reprenant le travail… 😦
    Quant à l’acceptation du biberon, ici aucun souci à 3 mois et demi tant que c’était moi qui le donnait. Par contre ma première a jeuné au moins 1 mois chez la nounou puis s’est contentée du minimum jusqu’à la diversification (la nounou pensait qu’elle buvait 140 ml en 8 heures mais il y en avait bien 30ml dans le bavoir, ma fille avait aussi la technique je recrache…). Pour la seconde se fut pareil (quelle goulue sur le biberon si je lui proposait rien, nada avec papa, mamie, bbsitter mais je suis restée en congé parental jusqu’à ses 11 mois et les autres fois elle a mangé de la compote). Pour numéro 3 je n’ai même jamais essayé. Mes enfants ne sont pas morts de faim ils vont très bien maintenant 🙂 Et autant j’ai stressé pour la première les premières journées. Autant voyant qu’elle grossissait bien et qu’à part ça elle ne râlait pas chez la nounou on a lâché l’affaire…
    Bel article en tout cas.

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    1. Merci pour ton commentaire!

      Alallalaa ces bébés!! Toi c’était ok pour le biberon, à condition que ce soit toi qui le donne si j’ai bien compris….!!
      Et tu as raison, en général, c’est quand on arrive à lâcher l’affaire que finalement on se rends compte que cela ne se passe pas plus mal…! (voire même carrément mieux!!!) 🙂

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  23. Votre article c’est presque moi sauf à quelques mois près (Ma petite a 13 mois) et encore je n’en ai pas fini (elle mange super bien mais accro aux « nénés » de maman.. J’ai repris le boulot à 6 mois et j’ai vécu des moments difficile, (on lui a donné du lait à la cuillère et fait des bouillie) .. J’ai continué à l’allaiter matin et soir+nuit car c’était un réconfort pour elle après la crèche et les nuits elle dort toujours au sein (ca commence à changer ouff)..
    Mais voilà, vous me donnez du courage sur pleins de points, le fait de culpabiliser la maman (pas prête hein) pour finir on y croit.. Le blocage comme quoi si elle mange pas elle va mourrir de faim, de pleurs, être malheureuse sans mon sein mes bras..
    Je me motive tous les jours mais je sais que pour aucune maman, aucun enfant tout ça n’est programmé. Après 1 an elle commence à prendre le biberon un peu plus chaque jour, mon mari se réveille la nuit et me décharge un peu)..
    travailler et allaiter c’est dure je suis fière et en même temps, je réclame un peu de liberté.. Je laisse le temps faire les choses, avec votre article je dédramatise encore une fois.. Merci Merci pour votre beau témoignage…

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    1. Merci Peri pour votre commentaire 🙂 Ce n’est vraiment pas évident d’être maman, et de trouver son équilibre sans étouffer parfois ! 13 mois d’allaitement… quel magnifique parcours ! Je suis tellement admirative !!!

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  24. Bonjour à toutes,
    Merci beaucoup pour ce bel article qui fait du bien à notre culpabilité de maman. Pour ma part le petit Cat a été allaité durant 4 mois. Mais à ses 6 semaines nous avons introduit 1biberon par jour de mon lait donné par le papa. La sage femme nous l’avait conseillée si et seulement si bébé Cat prenait suffisamment bien le sein, que l’allaitement était bien mis en place. Cette technique permettrait au bébé de s’habituer très vite au biberon à un moment de sa vie (6 semaines) où il n’a pas encore de réelle préférence pour le sein. A 2,5 mois 3 mois, les bébés ont une réelle préférence pour le sein (d’ailleurs c’est à peu près à cet âge où bébé commence à toucher le sein en mangeant, joue avec les vêtements etc…) et du coup il préfère nettement le sein au biberon d’où la difficulté de nombreuses mamans au moment de recommencer le boulot et d’introduire des bibs. Il a toujours bien pris le bib et le sein, il acceptait même par moment que je lui donne moi le bib de mon lait (bébé facile!!!) Papa était content de pouvoir participer au repas de bébé Cat. A ses 4 mois, nous nous sommes dits que je n’arriverai jamais à tirer suffisamment de lait pour aller chez la nounou (il fallait envisager environ 600 ml par jour pour chez la nounou et je parvenais difficilement à en tirer 100ml/jour). Du coup nous avons opté pour l’introduction de lait maternisé… de chèvre (plus de ressemblance avec le lait maternel, moins riche etc…). Bébé Cat n’en voulait pas alors qu’il continuait à adorer les biberons a base de lait maternel. Nous avons donc mixé mon lait et du lait maternisé et la transition s’est faite tranquillement au cours de son 4ème mois. A la reprise du boulot, à ses 5 mois (j’ai une chance inouïe de travailler en Suisse, le congé maternité est de 20 semaines mais je suis outrée par la durée du congé maternité français), Bébé Cat prenait parfaitement bien ses bibs.
    Cette expérience a été une réussite pour Bébé Cat mais peut être que pour un 2ème cela sera tout autrement. Donc merci pour ce beau témoignage.
    Bon courage à toutes les super mamans que vous êtes.
    Vanille

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  25. J’ai vécu la même chose… Biberon accepté à 6 mois après un nombre inconsidérable de bibis jetés à la poubelle suite au refus catégorique de mon petit loulou! J’en ai versé des larmes, j’ai écumé le net, j’ai tout essayé, tetines diverses, laits divers etc etc ….. Bref, on est nombreuses dans ce cas et c’est vrai qu’on m’avait pas prevenu que le passage au bibi serait si compliqué.
    Il n’y a aucune solution miracle au final, il faut perseverer et attendre que bébé se décide. Ce qui est drôle, c’est que moi, du jour au lendemain, bébé a refusé mon sein et préféré le bibi, sans raison apparente.

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  26. Merci pour cet article qui me met du baume au cœur ! Je souhaite que mon expérience de sevrage de conclue de la même manière que la tienne. Je suis actuellement dans cette situation avec mon petit Jules de deux mois et demi. Il refuse catégoriquement le biberon, ne s’endort qu’au sein, dans mes bras ou bercé. Dans 10 jours je reprends le travail et tout cela me mine le moral .. Je m’inquiète tant de laisser mon bébé qui ne s’endort pas seul et qui ne veut se nourrir que de mes seins .. J’essaie de lâcher prise comme tu le conseilles mais c’est difficile. Néanmoins n’ai pris la décision de ne plus insister avec les biberons. Je vais continuer à le lui proposer et aux premiers signes de refus je stoppe et je lui donne le sein. Par ailleurs as-tu des conseils quant à l’endormissement ? Merci pour ton témoignage on se sent beaucoup moins seule ..

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    1. Je suis contente que mon article t’aide à te sentir moins seule… car la solitude qu’on ressent dans ce genre de situation est vraiment dure à gérer. Pour le lâcher prise c’est vraiment plus facile à dire qu’à faire. Mais il faut juste se dire que passer les 10 derniers jours de ton congé maternité à insister pour le biberon est peu utile : tant que ton bébé ne voudra pas, tu ne pourras pas le forcer. Il trouvera les ressources dont il a besoin lorsque tu auras repris le travail. 🙂 En fait, c’est super dur quand on est maman de se dire ça, mais ça ne dépend pas de toi, ce n’est pas de ton ressort, c’est le choix de ton tout petit… et toi tu peux juste l’accompagner 🙂
      Pour l’endormissement je n’ai malheureusement pas tellement de conseil, en tout cas pas de conseil magique que tu n’aurais pas déjà vu en surfant sur internet. Nous avions fait appel à une coach et suivi son protocole pour ma fille. Si l’endormissement au sein ne te gêne pas, je pense que Jules trouveras la solution pour s’endormir seul quand tu ne seras pas avec lui (même si au début cela risque d’être pas facile ^^ mais même s’il savait s’endormir seul l’adaptation en crèche ou en nounou serait un sacré cap de toute manière !) Si cela est vraiment pesant pour toi, je peux t’envoyer les coordonnés de la coach qu’on avait consulté. Elle fait des consultations par téléphone. Mais sinon, avec le temps ton bébé arrivera petit à petit à se passer de toi… mais il faut trouver ce qui vous convient, à lui, mais aussi à toi 🙂 bon courage pour la reprise et n’hésites pas à venir donner des nouvelles !!!

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      1. Coucou !

        Je reviens pour te donner des nouvelles de mon Jules mais aussi pour te remercier d’avoir pris le temps de me répondre.
        J’ai tardé mais ça me tenais à cœur de revenir sur ton blog pour le faire !
        La reprise a été difficile, Jules ne mangeait pas de la journée et compensait le soir en se réveillant beaucoup pour téter.. Puis petit à petit il a commencé à boire, des petites quantités d’abord. Aujourd’hui, il prend tous ses biberons (avec plaisir) et je l’allaite encore le matin et le soir (avec grand plaisir). Tout ce que tu avais prédis est arrivé ! Je ne regrette absolument pas de ne pas avoir insister avec le biberon. Il a mis un peu de temps mais il a fini par s’y mettre. Pour notre plus grand bonheur.
        Quant à l’endormissement, ça a pris un peu de temps mais aujourd’hui il s’endort en cinq minutes, seul et dans son lit. Évidemment il aime encore beaucoup s’endormir au sein ( et moi j’aime beaucoup quand il le fait) mais ce n’est plus un impératif et du coup ce n’est plus un poids.
        Pour les mamans que cela intéressent, nous avons procéder par étapes, cela a dû aider mais je crois aussi qu’il lui fallait simplement du temps, le temps d’être rassuré .. Nous ne l’avons jamais laisser pleurer, mais chouiner oui.
        Pour les siestes : bercé dans les bras puis bercé dans sa nacelle, puis plus de bercement mais le petit doigt puis une main sur le ventre puis près de lui sans contact jusqu’à qu’il s’endorme et finalement je quittais la chambre avant qu’il ne soit endormi. Aujourd’hui je le mets dans son lit, lui chante une berceuse puis lui fait un gros bisou et cela suffit..
        Pour la nuit, je le déposais dans son lit quand je voyais qu’il commençait à s’endormir au sein et je restais près de lui. Je le reprenais près de moi s’il pleurait. Maintenant qu’il arrive à s’endormir seul, je le laisse s’endormir au sein, c’est le monde à l’envers !
        Comme tu le dis, notre rôle de maman est d’accompagner, en rassurant notre petit bout pour qu’un jour il arrive à se rassurer seul.
        Encore merci de partager ton expérience, cela m’a aidé. J’espère que la mienne pourra éventuellement aider d’autres mamans !

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        1. Merci beaucoup Dorine d’être venu raconter « l’après », une fois qu’on a franchis la barrière du sevrage ! Ça me touche beaucoup, et je suis sûre que ça rassurera les mamans stressées qui passent par ici !
          Je suis super contente que Jules et toi ayez trouvé une formule qui vous conviennent… en tout cas à te lire, il a l’air vraiment adorable 😉 et chapeau pour l’endormissement…! En fait, ça a du te faire bizarre de relire ton post d’il y a un mois, où le sevrage et l’endormissement étaient difficiles pour vous… en un mois quel chemin parcouru ! (mais ça, on se dit ça une fois qu’on se retourne… quand on est « dedans » on a la tête dans le guidon souvent !)

          Et bravo pour continuer l’allaitement !!! Tu gères !!!!!

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  27. Un grand merci pour cet article! Je suis en plein dedans: ma fille âgée de 2 mois et demi est allaitée depuis sa naissance. Je reprend le travail dans deux semaines et elle commence la semaine d’adaptation chez la nounou la semaine prochaine. J’essaie d’introduire le biberon une fois par jour depuis plus d’une semaine le papa et la mamie ont testé aussi mais rien bébé ne veut pas. Alors qu’à la naissance elle faisait l’allaitement mixte sein et biberon de lait maternisé. Elle joue 5 minutes et s’énerve tout rouge. Je finis par donner le sein frustrée de cet échec. Le stress de papa n’arrangeant rien. J’ai aussi testé toutes les tétines et écumé le web pour trouver la solution. Et après La lecture du blog lactissima et le votre, j’ai pris ma décision: je respecte celle de ma fille de ne pas prendre le biberon tout de suite et d’attendre la reprise du travail. Je vais profiter des deux dernières semaines avec bébé sereinement! Merci

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    1. Bonjour May, merci pour ton commentaire 🙂
      Tu as fait le maximum pour la transition, je pense qu’effectivement…. c’est entre les mains de ton bébé 😉 si elle ne veut pas…. malheureusement (ou heureusement !) on ne peut pas la forcer.
      Je sais que c’est un gros stress de reprendre le boulot sans avoir de « solution » pour nourrir bébé en ton absence, mais 2 semaines d’acharnement sur le biberon n’y changeront rien et ta fille saura trouver comment faire pour se nourrir sans toi… même si la transition sera peut-être un peu difficile (et encore, pas forcément…ça dépend des bébés !)

      Alors surtout, profite, profite à fond de la fin du congé maternité, et laisse de coté ces maudits biberons 😉

      Bon courage, et n’hésites pas à revenir raconter ici comment ça s’est passé pour vous !!

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      1. Après plus d’un mois chez La nounou, ma fille prend le biberon et on continue l’allaitement. Par contre ça n’a pas été simple au début elle ne buvait que 30-60ml par journée chez nounou environs 9h. Elle attendait mon retour pour prendre le sein pendant 2 semaines. C’était biberon chez la nounou et le sein avec maman mais ça ne marchait pas elle ne comprenait pas la différence. Donc, on a testé le biberon la journée même avec maman et une tétée matin et soir. Et peu à peu elle a augmenté les doses. Aujourd’hui c’est le top avec une tétée au sein le matin et le soir et 2-3 biberons de 150 ml La journée. Y a fallu beaucoup de patience des explications et un positionnement rigoureux de maman ce qui n’est pas tjs simple! Je remercie surtout ma nounou d’avoir été aussi compréhensive, et patiente même si elle était bien stressée.

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        1. Merci beaucoup May d’être revenue raconter comment ça s’était passé !!!! Je suis sûre que ton témoignage rassurera les autres mamans dans le même cas que toi.
          C’est super que maintenant tout roule (et bravo pour continuer l’allaitement le matin et le soir !) et la nounou a été top pour la transition (car oui, je comprends que c’est un peu stressant un bébé qui ne se nourri presque pas 😉 )
          Ça avait été pareil pour ma fille: je l’allaitait matin et soir et la journée elle ne prenait que quelques millilitres… et puis, petit à petit, les doses ont augmentées !

          Bonne continuation à vous en tout cas 😀

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  28. Un grand merci pour cet article qui redonne espoir (oui à ce point!!) Notre bébé accepte le biberon de façon irrégulière, je l’allaite également et plus je réfléchie plus j’envisage de continuer l’allaitement malgré la reprise du boulot. Ce qui m’inquiète également c’est le fait qu’il ne s’endorme qu’au sein. Je passe la fois ou voulant faire (enfin) un resto un midi avec des copines, la mamie m’appelle en disant que mon bébé pleure, n’a dormi que 15 minutes et qu’il ne veut pas le biberon. Cela ne m’a pas échappé que tu avais toi aussi ce souci. Comment as-tu fait pour apprendre à ta petite à dormir seule? si tu as des astuces je suis preneuse…. euuh non en fait… je t’en supplie

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    1. Hello Loupay, désolée je n’avais pas vu ton commentaire…. J’espère que les choses s’améliorent pour toi. Pour l’endormissement je n’ai malheureusement pas tellement de conseil, en tout cas pas de conseil magique que tu n’aurais pas déjà vu en surfant sur internet. Nous avions fait appel à une coach et suivi son protocole pour ma fille.
      Dorine raconte comment elle a fait de son côté dans les commentaires de cet article je pense que cela pourra t’aider.

      Bon courage en tout cas :-/

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  29. Merci! J’en ai les larmes aux yeux… Je reprends le travail dans 3 semaines et ça fait plus d’1 mois que j’essaye de faire accepter le biberon à mon bébé de 4 mois qui refuse. Catégoriquement. Rien à faire. En fait, cet article c’est ma vie! Exactement! Au mots/maux prêts! Quand je le laisse un peu à papa. Il ne boit pas. Il dort. Et bien sûr tout ça me semble insurmontable! Et bien plus encore! Je suis désemparée. Alors je vais un matin eetourner au travail et vivre ce que je voulais tant éviter… mais merci pour cet article! Vraiment. Du fond du coeur.

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    1. Bonjour Gackel, merci pour ton commentaire.
      C’est une période vraiment extrêmement difficile que tu traverse, et pour l’avoir vécu, on se sent parfois bien seule !
      Accroche toi à l’idée que, d’une manière où d’une autre ton bébé finira par trouver une solution pour se nourrir en ton absence. Je te promets, dans quelques semaines, tu regardera derrière toi en te disant que, ouf, ça y est, vous avez trouvé une solution ! Et cette solution ne peut pas venir entièrement de toi, ton bébé a aussi son mot à dire… en tout cas, s’il refuse le biberon, tu ne peux pas le forcer.
      Je n’ai pas de conseils à te donner, ni d’astuce miraculeuse mais… essaye, dans la mesure du possible, de ne pas trop te focaliser là dessus et de profiter des trois dernières semaines avec ton tout petit 🙂
      Je sais que mon principal regret dans cette histoire, ça avait été d’être obnubilée par rapport à ça et de me gâcher les derniers jours avec ma fille.

      Peut être peut-tu décider de mettre les essais biberons en stand-by durant quelques jours ? de ne réessayer que la veille de la reprise ? Ou une semaine avant ? Cela peut paraître un peu extrême mais, ce n’est pas en insistant tous les jours que ton bébé le prendra finalement… tu ne l’auras pas « à l’usure » mais… lorsqu’il sera prêt 😀
      J’ai tout tenté avec ma fille, et finalement, la situation s’est débloquée en une semaine, même si j’ai repris le travail alors qu’elle refusait de prendre le biberon (situation que je voulais éviter à tout prix !!)

      En tout cas je te souhaite beaucoup de courage et n’hésites vraiment pas à revenir raconter ici comment finalement tout s’est passé, pour rassurer les autres mamans !!

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  30. Ouf ! J’ai l’impression que le poids qui pèse sur mes épaules depuis plusieurs jours vient subitement de s’evaporer… L’essai d’introduction du biberon numéro 25 à encore fini en pleure cet après midi ! Je n’ai pas envi … bébé non plus … Et pourtant la reprise. .. si j’avais su… Je n’aurai pas dévalisé le rayon biberon et tetines hier en espérant tomber sur LE produit miracle qui serait la réplique exact de mes seins.
    La pression de l’entourage me panique, le stress du papa m’angoisse… Et pourtant c’est une histoire entre bébé et moi ! Une sorte de privilège, de moments magiques que je ne veux pour rien au monde transformer en cauchemar pour PRÉVOIR l’avenir.
    Maintenant que je vous ai toutes lu attentivement, cela me semble évident !
    Je vais profiter de ses moments précieux !
    Mon bébé est merveilleux, il apprendra à se débrouille sans moi !
    Merci.

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    1. Merci beaucoup Charlotte pour ton commentaire !! Je suis tellement heureuse si cet article, et les commentaires de toutes les autres mamans ont pu t’aider un peu à faire redescendre la pression 🙂

      Profite bien de ces moments précieux. De toute manière te focaliser là dessus et mettre la pression à ton bébé ne changera rien à l’affaire 🙂 Bébé mangera au biberon… quand il le voudra, pas avant. Et souvent (enfin ça se voit dans pas mal de témoignages ) le déclic n’intervient qu’après la reprise du travail, en « situation réelle ».
      Alors oui, la transition ne sera peut être pas facile… mais se pourrir la vie, et les tétées avec son petit des jours ou des semaines avant la date buttoir ne rendront pas la transition plus douce.

      Et finalement, faire confiance à son bébé pour le passage au biberon, c’est assez dans la continuité de la philosophie de l’allaitement qui est de faire confiance à son enfant pour se nourrir en fonction de ses besoins.
      J’espère que tout se passera au mieux, n’hésites pas à repasser par ici pour nous raconter comment cela s’est passé !!!

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      1. Salut à toute !
        Reprise du boulot hier , bébé d’amour a été une crème. Il a accepté sans difficulté les biberons donnés par son papi pendant mon absence. Même si il a eu quelques réticences, une fois qu’il a pigé le truc, il s’est jeté dessus ! Comme quoi …
        Je suis soulagée, libérée, délivrée ! Je peux aller bosser sereinement, même si tout ces moments précieux me manque déjà lorsqu’il est loin de moi.
        Je vous remercie pour cette conversation et encourage toutes les mamans à lâcher prise ! Vos bébés sont merveilleux et il se débrouille très bien sans nous …

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        1. C’est super gentil d’être revenue raconter !
          Voilà qui rassurera les autres mamans 🙂
          En tout cas, ton bébé (et le papi !) a géré comme un chef. Ils sont très malins en fait nos petits, il savent très bien s’adapter lorsque la nécessité se fait sentir.

          J’espère que tu trouveras ton rythme avec la reprise du boulot (bienvenue au club des working mums 😉 ) et que tu arriveras à profiter de ton bébé !!

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  31. J’affirme les yeux dans les yeux que mon enfant (les deux, en fait) ont pu se séparer de leurs parents à la suite du congé maternité officiel pendant une journée de travail, les deux gardées par une nounou.

    C’est grave docteur ?

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    1. Hihihi, non, pas grave du tout, et surtout tant mieux pour tes filles et pour toi !! 😉

      Moi, physiquement, ça a été dur de reprendre le boulot (et les 2 heures de RER quotidiennes !) pour mon premier, et pour la numéro deux encore pire (fatigue cumulée, stress du biberon, fusion imprévue avec ma puce ^^ et, toujours, mes deux heures de RER…) mon corps n’aurait pas dit non à quelques semaines suplémentaires de « repos » (parce que bon, hein, le repos avec un nouveau né est relatif….)
      Pour les enfants, j’imagine que cela dépend de chaque enfant. Mon fils a été confié à une nounou à ma reprise du boulot, et n’a intégré la crèche qu’à ses 6 mois révolus.. Il était en pleine santé, et la nounou était adorable… c’était une transition assez « douce ».
      Pour ma fille en revanche, à 3 mois moins un jour, hop, direct en crèche…
      Ça m’a semblé assez « violent » pour elle. Bien sûr elle a été malade comme son frère sans discontinuer les 6 premiers mois, sauf qu’elle, elle était vraiment minus… C’est aussi une enfant en pleine santé, sans soucis particulier mais… mes tripes me disaient tous les soirs en la récupérant « c’est pas l’idéal »… Maintenant, à 11 mois, je ne me pose plus la question. Elle a « survécu » bien sûr (selon la formule consacrée « elle n’en est pas morte » :D), sans séquelles, mais au fond de moi, cela m’a semblé aberrant cette reprise si rapide du boulot… (même si j’étais aussi contente d’y retourner pour avoir un peu la paix 😉 )
      Et l’intégralité de mes collègues (femme et hommes!) est d’accord avec moi pour dire que c’est trop tôt… C’est fou je n’en ai trouvé aucun pour me dire que la durée du congé était suffisante…. 😦 Bon après, dans la fonction publique on est connus pour être des glandouilleurs donc ça doit venir de ça peut-être… #ironie

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      1. Un congé un peu plus long ne serait pas si mal oui. Mais je pense davantage à la mère qu’à l’enfant (l’accouchement n’est pas une simple formalité). Pour l’enfant à ce moment là, il suffirait de prolonger avec les quelques jours qu’a droit le père.

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        1. C’est déjà ce que nous avions fait… j’avais prolongé mon congé maternité d’une semaine et demie de congés payés, et Papa-pas-BCBG a posé ses 11 jours de congé paternité à la fin des miens… c’est donc lui qui a géré l’adaptation à la crèche.

          Mais même comme cela, j’ai trouvé ça court pour ma puce…. 🙂
          Pour la crèche, ça va te paraître peut-être un peu extrême, mais à partir de 6 mois c’est pas mal je trouve. Mais je me cale peut-être sur mon ressenti, puisque c’est l’âge que mon aîné avait lorsqu’il y est allé, après quelques mois de nounou…

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  32. Merci pour cet article très intéressant! Moi je stresse aussi pour la reprise. Je serais également intéressé par un article sur le sommeil, notamment les conseils qui ont été donnés par la coach parental.
    Merci d’avance!

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    1. Merci Memelita pour ton commentaire 🙂
      Pour le sommeil il faudrait que je puisse rédiger un article sur comment on a pu apprendre à ma fille à s’endormir seule.
      Mais je t’avoue qu’en ce moment, (Bébé Gluon aura un an dans quelques jours) elle en est en pleine régression au niveau du sommeil… ma puce se re-réveille depuis 2 semaines vers 2 ou 3 heures du matin, veut son petit déjeuner à 5h du mat (aouch, ça pique !!) et refuse de s’endormir si on ne reste pas à côté d’elle (alors que ça,c’était acquis depuis des mois…)
      Alors je en me sentirait pas légitime de donner des conseils de ce côté là ^^’ (non, et puis je suis décalquéééééeeeeee d’une force !!!)

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  33. Merci pour cet article !!reprise du travail dans 1 mois et demi… le peu de biberon donné par le papa à mon adorable bébé de 3 mois c’est un grand échec…. j’angoisse de la laisser…. Mais je note : se faire confiance, lui faire confiance… pfiou..

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    1. Bonjour Gilou, effectivement la confiance, le lâcher prise… toussa toussa…. même si c’est tellement plus facile à dire qu’à faire ! Je ne te cache pas que lorsque j’ai laissé ma fille la première journée, après l’avoir nourrie au sein dans son sommeil, je n’en menais pas large… j’avais l’impression de sauter à l’élastique… sans élastique !!
      Mais c’est finalement pas plus bête, ni moins efficace que de se focaliser là dessus tous les jours et d’essayer de forcer son bébé… et surtout, c’est tellement moins chronophage le lâcher prise…. 🙂 Si je devais revivre cette situation, je sais que j’essayerai au maximum de ne pas m’en faire avant d’être vraiment confrontée au problème, le matin de la reprise du boulot… (et finalement, c’est pîle à ce moment là que ma fille a commencé à accepter le biberon…. 😉 )

      Bon courage en tout cas, je sais à quel point c’est difficile ! N’hésites pas à revenir par ici raconter comment ça s’est passé pour ton bébé et pour toi 🙂

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  34. Bonjour, j’ai lu avec la plus grande attention ton article et t’en remercie, cette étape est vraiment très difficile pour le moral. ma petite crevette à 5 mois et demi et tout comme toi je ne me suis jamais dis qu’elle refuserait de prendre de bib car à la maternité elle ne buvait que ça et j’ai eu du mal a la remettre au sein donc pour moi il était clair qu’elle l’accépeterait avec grand plaisir. Mais non, pas du tout … donc je me suis dit, pas de panique je ne reprend le travail que quand elle aura 7 mois et d’ici la elle mangera des légumes, fruits et laitage… mais la encore j’ai idéalisé la chose, j’ai débuté la diversification à 4 mois ( suite aux conseils du pédiatre) mais ma petite ne veut absolument rien manger, elle recrache tout et ferme bien sa bouche pour ne rien laisser passer, et là encore jai tout essayé, toutes sortes de légumes/ fruits / j’ai changé de cuillère / essayé les pots du commerce … rien ne marche, rien ne fonctionne et je peux dire officiellement que je suis au bout de ma vie, surtout que mon bébé est au plus bas des courbes de poids… et même si le pédiatre essaie de me rassurer je reste assez inquiète de cette situation et j’appréhende déjà ma reprise de travail… je ne sais quoi faire ???

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    1. Bonjour Mélissa 🙂
      Oulala j’imagine le stress pour toi… surtout que tu ne devais pas t’attendre à être confrontée au problème, vu que ta fille prenait bien les biberons à la maternité. (idem pour moi, ma fille avait déjà bu quelques biberons de LM sans soucis, alors ça a été la douche froide lorsque j’ai vu qu’elle refusait catégoriquement après !)
      Pour la prise de poids, je comprends ton inquiétude, mais essaye de ne pas te focaliser sur les courbes… certains enfants sont plus menus que d’autres, l’important est que son développement soit harmonieux et que ta fille soit tonique…et si ton pédiatre n’est pas inquiet (alors qu’en général les médecins sont assez stressés sur le sujet 🙂 ) alors je serai toi, je ne t’en ferait pas plus que cela (bon plus facile à dire qu’à faire…)
      De plus, est ce que tu regarde les courbes de poids des enfants allaités ? Car elle sont un peu différente de celles des enfants au lait artificiel (qu’on trouve dans le carnet de santé !!) A tout hasard je te les mets ici : https://www.galactee.org/spip.php?article45

      Enfin pour la diversification, visiblement ta puce n’est pas prête non plus… (quelle coquine cette miss, elle ne veut que le bon lait de maman 😉 )
      Là je ne saurai pas t’aider, n’ayant pas eu le cas moi même, mais je pense que vu qu’il te reste du temps avant la reprise (à cet âge là, quelques semaines représentent beaucoup de temps)… essaye de lâcher prise sur le sujet aussi… (désolée je n’ai pas de remède miracle 😦 ) C’est l’été, peut être ta fille aura envie de goûter des aliments qu’elle vous verra manger ? Je sais qu’au début mon fils voulait systématiquement goûter ce qu’il voyait que je mettais à ma bouche.
      Le lait devant rester l’aliment principal jusqu’à un an, et le lait maternel étant le meilleur de tous les laits je ne pense pas qu’il y ait de risque de carences pour le moment 🙂 Check avec ton médecin, mais nombreux sont les bébés pas du tout du tout intéressés par autre chose que le lait à cet âge là !! Et l’intérêt pour la nourriture peut venir du jour au lendemain…

      Bref, je sais que cela ne t’aide pas vraiment, car au fond tu dois t’en douter un peu mais…. je crois qu’il n’y a pas grand chose à faire pour l’instant si ce n’est attendre que cela vienne de ta puce, et lui faire confiance…te faire confiance. C’est le stress quand le bébé ne prends pas beaucoup de poids, car on pense que faire grossir son enfant est la première mission d’une maman mais… c’est le nourrir sa première mission (et l’aimer 😉 ) et pour le moment, c’est ce que tu fais, et tu le fais très bien.

      Bon courage, n’hésites pas à venir raconter la suite de tes aventures ici 😉

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      1. Merci infiniment, effectivement je ne savais pas que les courbes n’étaient pas les mêmes, je vais y jeter un œil… sinon effectivement je suis consciente qu’il n’y a pas rand choses à faire et qu’il faut lui laisser le temps, mais je trouve ça tellement dure … espérant que ça s’arrange au plus vite…
        Je reviendrai raconter la suite des événement en espérant pouvoir aider d’autres mamans
        Merci à toi

        Aimé par 1 personne

  35. Mille mercis pour cette article qui en plus de me faire déculpabiliser, m’a bien fait rire ! Ma petite de trois mois naccepte pas les biberons et ne s’endort qu’ au sein, reprise du travail prevue dans un mois! A ses 8 semaines, après 15 jours d’essais bibs qui nous contrariaient elle et moi, j’ai opté pour le « ok ma fille je te fais confiance tu ne te laissera pas mourrir de faim chez nounou ». Apparemment les grand mère ne sont pas convaincues à en juger par le nombre de tétines et autres bibs différents qu’ elles me ramènent à chaque visite :-/ (et à chaque fois : « tu as reesayé la tétine ? »). Il me reste qu’ à profiter de mes dernières semaines d’ allaitement a la demande, de lui eviter la dependance a la tetine ou a tout autre objet materiel et de lui faire confiance, a mon petit glouton bien en chair 🙂

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