Allaitement et grossesse·Working Mum

Faire accepter le biberon à mon bébé: Mission impossible!

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Hier soir, je réchauffais le petit pot préparais le repas de Petit Quark pendant qu’il jouait dans le salon avec Bébé Gluon. Du haut de ses presque 3 ans, sa complicité est déjà bien réelle avec sa petite-sœur de 7 mois, et il se fait volontiers l’interprète de ses rires et de ses pleurs. Aussi, quand elle a commencé à chigner et grogner, Petit Quark est venu tout naturellement me signaler qu’à son avis, elle commençait à avoir faim (et que lui aussi, par la même occasion)

Après avoir installé mon fils pour le dîner, j’ai donc préparé le lait en poudre de Bébé Gluon, qui s’est mise à frétiller de joie en me voyant arriver chargée du précieux liquide.
J’ai souri.
J’ai souri et je me suis tout d’un coup revue plus de 5 mois en arrière, équipée de ce même biberon, sangloter d’impuissance face à ma petite fille qui refusait obstinément de le prendre.
J’ai souri en pensant à quel point ce refus d’autre chose que le sein avait été une montagne infranchissable à l’époque, et combien cela me semblait anecdotique aujourd’hui.
J’ai souri… et puis j’ai réfléchi.

Je me suis remémorée les dizaines d’heures passées sur internet à essayer de trouver une solution miracle pour faire accepter le biberon à mon bébé. J’ai repensé au soulagement que j’avais ressenti en lisant les questions, parfois vieilles de 10 ans, d’autres mamans insomniaques et désespérées qui me prouvaient  que notre cas était loin d’être unique. Et je me suis rappelée la frustration de voir que, presque jamais personne ne revenait raconter la fin de l’histoire. Les bébés sont-il morts de faim ? Ont-ils fini par boire leurs biberons ? Quand ? Comment ? Pourquoi…?!

« Si je m’en sors, je reviendrais raconter ! » me suis-je promis.

Et bien sûr… je ne l’ai pas fait.
Je suis passée à d’autres défis, à d’autres problèmes, d’autres questionnements.
Alors aujourd’hui, je vais me rattraper.
Aujourd’hui je vais vous raconter l’histoire… jusqu’au bout.

Septembre 2016.
Ma fille a 1 mois et demi.
Elle est allaitée depuis sa naissance et pousse comme un adorable champignon.
La reprise du travail qui se profile à grands pas et d’autres raisons qui rendent cet allaitement compliqué nous poussent, mon mari et moi, à vouloir introduire des biberons.
Nous décidons donc de mettre en place un sevrage progressif pour que, fin octobre, Bébé Gluon puisse être confiée à la crèche en étant 100 % au biberon.

Je n’étais pas vraiment inquiète. Pour mon fils aîné, les choses s’étaient déroulées très simplement. Petit Quark était un bébé au solide appétit, qui a été allaité durant 1 mois et demi en exclusif sans aucun problèmes. J’avais souhaité mettre en place un sevrage en douceur avant ma reprise du travail, et nous avions donc remplacé une tétée par un biberon, puis deux tétées et ainsi de suite jusqu’au sevrage total environ 1 mois plus tard. Mon bébé avait à peine tordu le nez lorsque je lui avais présenté son premier biberon avec mon lait, ni daigné manifester une quelconque réaction lorsqu’il était passé au lait artificiel (s’en était même limite vexant!) Nous avions acheté la première marque de biberon qui nous était tombée sous la main, des Avent compatible avec le petit tire-lait manuel que je m’étais procuré et qui faisaient de plus partie des deux marques acceptées par la crèche. Pour le lait, mon mari avait benchmarké les différentes marques de lait et sélectionné un lait trouvable en pharmacie et abordable.  Bref, le sevrage idéal, qui aurait pu servir de base à la rédaction d’un article « Comment sevrer son bébé pour les nuls« .

Depuis sa naissance, bébé Gluon avait déjà bu deux ou trois petits-biberons de lait maternel, dans les mêmes biberons que son frère. C’est donc très confiante qu’un beau matin de septembre, je lui ai présenté son premier biberon de lait en poudre. J’avais choisi la tétée de 11h, tétée qui se passait en général particulièrement bien, pour commencer le sevrage. J’avais bien pris soin d’expliquer à ma fille ce qui allait se passer, pourquoi et comment, et que je l’aimais de tout mon cœur, biberon ou pas biberon, sein ou pas sein.

Ma fille a vaguement mâchonné la tétine, a avalé une ou deux gorgées et s’est complètement désintéressée de la chose. Elle s’est même mise à gigoter en repoussant le biberon avec sa petite langue pour bien me signifier que ce n’était pas ce qu’elle voulait.

Je ne me suis bien sûr pas démonté, je n’ai pas insisté pour ne pas la braquer et l’ai vivement félicité pour les quelques gouttes ingérées. J’ai attendu quelques minutes avant de lui donner le sein.

Puis j’ai réessayé le biberon à la tété suivante.
Puis à celle d’après.
Et à toutes les autres.

Sans. aucun. succès.

Mentalement, je me suis dit « OK. Je suis allée un peu vite : essayons plus progressivement. »
J’ai tiré mon lait, et lui ai proposé à plusieurs reprises, toujours dans la joie et la bonne humeur. Même résultat. Bébé Gluon jouait avec la tétine, ne faisait pas mine de téter, et se fâchait tout rouge si je lui laissais cet objet étranger dans la bouche un peu trop longtemps.

J’ai commencé à me renseigner, voir s’il n’y avait pas quelques astuces pour faciliter la transition. J’ai chauffé la tétine, l’ai trempée dans le lait, dans du sirop d’agave bio, testé diverses températures, refilé le bébé (hohoho) au papa, quitté l’appartement, essayé dans le transat, en me baladant, dans le bain, au parc, passé le relais à une amie… Rien à faire.

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Essai biberon n°485 – Le bain

Bon, me suis-je dit, nous avons encore le temps, la reprise est dans 3 semaines. Pas de pression. (Alors qu’en fait, tu commences à bien la sentir la pression. Surtout lorsque tout ton entourage prend une mine épouvantée en s’exclamant « Mais comment tu vas faire?!? » lorsque tu leur racontes tes essais infructueux)
J’ai essayé d’autres biberons. Tout d’abord, avec un biberon que j’avais reçu gratuitement avec une robe de soirée pour femme enceinte que j’avais acheté à l’occasion d’un mariage (sont-ils malins ces marketeux!), puis avec un biberon qui me restait de l’enterrement de vie de jeune fille d’une amie et qui m’avait servi à boire des cocktails (non) alcoolisés dans un bar parisien (sait-on jamais…?)
Puis avec la deuxième marque de biberon qu’acceptait la crèche, commandés un soir où le désespoir commençait à poindre, avec l’option « livraison super rapide moyennant le double du prix de l’article que vous commandez »
Et enfin avec la super marque acceptée par « 94 %  des bébés ». Pas de bol pour nous, visiblement, Bébé Gluon fait partie des 6 % restants.
Nous avons aussi testé plusieurs tétines : vitesse 1, vitesse 2, en caoutchouc, en silicone… Longues, courtes, épaisses, étroites, striées, lisses, imitant la forme du sein, imitant la texture du mamelon et j’en passe (je ne sais pas vous, mais moi je n’ai jamais bien vu le rapport entre ces bouts de plastique et ma poitrine… et visiblement, ma fille non plus)

À partir de là, je l’avoue franchement, la panique s’est installée.

J’ai commencé à écumer internet, à la recherche de LA solution, ou tout du moins d’une piste que je n’aurai pas encore explorée. J’ai dévoré tous les forums, blogs et articles qui traitaient de près ou de loin du sujet. J’étais même tellement désespérée que j’ai consulté les résultats des recherches Google au-delà de la page 3 (Personne ne fait ça. Personne)
Franchement, une maman m’aurait juré que son bébé avait enfin accepté le biberon lorsqu’elle lui avait donné en faisant le poirier, à 15h48 tapante, au pied d’un chêne centenaire, après s’être enduit le corps de liniment et avoir chanté « Les petits poissons dans l’eau« , je l’aurai fait.
Mes globules rouges avaient été remplacés par de l’adrénaline pure. Je n’avais pas un, mais deux torticolis (un de chaque côté… oui oui c’est possible) et je pleurais nerveusement plusieurs fois par jour. Dans mes pires cauchemars, je voyais ma fille hurlante et affamée, sanglotant loin de moi et se laissant dépérir lentement à la crèche. J’avais bien sûr lu à droite et à gauche qu’un bébé ne se laisse pas mourir de faim, mais franchement, cette idée ne me rassurait absolument pas. Des fois que mon enfant soit l’exception qui confirme la règle…
Tous les soirs je faisais le compte rendu à Papa-pas-BCBG des malheureux millilitres que Bébé Gluon avait avalés. Millilitres qui se comptaient, les bons jours, sur les doigts d’une main… Cela tournait à l’obsession.

A J-15 de la reprise du boulot, j’ai arrêté de dormir.
A J-10, j’ai arrêté de manger.

Nous avons tout essayé. Tout.
Changer de biberon, de tétine, de lait.
Faire donner le biberon par moi, par le papa, par les voisins des amis.
Essayer différentes positions, différents endroits, différents moments de la journée.
C’est bien simple, nous avons écrit et testé l’intégralité du Kamasutra du biberon!
Sur internet, je pouvais lire que certaines situations s’étaient débloquées en changeant de contenant. Les bébés plus grands finissaient par boire à la tasse à bec ou directement au verre. D’autres n’acceptaient jamais le biberon, mais étaient assez âgés pour être diversifiés et passaient directement aux laitages. Mais pour ma fille qui n’avait même pas trois mois, impossible (et ce n’est pas faute d’avoir essayé la tasse à bec et le verre…)
La situation semblait vraiment inextricable, d’autant plus que je voyais bien que ce n’était pas un blocage « technique » mais un refus catégorique. Un soir nous avions en effet réussi à feinter Bébé Gluon en commençant par le sein et en enchaînant discrètement sur un biberon, qu’elle avait bu d’une traite, à moitié endormie. Elle pouvait donc boire au biberon, mais… elle ne voulait pas.
J’avais même essayé, un jour,  en désespoir de cause, de lui refuser à manger et de ne lui proposer que le biberon. J’ai craqué au bout de 6 heures. Je ne pouvais tout simplement pas supporter de laisser ma fille hurler de faim en lui refusant la seule chose qu’elle voulait: le sein.
Je m’étais confiée à la crèche au sujet de nos difficultés, en leur demandant ce que nous pouvions faire si elle n’acceptait toujours pas les biberons lors de la semaine d’adaptation. La réponse m’avait encore plus stressé, si cela était possible : ils ne pourraient pas la garder si elle ne s’alimentait pas. Voilà. Je me voyais déjà contrainte à prendre un congé parental parce que ma fille refusait le biberon.

Je suis passée par beaucoup d’états d’esprit différents : angoisse, détermination, culpabilité, colère. J’ai même regretté avoir commencé à allaiter, je me suis maudite de m’être fichue dans une situation pareille. L’allaitement était devenu une contrainte, car s’il n’y avait pas d’échappatoire possible, il n’y avait plus de liberté et donc plus de plaisir à nourrir mon enfant.
J’en ai voulu à Bébé Gluon. Beaucoup. Certains jours, je ne pouvais plus la voir en peinture. J’avais envie de partir, loin. Le soir, je ruminais des pensées un peu délirantes. Je m’imaginais m’enfuir sans rien dire à personne, prendre une chambre d’hôtel, couper mon téléphone et dormir. Dormir durant des jours. Bien sûr cela aurait été très dur pour mon mari et ma fille au début, mais ils auraient forcément trouvés une solution, puisqu’un bébé ne se laisse pas mourir de faim. Et puis je serai revenue, une fois le problème réglé…

A J-7, j’ai décidé d’agir.
J’ai contacté une coach parental. Nous avions besoin d’aide, et le timing ne nous laissait plus le choix. D’autant plus que, cerise sur le gâteau, Bébé Gluon s’endormait exclusivement au sein, ce qui rajoutait un stress supplémentaire : non seulement elle était incapable de se nourrir sans moi, mais elle ne pouvait pas dormir non plus.
La consultante en Puériculture et Parentalité nous a écouté avec beaucoup d’attention.
Elle nous a donné des clés pour aider notre fille à apprendre à s’endormir seule (cela nécessiterait un article entier à ce sujet), et nous a conseillé de relâcher la pression, et de faire une pause dans notre « mission biberon ».
« Mais l’adaptation à la crèche débute la semaine prochaine, qu’allons-nous faire si elle refuse de s’alimenter?!? » nous sommes-nous exclamés !
Après nous avoir rassuré sur le fait que de nombreux enfants, même ceux qui n’ont jamais étés allaités font la grève du biberon lorsqu’ils commencent la crèche ou la nounou , elle a prononcé LA phrase qui m’a aidée à voir la situation sous un nouveau jour :

« Votre responsabilité en tant que parent, c’est de proposer à manger à votre enfant. S’il choisit de manger, ou non, cela ne dépend pas de vous, mais de lui. C’est son choix, et il faut le respecter.« 

Attendez… Nous n’étions donc pas de mauvais parents, incapables d’une chose aussi simple que de nourrir notre enfant?
C’était à Bébé Gluon de choisir ??
Nous pouvions arrêter de faire le forcing matin, midi et soir avec le biberon et (enfin) profiter des derniers jours de mon congé maternité avec notre fille ???
C’est tout bête, mais j’avais l’impression d’avoir 10 kilos en moins sur les épaules (ce qui n’était pas tout à fait faux, étant donné que le stress me coupait l’appetit depuis des jours…)

La semaine précédant l’adaptation à la crèche, mon mari était en congé paternité. Nous nous sommes donc concentrés sur le sommeil de bébé Gluon et avons lâché du lest sur les biberons.
Le samedi, je devais absolument m’absenter pour la journée, afin d’être présente au baptême de mon adorable filleul, dans le sud de la France. Il était question à l’origine que je parte du vendredi soir au dimanche après-midi (j’avais pris mes billets d’avion plus de 2 mois à l’avance, étant absolument persuadée que ma fille serait bien évidemment sevrée le week-end avant ma reprise !) Mais au vu de la situation, et sur les conseils de la coach, j’avais réorganisé mon voyage en faisant l’aller-retour en avion sur la journée du samedi.

Le matin de mon départ, j’ai donc allaité Bébé Gluon dans son sommeil, vers 5 heures du matin, et l’ai recouché toute endormie dans son petit lit en lui disant que je partais, que je serais de retour le soir, et que son papa lui proposerait des biberons. Biberons qu’elle n’était pas obligée de prendre, mais dans ce cas-là il faudrait qu’elle attende mon retour pour manger.

Je suis revenue le soir vers 19h (parce que forcément, mon avion avait 1h de retard grrrr). Je ne vais pas vous mentir, la journée avait été très difficile. Elle avait beaucoup dormi la matinée, et… beaucoup pleuré le reste de la journée. Mon mari avait réussi à lui faire prendre 30 ml de lait en milieu d’après-midi, mais c’était bien tout (et je le soupçonne d’y être allé à la barbare avec la pipette de doliprane….) Heureusement, elle avait fait de nombreuses siestes, et fait aussi une longue ballade en poussette durant laquelle elle était resté bien calme.
Elle s’est bien sûr jetée sur le sein dès que je l’ai prise dans mes bras, et s’est endormie pour sa nuit tout de suite après.

Le dimanche, je lui ai proposé un biberon qu’elle n’a pas voulu, et je l’ai donc allaité sans vergogne toute la journée, profitant un maximum d’elle avant de reprendre le travail le lendemain.

Le lundi, j’ai enfilé mon armure mes vêtements de working mum, je me suis maquillée, et j’ai pris mon RER, laissant Bébé Gluon avec son papa, qui gérait l’adaptation à la crèche.
J’ai fait ce que j’avais essayé d’éviter de toutes mes forces depuis des semaines : je suis partie au travail alors que ma fille ne prenait pas le biberon.

Et vous savez quoi ? Ça s’est bien passé.

J’ai continué d’allaiter ma fille le matin dans son sommeil, et le soir en rentrant. Et son papa lui a proposé des biberons plusieurs fois dans la journée.
Le lundi, elle a bu 60 ml.
Le mardi, idem.
Le mercredi, elle a pris deux petits biberons de 90 ml.
Le jeudi pareil, dont un qu’elle a bu à la crèche.
Le vendredi, elle a accepté deux biberons de 150ml.

Elle compensait le matin, et le soir en faisant deux grosses tétées.
La semaine d’après, elle s’est calé sur deux biberons de 150 ml, puis de 180.
Et… moi qui voulais arrêter les tétées le matin et le soir, une fois que les biberons seraient bien acceptés… j’ai continué. J’ai allaité ma fille en travaillant. Pendant presque 3 mois. Et de tous les trucs que j’ai déjà réalisés dans ma courte vie (on va dire que 31 ans c’est court, hein 😉 ? ) c’est une des choses qui me rend le plus fière.
Avoir  une petite fille ne dépendant plus uniquement de moi pour se nourrir et s’endormir m’a permis de me sentir libre d’allaiter. Cela redevenait un vrai choix, et non plus une corvée dont moi seule pouvait m’acquitter.

Avant de conclure, juste deux petits « coups de gueule ». Oh trois fois rien. Une paille… C’est mon côté féministe qui me démange… Tout d’abord, la durée du congé maternité. On en parle ? En France, cela représente 10 semaines après la naissance pour les deux premiers enfants. 2 mois et demi. Je défie n’importe qui sur cette planète de tenir un nourrisson de cet âge là entre ses bras et de m’affirmer, les yeux dans les yeux, que cet enfant peut se passer de sa maman toute la journée et qu’elle peut retourner travailler l’esprit tranquille. (Et allaitement ou biberon, là n’est pas la question !) Surtout que, ironie ou cynisme, les structures d’accueil collectif n’acceptent pas les enfants avant 3 mois révolus. Alors… on fait comment ? Clairement, si j’avais pu reprendre le travail plus tard, le sevrage de ma fille aurait été beaucoup moins stressant. Vers 6 mois par exemple, une autre option que le biberon aurait pu être envisagée, et la diversification nous aurait offert d’autres perspectives.

Deuxième petit point : si vous croisez sur internet ou dans votre entourage une maman qui se retrouve dans la même situation que moi il y a quelques mois, avec un bébé qui refuse de lâcher le sein pour se mettre au biberon… Pitié… Ne lui faites pas le vieux coup du « blocage qui vient de la mère« . Laissez la psychologie de cuisine… à la cuisine.
Ne rajoutez pas une angoisse supplémentaire à une maman qui s’en veut déjà bien trop de cette situation. C’est trop facile de dire « Ah mais, en fait c’est de ta faute si ton bébé refuse le biberon, c’est parce que tu ne veux pas le lâcher. » J’ai trop souvent vu sur les sites internet, les blogs ou les forums cet argument un peu bateau qui culpabilise à bon compte les mamans, et dédouane de vraiment chercher une solution au problème, ou d’offrir tout simplement une oreille attentive.
Attention, je ne dis pas qu’il ne peut pas y avoir de blocage inconscient à un sevrage. D’où l’importance de se poser vraiment la question concernant le bien fondé de ce qui nous pousse à arrêter d’allaiter. Il faut être sûre de son choix ( nos sein, notre choix je rappelle, hein. Pas celui de tante Gudule ou du pédiatre). Il faut aussi également savoir que travailler et allaiter est possible dans certains cas (et là je vous renvoie une fois de plus sur Lactissima si vous voulez vous lancer dans l’aventure! 😀 ) Le sevrage n’est pas forcément une obligation.
Alors bon sang de bonsoir, arrêtez de charger la mule ne collez pas une responsabilité supplémentaire sur la maman. Un sevrage ça se vit à deux, car cela impacte deux personnes. Avec chacune sa volonté propre. La réticence au sevrage peut aussi très bien venir de l’enfant.

Comme promis, voici donc la fin de l’histoire :
Aujourd’hui Bébé Gluon est sevrée. Elle boit ses biberons sans difficultés, même si les compotes et les purées qu’elle commence à découvrir la passionnent bien plus. Lorsqu’elle ne veut plus de son biberon, elle sait nous le montrer très clairement et le verdict est sans appel: impossible de la forcer à manger.

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Le début de l’autonomie

Avec du recul, je me rends bien compte que je me suis stressée « pour rien » et que tout ne dépendait pas que de moi. Si je devais revivre cette situation avec mon expérience actuelle, je n’essayerai même pas de présenter de biberons à ma fille avant la reprise (sauf pour pouvoir me soulager à l’occasion) Je n’achèterai pas 36 biberons et accessoires. Je ne testerai pas 150 positions différentes. Et surtout, je ne me gâcherai pas les dernières semaines de mon congé maternité à me focaliser là dessus. Mon bébé n’était pas prête à ce changement, et elle s’est adapté étonnamment vite lorsqu’elle a été en conditions « réelles ». Cependant, c’est le genre de constat qu’il est facile d’établir après-coup, qui demande un lâcher-prise que je n’ai acquis justement qu’en vivant tout cela.
Je sais aussi que j’aurai bien du mal à rassurer une maman qui serait dans la même situation que moi. Car tout ce que je pourrai lui dire lui semblerait dérisoire comparé à cette peur primaire, viscérale, de ne pas réussir à nourrir son tout-petit.
Alors j’aimerais juste dire aux mamans noctambules et stressées qui passeraient par ici : vous êtes des mamans formidables. Vous avez donné le meilleur de vous-même en allaitant votre enfant. Vous souhaitez (ou vous devez) passer à autre chose, et c’est la vie. Mais vos bébés ont le droit de préférer votre sein tout doux et votre lait aux tétines en plastique et au lait en poudre.
Votre devoir en tant que mamans, en tant que parents, c’est de proposer à manger, sein ou biberon, pas de forcer son bébé à avaler sa ration. La logique reste finalement la même que pour un allaitement à la demande : faire confiance à son enfant pour se nourrir. Lui laisser le temps et l’espace pour ne pas être d’accord.
Certains enfants sauteront l’étape du biberon, il y a d’autres alternatives valables. D’autres comprendront petit à petit qu’à la crèche ou chez la nounou, maman n’est pas là, et qu’il faut donc se nourrir autrement.
Et même si c’est très difficile, essayez de vous imaginer dans quelques jours, quelques semaines, quelques mois: d’une manière ou d’une autre, votre enfant arrêtera de boire au sein. Alors, vous vous retrouverez face à d’autres défis, à d’autres problèmes, d’autres questionnements. Et ce que vous vivez aujourd’hui comme une montagne infranchissable vous semblera bientôt anecdotique. Les bébés ne meurent pas de faim. Ils finissent tous par se nourrir… autrement.

En attendant, du courage ! (Et des bisous !)

Et chez vous, y a t-il eu une transition sein-biberon? Comment cela s’est-il passé? Racontez moi! (À chaque commentaire, une maman insomniaque retrouve le sommeil!!!)

 

Faire accepter le biberon à mon bébé - Mission impossible - Maman BCBG blog

627 réflexions au sujet de « Faire accepter le biberon à mon bébé: Mission impossible! »

  1. Salut salut! Pour être en plein dedans, ce super témoignage donne un peu d’air et me permet de sortir la tête du guidon pour dédramatiser la situation. Cela dit, si cela a fonctionné en quelques jours pour votre fille c’est merveilleux. Mon fils, lui, a perdu près d’un kilo en une semaine donc un enfant peut effectivement littéralement se laisser mourir de faim pour manifester son désaccord. Que fait-on alors de notre responsabilité de parent à lui présenter de la nourriture uniquement?! Je ne peux pas me cacher indéfiniment derrière cette « excuse ». Chaque enfant est différent et mon cas est particulier et heureusement plutôt rare mais lâcher prise n’aidera pas mon bébé à reprendre du poids…

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    1. Merci pour votre commentaire.
      Je suis désolée de lire ceci concernant votre fils, en effet parfois lâcher prise ne suffit pas. J’espère que la situation s’est améliorée… dans ce genre de cas, avec une grosse perte de poids, consulter semble être une bonne option.

      j’espère que cela s’est amélioré…

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      1. Nous avons effectivement consulté. Il y a du mieux et du moins bien. Mon petit chat a repris le poids perdu mais ne grossit plus. C’est deux pas en avant avec des jours où il prend plusieurs biberons et trois pas en arrière quand il recommence à refuser de boire et prend que quelques millilitres. Nous sommes obligés d’accelerer la diversification pour compenser. En tout cas je suis moins stressée de lire que c’est plutôt courant en fait et que chacun trouve des solutions pour s’adapter! Grâce à vous je pense souvent à ce moment où moi aussi je préparerai un biberon par habitude sans réaliser le parcours du combattant que nous aurons traversé et cela me donne du baume au cœur!

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    2. Celine
      Ma fille est pareille que la tienne elle a 9 mois et ne prend pas le bib. Suis sa tetine… epuisee et deha au travail depuis 2 mois.. et on a essaye le couvercle du bib et elle le prend!! Comme 1 verre . Elle prend ca a la creche. Et qd elle ne veut pas a la maison c est a la pipette du doliprane!
      Essaie tu me diras.
      J espere ca marchera

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  2. Bonjour
    Ma fille ne prend pas de biberon à la crèche et ca depuis qu’elle y ait (15 jours) et n’y dors pas non plus…comme ton bebe elle dort sur le sein
    peux tu svp me communiquer les coordonnées de ton coach parental?
    1 maman désespérée
    merci d’avance

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      1. Merci pour votre retour!!!
        Je suisvde tt coeur avec les autres mamans qui comme moi se demabdent pourquoi l ai je allaité aussi longtemps….? C est triste d en arriver a penser ca 😑😑😑

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  3. Merci infiniment pour cet article ! Mon bébé de 3 mois refuse le biberon et je recommence le travail la semaine prochaine mais ton article me redonne confiance et je compte bien profiter de ces derniers jours avec elle. Par contre, comment as tu gérer ta lactation les 1ers jours pour eviter les engorgements ? As tu tiré ton lait au travail ? As tu allaité exclusivement tout de même les week end ou continuait elle à prendre le biberon avec le papa ? As tu ecris un article qui nous explique comment ton bébé a finis par s’endormir seul sans téter ? Merci

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    1. Bonjour, merci pour votre commentaire !

      Je n’ai pas écrit cet article sur le sommeil malheureusement, ma fille ayant toujours été un peu compliquée, je en me sens pas légitime à donner des conseils… 😦

      Pour l’allaitement mixte, j’avais trouvé plein de conseils sur Lactissima (lien dans mon article) pour m’aider. En gros j’allaitais le matin et le soir et je tirais mon lait une à deux fois par jour (avec petite cure de fenugrec pour stimuler la lactation !)

      Et quand c’était trop engorgé… petit passage aux toilettes pour un peu de désengorgage manuel. Mais le corps s’adapte très vite !

      Bon courage en tout cas !

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  4. Merci pour ce bel article. J’ai vécu un peu la même chose il y a déjà 7 ans !!! avec ma fille aînée. Née mi-septembre, allaitement exclusif jusqu’à mi décembre. La reprise du travail se profilant pour début janvier, après 2 mois et demi de congés maternité et quelques congés posés à Noël… j’essaie de la sevrer en partie, uniquement les bib de la journée, pour garder la tétée du matin et du soir (je pensais que l’allaitement mixte serait aisé…). Mais bébé refusait catégoriquement de prendre le biberon, quel que soit le contenu et le contenant. Avec le recul, voici les erreurs que je pense avoir commises : essayer de sevrer bébé trop tôt (en fait, pour supprimer la tétée de midi et celle de 4 heures, 3 jours suffisaient, j’ai essayé de m’y prendre 15 jours avant…), avoir écouté les conseils de plein de gens au lieu de me faire confiance et de faire confiance à bébé (le plus important! c’est lui qui décide. comme on dit : on propose, il dispose.), et surtout avoir essayé de la sevrer pendant les vacances de Noël où j’avais toute la famille penchée sur moi à mesurer combien de millilitres de lait elle (n’)avait (pas) bu à chaque tentative infructueuse, au lieu de faire ça au calme, à la maison, juste bébé, papa et moi. Mais quelques semaines plus tard, avec la reprise du boulot, bébé ne s’est pas laissée mourir de faim et a bu les biberons que la nounou lui proposait (de mon lait, tiré la veille au boulot) sans rechigner! Grosse frustration : 2 mois plus tard, au début du 6e mois et de la diversification, alors que cela avait été si dur de la sevrer, bébé a refusé catégoriquement le sein pour passer à autre chose : compotes, yahourts, purée, soupe etc. et l’aventure de l’allaitement mixte et du biberon s’est arrêtée net du soir au lendemain.
    Pour bébé 2, j’ai procédé différemment. J’ai posé tous mes congés payés en plus de mon congé de maternité pour prendre 6 mois de congés, je l’ai diversifié avant de le sevrer la journée, et tout s’est très bien passé au moment du sevrage car il avait compris que le sein n’était pas la seule manière de se nourrir, que ce n’était que matin et soir (et nuit) et que la journée c’était purée compotes etc. Mais comme pour bébé 1, l’allaitement mixte n’a duré que 2 mois supplémentaires, bébé 2 se désintéressant totalement du sein au début de son 8e mois.
    Avec le recul, la douleur d’avoir crue que j’étais une mauvaise mère pour bébé 1 est toujours présente, 7 ans après. Mais je suis également fière de moi pour avoir réussi le sevrage de bébé 2 sans culpabilité. Et malgré toutes les embuches, à refaire, j’allaiterais à nouveau bébé 3 aussi longtemps que bébé le souhaitera, et c’est bien bébé qui décidera de la fin de l’allaitement et non moi.

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    1. Merci beaucoup pour ce témoignage si précieux ! Je comprends la frustration de l’allaitement mixte qui s’arrête alors qu’on avait trouvé un équilibre.

      Bébé 3 aura bien de la chance d’avoir une maman sereine et expérimentée 🙂
      Mais vos deux premiers enfants sont tout aussi chanceux !!

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  5. Bonjour,
    Je suis une de ses mamans insomniaques et stressées!! Merci pour ce témoignage qui raconte exactement ma vie… même schéma avec l’aîné qui avait pris le bib du 1er coup. Il m’arrive de culpabiliser en me disant que je n’aurais jamais dû allaiter! Dans quel engrenage je me suis mise!! Quelle erreur j’ai fais…
    J’ai aussi une collection de tétines dans mes placards. Je songe sérieusement à ouvrir un rayon puériculture chez moi!!
    En ce qui me concerne ma fille refuse le bib à la crèche malgré plusieurs propositions dans la journée. Les Auxiliaires puéricultrices sont très patiente! Mais elle boit seulement 15-20 ml par jour. Comme elle a bien ralenti sa croissance le mois dernier j’ai commencé la diversification (elle vient d’avoir 4 mois)! Ça se passe plutôt bien même si elle mange seulement 4-5 cuillères puis elle se lasse, je me dis que c’est un bon début.
    Pour l’instant, je laisse faire encore 2 semaines puis j’arreterai l’allaitement car aujourd’hui c’est une contrainte pour moi. Je suis OBLIGÉE d’allaiter.
    J’espère vraiment que ça va s’arranger et qu’elle prendra le biberon. Bon courage à toutes dans cette épreuve…

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    1. Merci pour votre témoignage. Courage, accrochez vous… promis, un jour ça passe, mais qu’est ce que c’est difficile sur le coup !
      J’espère que la diversification vous soulagera.
      Et je comprends ce sentiment de contrainte est pesant, quand on est un peu prise en otage par son bébé et contrainte d’allaiter… j’ai personnellement retrouvé le plaisir d’allaiter quand ma fille enfin pris le biberon…

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  6. J’adore ❤️ Merci pour ton article. Ça me fait beaucoup de bien de t’en lire.
    Je suis en plein dedans bébé fille de 7 semaines, refus cathegorique du bib.
    Je désespère de trouver la bonne tétine, la bonne position, le bon moment.
    La culpabilité et le stress commencent à s installer
    Soirée prévue samedi soir… impossible de confier mon doux bébé, si c et pour qu elle hurle.
    Bref, je vais lui faire confiance ou peut être l emmener dans ce resto. Et puis la crèche c est pas tout de suite ….

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  7. Oulalala, voilà j’en suis la: allaitement , reprise du boulot bientôt, trois page google etc….lol
    Un énorme merci!!!! Que je suis soulagée de lire que ce cas est loin d’être isolé et que mon bébé prendra – un moment où un autre – le.biberon 🙂 merci merci je vais aborder ce sujet avec mon loulou beaucoup plus sereinement:-)

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  8. Merci pour cet article deculpabilisant…bébé de 9 mois refuse categoriquement le biberon,je n’arrive pas à le sevrer…les personnels medicaux me disent que des yaourts toute la journée ce n’est pas adapté pour son âge…je ne sais plus quoi faire.comme tu le dis je subis maintenant mon allaitement,ca me tend de le mettre au sein,j’en ai MARRE!et pourtant je culpabilise de ne pas reussir à trouver la bonne approche pour qu’il accepte…mais merci pour tes mots qui sont les bons…!

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    1. Coucou
      Meme combat et yaourt tte la journee! Eh oui je regrette d avoir allaiter bebe aussi longtemps a la fin. C est triste
      Essaie le verre. Ma fille de 8 mois refuse bibi mais accepte le bouchon du bib comme tasse ! Je lui donne du lait artificiel avec cereales comme ca. Et elle refuse les legumes et fruits aussi! Ne veut que yaourt et fromage blanc…

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  9. Bonjour
    Votre témoignage me fait beaucoup de bien. Je suis actuellement dans cette situation avec ma fille de 3 mois. Dure de se dire qu’on va les laisser sans manger. Mais je passe par tout ce que vous avez décris ( la pipette de doliprane, la recherche de tetine latex… bref toute la panoplie !)
    En vous lisant je retrouve un peu de courage.
    Merci

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  10. Quel plaisir de lire votre témoignage! Je vis exactement ça avec ma fille de 3 mois, une reprise dans un mois et une adaptation en crèche mi novembre ! Je désespère à chaque tentative de biberon ratée !!!
    Je vais essayer de relativiser et de me dire que comme bebe Gluon elle n’aura pas le choix que de s’adapter ….
    Que de stress !!!!

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    1. Oui c’est très stressant comme situation 😦
      J’espère que tout se passera au mieux. Il y a de grandes chances qu’après une période de transition, votre fille accepte le biberon une fois qu’elle sera en « situation réelle »
      Je croise les doigts en tout cas, n’hésitez pas à venir nous raconter comment ça s’est passé !!

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  11. Merci pour cet article qui est bien plus rassurant que d’autres sur internet où les bébés ne mangent plus pendant des jours et des jours quand ils sont gardés. Mon bébé (presque 3 mois) est dans le même cas, hier pendant l’adaptation chez la nounou il a fait la grève de la faim pendant 5h alors qu’il boit toutes les 2h30 habituellement. Je m’imagine (m’imaginais) déjà à ce qu’il ne se nourrisse plus de la journée pendant des semaines en se réveillant 5 fois par nuit pour compenser. Mais là, vous envoyez un message d’espoir ! Je plussoie complètement sur la durée du congé maternité… Qu’on arrête de nous dire qu’il faut allaiter 6 mois quand on nous dit également qu’il faut reprendre le boulot au bout de 2 mois et demi !! Déjà qu’il est inévitable en tant que mère de culpabiliser… Allez, deuxième jour d’adaptation aujourd’hui, je vais essayer de rassurer la nounou qui s’inquiète : s’il ne mange pas, il mangera !

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  12. Merci pour votre article au top !! Je vis exactement la même chose …ma grande a 2ans et 3mois et le passage au biberon a été d’une simplicité !!
    Je m’imaginais déjà donné le biberon facilement à ma 2eme qui a seulement 2mois et demi mais j’essaie depuis vendredi et rien à faire elle hurle dès que je lui met dans la bouche !
    Du coup idem stress, culpabilité etc….en plus ça me fait mal au cœur de jeter du lait maternel (déjà chauffé 2fois)
    En tous cas ça fait du bien de vous lire votre message me donne du courage et de l’espoir merci !! J’espère que ça marchera 🤞

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    1. Merci pour votre commentaire ! J’espère aussi que cela s’améliorera pour vous et votre fille… il y a de grande chance qu’en « conditions réelles » elle s’adapte mieux que ce que son refius pourrait laisser espérer. Je l’espère en tout cas !

      Et oui, jeter du lait maternel c’est un vrai crève coeur !!

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  13. Pfffff exactement, je suis en plein dedans !
    Comment c’est la maxime déjà ? Avant on a des principes, après on a des enfants !
    Pour bébé n.3, j’avais tout prévu : allaitement jusqu’à la crèche, sevrage puis reprise du boulot tranquille.
    Mais Mâdame ne veut rien savoir.
    J’ai eu droit au : « mais c’est parce que vous n’etes pas prête madame ! »
    J’ai essayé 3 biberons et autant de tétines différentes.
    J’ai tiré mon lait. J’ai acheté du lait 1er âge bio en poudre.
    J’ai laissé Mâdame avec papa, elle n’a fait que hurler.

    Mais rien rien rien à faire. Elle ne veut pas.
    Et en passant d’ailleurs aussi, l’endormissement est exclusivement au sein de maman… quelle frustration depuis quelques semaines. Au début j’etais préparée et consentente. Maintenant, ça commence à bien faire.

    Alors en attendant qu’elle grandisse, je me suis résignée et pour l’instant, c’est toujours le sein et avec moi tout le temps et partout!

    Bah, il y a bien un moment ou ça va s’arreter!?!
    (Il faut que j’essaye les yaourts et la paille. Bonne idée !)

    Merci pour l’article et le blog. On se sent moins seule!

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    1. Que ça m’énerve cet « argument » de « si elle ne veut pas être sevré c’est de votre faute un peu madame, vous n’êtes pas prête » !!!
      Mais ?!?!? Genre le bébé n’a pas son mot à dire ? C’est peut être lui qui n’est pas prêt hein ?!
      J’espère que cela ira mieux au fil du temps, la diversification vous ouvrira aussi de nouvelles options, et en « conditions réelles » il y a aussi de grande chance que la transition se fasse..

      Bon courage en tout cas et non, vous n’êtes pas seule très loin de la !

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  14. Merci pour cet article .. on est pas seule et ça fait du bien.
    Le mien à 3 mois+2s, il est à la crèche depuis 1 mois et ne prend que 20 ou 30 ml par jour. quelle horreur de le laisser tous les matins. On a essayer le sevrage à 1 mois 1/2 (tétines, température endroit, personne…)
    Votre article est rassurant et me donne de l’espoir. J’ai hâte qu’il puisse compenser avec les petits pots, en esperant qu’il les accepte.
    Merci

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    1. Olalla j’imagine à quel point ce doit être difficile… j’espère qu’en effet les petits pots et laitages vous offriront plus de sérénité… chaque jour qui passe vous rapproche du mieux, mais ce ne doit pas être facile.

      Courage !

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  15. A la seconde même où j’ai fini de vous lire je souffle, je souffle et qu’est ce que ça fait dubien !!!!!! Oh que oui ! en un coup mon stress c’est envolé et je me suis retrouvé avec l’essentiel –> Profiter de mes derniers jours de congé avec mon petit bonhomme !
    Je vous ai ensuite, lu à mon mari et nous avons bien rigolé !
    Maman de 3 enfants, Alicia 5 ans, Amadeo 2 ans et Ancelot né en aout, tout les 3 allaités et une fois la reprise au boulot ( à 4 mois nul nul nul .. ) passage à l’allaitement mixte mais ici le petit bonhomme déteste le plastique ! (il a déjà du bon sens 😉 )
    Enfin tout pour vous dire que ça fais du bien d’être allègée d’un poid… comme quoi on oublie vite ( en tt cas moi, car mon mari n’a pas oublié, c’est ce qu’il me dit 😉 ) car avec les 2 premiers j’ai certainement du passer par là…
    Bravo pour votre blog !

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    1. Je suis très heureuse si cet article vous soulage, même un petit peu 🙂 Profitez bien de vos derniers jours de congé, si précieux… de toute cette histoire, ce que je regrette le plus, c’est ces semaines gâchées par ce bras de fer stérile pour faire accepter le biberon à ma fille.
      Il y a deux semaine, j’ai d’ailleurs rangé ces fameux biberons à la cave… ils ne sont plus d’actualité, ma fille buvant au verre et les délaissant totalement. Et j’ai mesuré le chemin parcouru. On oublie un peu heureusement ces périodes dures et stressantes.

      Bon courage pour la reprise du travail… et n’hésitez pas à venir nous raconter comment ça c’est passé ! 🙂

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  16. Waouh! Quel bien fou je ressens après vous avoir lu! Vous m avez enlevé une partie de la culpabilité et du stress énorme que je ressens à l idée d abandonner ma fille de 5,5 mois à la crèche pour aller bosser grrrr!
    Un grand merci ! votre article est à diffuser en masse !
    Vous êtes un ange
    MERCI MERCI MERCI

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  17. Oh la la la. Que ça fait du bien de lire ça… En plein dedans pour ma poupette de 4 mois bientôt. Moi c’est la nounou qui stresse de la prendre si elle accepte pas de boire !!! Galère. J’essaie de la rassurer mais pas évident. Surtout que ma fille est dû genre à se faire entendre très très fort quand elle est mécontente et à très peu dormir la journée alors bon… Moi j’ai capitulé et je n’essaie plus les bibs. J’espère de tout cœur que ça se passera bien. On attaque l’adaptation mercredi !! En tout cas merci pour ces mots.❤️

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  18. Un grand grand merci pour cet article fabuleux qui m’a fait sourire, m’ à émue, m’a aidé à dédramatiser et m’a ouvert les yeux sur 1 réalité que je n’avais pas conçue : bébé a le choix !
    Ma fille a 4 mois, je ne reprends le travail que fin janvier mais une formation de 4 jours arrive à grands pas la semaine prochaine et dans 10 jours et j’aimerais qu’Anna puisse s’habituer au biberon avant. Notre dizaine de tentatives a été infructueuse. Elle prend quelques millilitres et puis se met à pleurer, se tortiller puis Hurler.
    Votre article va m’aider à continuer les tests mais avec davantage de légèreté !
    Merci encore

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  19. Merci beaucoup pour cet article qui fait du bien!! Bébé Clément (presque 3 mois) commence chez l’adaptation chez la nounou la semaine prochaine et il refuse toujours le biberon, alors que je n’avais eu aucun problème avec sa sœur ! Je vais arrêter pendant quelques jours de lui proposer, on reprendra la semaine prochaine en espèrent que ça se passe mieux!
    Pour ma première j’avais allaité 6 mois en tirant mon lait au travail 2 fois par jour, j’espère pouvoir faire la même chose avec mon Clément ! Mais c’est certain qu’avec un congé maternité plus long ce serait beaucoup plus simple, et pourtant j’ai la chance d’avoir pu poser 1 mois de congés après la fin du congés mat pour profiter plus longtemps !!
    Encore merci pour cet article qui me rassure !!
    Barbara
    Pas il est 13h26 ça marche aussi pour les mamans paniquées en pleine journée !! 😉

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  20. Merci pour cet article! Je suis également une maman insomniaque, pas excessivement stressée du fait que j’ai la chance de rester à la maison pour le moment mais ma petite dernière me donne du fil à retordre tout de même! Maman de trois enfants, j’ai pu constater qu’aucun bébé ne se ressemble. Ma petite dernière a 7 mois demain et nous essayons, moi et mon conjoint, de lui faire accepter le biberon depuis près de deux mois. Elle réclame mon sein trop souvent et ne fait toujours pas ses nuits. Mon sein est son doudou peut-on dire et je souhaite pouvoir cesser cela afin de me reposer moi aussi car je suis physiquement HS. Elle ne dort pas énormément de base donc mes journées autant que mes nuits sont compliquées (siestes relativement courtes). Je pense qu’elle fera de meilleures nuits une fois que j’aurai arrêté l’allaitement car elle peut pleurer des heures et se mettre dans des états pas possibles si je ne cède pas moi spécifiquement. Papa est impuissant…..Je rejoins d’autres mamans qui sont culpabilisées….J’entends beaucoup de choses : « tu es stressée, elle le sent », « peut-être que tu ne veux pas arrêter l’allaitement au fond », « c’est ta petite dernière donc tu as peur qu’elle grandisse trop vite inconsciemment ».Bref, j’ai acheté toute une série de marques de biberon (dont des marques providentielles aussi qui n’ont accomplies aucun miracle chez moi), des biberons à bec verseur et RIEN n’y fait. Elle va prendre 20 ml grand max puis joue avec. Elle ne comprend visiblement pas comment le prendre. Je suis un peu désemparée car c’est ma troisième et j’ai l’impression que je suis en échec avec elle contrairement aux deux plus grands qui n’ont pas été trop difficiles à gérer de ce point de vue là. Notre histoire est assez similaire à l’exception que je suis à la maison et que je ne suis pas entourée de proches, ayant déménagée dans une région différente il y a peu pour le travail de mon conjoint. Je ne sais plus trop quelle solution envisager……

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    1. Celine
      Ma fille est pareille que la tienne elle a 9 mois et ne prend pas le bib. Suis sa tetine… epuisee et deha au travail depuis 2 mois.. et on a essaye le couvercle du bib et elle le prend!! Comme 1 verre . Elle prend ca a la creche. Et qd elle ne veut pas a la maison c est a la pipette du doliprane!
      Essaie tu me diras.
      J espere ca marchera

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  21. Bonjour,

    Quel article, quel témoignage. Je suis également une de ces mamans stressée et désespérée. Mon fils de 4 mois vient de débuter la diversification alimentaire et part la même occasion j’ai décider de débuter le sevrage. Ne travaillant pas pour le moment, je souhaitais diminuer l’allaitement pour d’une part que papa puisse participer et d’autre part pour pouvoir me reposer un peu.
    Si bébé accepte de manger des petits pots, il n’en ai pas autant des biberons. Après avoir bu une seule fois mon lait fraîchement tirer, il n’accepte pas de boire un biberon de lait maternel sortie du frigo. Il n’accepte pas non plus le lait en poudre.
    Pour la première fois, bébé sera garder par mamie et papy samedi soir car nous avons une grosse soirée ou la présence d’enfant n’est pas forcément envisageable. Cela permettrait également à papa et moi de se retrouver. Bébé va donc passer sa première nuit loin de nous, mais comment faire quand il accepte aucun biberon. J’envisage même d’annuler, de laisser papa aller seul à la soirée et de rester à la maison avec bébé.
    Par ailleurs, depuis le début de la diversification, bébé se réveille 3 à 4 fois dans la nuit alors qu’auparavant il se réveillait 1 à 2 fois. Autant dire que je passe de 4 à 5 heures de sommeil par nuit à 2 à 3 heures. Je suis donc fatiguée et comme toutes mamans, je n’ai pas passer une nuit de sommeil entière depuis l’accouchement. Cet état de fatigue joue certainement avec ma patience (de voir bébé pleurer, se tortiller, de dévier la tête à chaque fois qu’on lui propose le biberon), augmente mes doutes et fragilise mon sentiment de bien faire.
    Lire votre expérience me rassure de découvrir que je ne suis pas la seule maman dans cet état d’esprit. Je sais que cet obstacle sera bientôt un lointain souvenir mais pour l’instant il reste long et difficile à envisager. Vous me redonnez de l’espoir.

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  22. Bonsoir maman BCBG !

    Je viens de lire votre article et j’en ai les larmes aux yeux ! Je suis en train de vivre exactement la même situation ma petite à bientôt 2 mois je reprends le travail dans 1 mois et avec mon conjoint on se met une pression monumentale pour les bibs (lait maternel et poudre) qu’elle a bien sûr énormément de mal à prendre ! J’en suis comme vous à l’époque à regretter amèrement l’allaitement maternel … (J’ai d’ailleurs également le même souci pour l’endormissement) Enfin bref non seulement je me suis bien fendu la poire en vous lisant (digne d’un livre de Gilles Legardinier pour les connaisseuses 😉) mais en plus j’ai trouvé énormément de réconfort à savoir que je suis loin d’être la seule à passer par là et m’angoisser (après également maintes et maintes recherches sur le net). Alors merci beaucoup et je vais également essayer de lâcher prise !

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  23. Alléluia, Youpie, Olé olé!!!!
    Merci, merci, merci 🙏🙏🙏 merci de partager ton expérience et d’enfin raconter la fin de l’histoire car effectivement ça fait plusieurs semaines que je cherche des réponses et comme tu l’expliques, on ne nous dit jamais comment ça s’est terminé…
    Je me retrouve à 100% dans ton expérience, les recherches Google, les essais par moi, mon mari, ma mère, ma soeur, en ma présence en mon absence…le fait de culpabiliser, de se sentir privé de liberté, les tests de plusieurs tétines, biberons, positions, cuillères, tasses, seringues 🤪🤪🤪… remettre le fait d’avoir choisi d’allaiter en question (alors que franchement?!? On est quand même d’accord que c’est le top) et ton anecdote sur le poirier devant un arbre à 15h48 m’a fait trop rire tellement je m’y retrouve! Bref, dans 3 semaines je reprends le boulot et ma bébinette d’amour refuse le biberon…je me prenais la tête, (perte de poids, plus d’appétit également) jusqu’à aujourd’hui!!!! Mon mari me disait déjà que c’était son choix à elle d’accepter ou non de s’alimenter au biberon mais rien ne vaut une expérience de maman 😉 maintenant je me dis que quand elle sera à la crèche, elle s’adaptera à son nouveau rythme, que la transition se fera et que oui, un jour elle prendra son biberon 🙂 sans pour autant mourir de faim ou me détester à tout jamais 😝😝😝😝 et surtout, surtout, je vais profiter de ces dernières semaines sereinement! Encore merci d’avoir raconté la fin de ta belle histoire.
    Je découvre ton blog aujourd’hui après des semaines de recherche, c’est incroyable…je ne sais pas si tu l’alimente toujours mais j’ai déjà vu pleins d’articles que je vais m’empresser de lire 🙂 🙂
    Bonne continuation à toi et ta famille

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  24. Me voici aussi entrain de comprendre pourquoi bébé (numéro 3 hein.. donc le sevrage on connaît ) refuse catégoriquement !
    Je tombe sur ce fabuleux article !
    Je pense que je vais faire le lâcher prise
    Mêmes conditions : sein et dodo au sein…. refus de tétines de biberons etc etc
    Je croise les doigts et merci encore pour cette expérience de vie 😉
    L’idee D’un coatch est intéressante si je n’y arrive pas

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